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Jean-Samuel Blanc forme les footballeurs de demain

Il marche sur un terrain de football.

Jean-Samuel Blanc a fait sa place avec les Alouettes en passant par les unités spéciales.

Photo : Dominick Gravel

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Jean-Samuel Blanc a goûté à l'expérience d'entraîneur ces derniers mois pendant que son sport était à l'arrêt dans la Ligue canadienne de football (LCF). Largement sollicité par des associations du Grand Montréal, le joueur de ligne défensive des Alouettes veille au développement de centaines de jeunes.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que Jean-Samuel Blanc a la cote au sein du football civil québécois. Et plus souvent qu'à son tour, c'est par l'affirmative qu'il répond aux nombreuses demandes à son endroit.

« Je m'implique un peu partout, même si c'est la première année que je fais ça [...] Je suis quelqu'un de très, très ouvert. Si l'on m'envoie un message pour me demander de venir coacher, ça va me faire plaisir, si je peux. J'ai fait ça avec les Dragons de Laval, aussi avec les Grizzlies de Boucherville — je connais du monde là-bas — et les Diablos de La Prairie. »

— Une citation de  Jean-Samuel Blanc, joueur de ligne défensive des Alouettes de Montréal

J'aidais les coachs, comme je ne suis pas occupé, et j'aime ça travailler avec les jeunes [...] Parfois, ils pensent qu'on est plus grands que nature, et je leur montre que je suis très, très humain comme eux. On a du bon temps ensemble, explique Blanc.

Sa charge de travail a grandi assez vite dans les différents groupes d'entraîneurs des Dragons. Un dénouement qui l'a quelque peu surpris, d'autant plus que l'association lavalloise s'est tournée vers le football drapeau (flag football) durant la crise de la COVID-19.

Au départ, je croyais que j'étais un coach invité. Mais à la fin, c'est moi qui appelais les jeux en défense, dit-il en riant de bon cœur. Je n'ai jamais joué au flag football, j'ai toujours joué au football [avec] contact. C'est un peu les mêmes concepts, les jeux défensifs, les couvertures de zones, les couvertures homme à homme.

L'athlète professionnel de 30 ans a œuvré de près ou de loin avec l'ensemble des équipes des Dragons, classées dans quatre catégories (atome, moustique, pee-wee, bantam), le forçant à enseigner son sport différemment, des concepts de base aux éléments techniques plus pointus.

« Ils sont super excités, et l'on voit le développement qu'il fait, le gros impact qu'il a sur nos jeunes [...] Il donne un coup de main partout, souvent avec les [joueurs] bantam, mais il va voir si les autres niveaux ont besoin d'aide. On ne lui demande pas, c'est lui-même qui le fait. On est chanceux d'avoir quelqu'un qui s'implique comme ça. »

— Une citation de  Mario Pellegrino, président de l'association des Dragons de Laval

Peu occupé au printemps, Jean-Samuel Blanc s'est donc lancé dans cette voie au cœur d'une pandémie qui avait déjà mis sur pause nombre de sports au Québec. De nature à exprimer sa joie sur le terrain, l'entraîneur recrue a dû redoubler de prudence pour ne pas se laisser prendre au jeu et enfreindre les mesures sanitaires en place.

Quand tu es un coach, tu veux être près de tes joueurs, mais avec la distanciation sociale, il fallait faire attention. Quand les joueurs font un beau jeu, tu es excité, tu veux aller les féliciter, mais tu te retiens un peu. Après un gros jeu, le côté émotionnel et l'excitation embarquent. Parfois, tu te laisses emporter, et tu reviens tout de suite. Il faut faire attention, il y a beaucoup de vies qui sont en jeu, mentionne l'ancien des Carabins de l'Université de Montréal (UdeM).

Il donne des enseignements à des élèves de l'école primaire lors de la tournée Ultimate Football.

Jean-Samuel Blanc s'est rendu dans plusieurs écoles primaires du Québec dans le cadre de la tournée Ultimate Football.

