•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La LHJMQ vise un retour en bulles multiples

Un homme en entrevue devant un fond bleu

Gilles Courteau, commissaire de la LHJMQ

Photo : Radio-Canada

Jean-François Chabot

Au lendemain de la suspension de ses activités jusqu’en janvier en raison de la pandémie, la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) planche sur deux scénarios de retour au jeu. L’un d’eux comprend la mise en place de plusieurs bulles.

Dans une visioconférence tenue mardi matin, le commissaire Gilles Courteau a d’abord évoqué une relance de la saison dans des conditions normales où, en accord avec la santé publique des quatre provinces où sont situées ses 18 équipes, celles-ci pourraient disputer des matchs tout en voyageant d’une ville à l’autre.

Il apparaît clair à ce moment-ci que ce projet est peu probable étant donné l’état sanitaire tant au Québec que dans les Maritimes.

C’est pourquoi des échanges ont déjà cours entre la LHJMQ et les autorités de la santé publique du Québec, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard pour l’établissement d’un plan B.

S’il reçoit l’aval espéré, il prendrait son envol du 22 au 24 janvier avec le regroupement de trois équipes dans six bulles distinctes, où chacune des équipes disputerait deux matchs en l’espace de trois jours.

Par la suite, si tout fonctionne bien, d’autres bulles seraient formées pour la tenue de six rencontres additionnelles pour chacune des équipes entre le 30 janvier et le 7 février. Le Québec accueillerait trois bulles de quatre équipes, tandis que les Maritimes mettraient sur pied un seul groupe de six équipes.

Tout cela serait tributaire d’un accord préalable de la santé publique de toutes les provinces selon le protocole sanitaire déposé par la LHJMQ.

Gilles Courteau se félicite de ce qui a été fait en plein coeur de la pandémie.

Je suis content qu’on ait été en mesure de jouer 111 matchs considérant ce qui nous est arrivé dès le début de la saison avec les résultats positifs (éclosions) qu’on a connus avec l’Armada (Blainville-Boisbriand) et le Phoenix de Sherbrooke.

Gilles Courteau, commissaire de la LHJMQ

L’expérience d’environnement protégé à Québec est ce qui nous a incités à nous préparer, a-t-il poursuivi. Mon souhait, c’est qu’au retour des Fêtes, on puisse permettre à nos équipes de voyager et de jouer des matchs sur une base régulière. Si ce n’est pas le cas, on va être prêts et on va soumettre à la santé publique le plan (de villes-bulles) qu’on vous a communiqué ce matin.

Optimisme à tout vent

Tout en disant avoir bon espoir d’obtenir une réponse positive de la santé publique en raison de l’expérience de la récente bulle au Centre Vidéotron, à Québec, Gilles Courteau a précisé que les villes hôtesses n’avaient pas encore été choisies.

Les équipes intéressées devront se manifester au cours des prochains