Photo : Alouettes de Montréal / Dominick Gravel

Le détenteur du record de sacs du quart (12,5) dans le circuit universitaire québécois depuis 2012 est également fidèle au rendez-vous lorsque la tournée Ultimate Football bat son plein dans les écoles de la province.

Le programme sans contact mis sur pied en 2018 par les Alouettes se veut une initiation au ballon ovale pour les élèves de 5e et 6e années du primaire, soit lancer, attraper, courir, se démarquer, afin de leur permettre d'expérimenter ce sport avant qu'il ne mette le pied au secondaire.

Palmarès collectif de Jean-Samuel Blanc

  • Bol d'or avec les Kodiaks du Collège Mont-Saint-Louis (2007)
  • Coupe Canada avec l'équipe du Québec (2008)
  • Bol d'or avec les Cheetahs du Collège Vanier (2010)
  • Coupe Vanier avec les Carabins de l'UdeM (2014)

Bon espoir de rester à Montréal

Même si la LCF est sur pause et qu'une saison a été annulée, les contrats ne sont pas restés figés dans le temps. Et comme c'est le cas avec une majorité de coéquipiers, Jean-Samuel Blanc aurait à s'aventurer sur le marché de l'autonomie cet hiver, son pacte de deux ans venant à échéance prochainement.

Membre de l'organisation depuis 2015, après avoir été ignoré lors de l'encan national et mis sous contrat en tant que joueur autonome non repêché, le nouveau trentenaire souhaite ardemment poursuivre dans cette veine. Sans rentrer dans les détails contractuels, Blanc et le DG Danny Maciocia se sont parlé rapidement, assez pour savoir que l'intérêt est mutuel. Les deux côtés souhaitent un retour à Montréal, soutient-il.

Blanc s'est doté d'un rôle important parmi les unités spéciales des Alouettes. Le joueur d'utilité a dominé les siens dans cette sphère du jeu en 2019 avec une récolte de 21 plaqués. Il avait préalablement partagé le sommet avec Branden Dozier en 2017.

Jean-Samuel Blanc sourit durant un entraînement des Alouettes.

Jean-Samuel Blanc

Photo : Dominick Gravel

Le retour dans la métropole québécoise de plusieurs frères d'armes avec lesquels il a décroché un titre de la Coupe Vanier, le seul dans l'histoire de l'Université de Montréal, comble au plus haut point le joueur de ligne défensive et des unités spéciales. Il ne reste plus qu'à les retrouver sur le terrain.

Lorsque tu as une équipe avec des gars qui ont gagné des championnats, veux, veux pas, c'est de l'expérience qui n'a pas été acquise par tout le monde durant leur carrière dans le football. Ça peut seulement aider, affirme-t-il en faisant référence au sacre de 2014 en compagnie de son partenaire de jeu dans les tranchées Junior Luke, du secondeur Frédéric Chagnon et du botteur Félix Ménard-Brière.

Outre Ménard-Brière, les anciens des Carabins devraient tous être entraînés par le coordonnateur défensif Barron Miles, récemment promu dans le groupe d'instructeurs des Moineaux, en remplacement de Bob Slowik. Barron Miles est revenu à Montréal, il sait c'est quoi porter les couleurs des Alouettes, donc je pense qu'il apportera beaucoup d'intensité et de fierté, estime Blanc.

Le sympathique gaillard fait du mieux qu'il le peut pour demeurer dans une forme optimale en vue d'une possible campagne en 2021 qui serait sa sixième dans la LCF. Sauf que le défi est de taille avec la fermeture des centres d'entraînement au Québec, les températures froides qui se mettent peu à peu de la partie et une prise de poids qui le guette, dit-il à la blague.

« Si l'on s'entraînait comme Monsieur et Madame Tout-le-Monde, c'est facile, mais s'entraîner comme un athlète professionnel, ça c'est une autre game. Parfois, le focus s'en va un peu, ça te déprime, tu ne sais pas ce qui se passe. C'est de l'incertitude, il faut rester fort mentalement et garder le focus. »

— Une citation de  Jean-Samuel Blanc, joueur de ligne défensive des Alouettes de Montréal

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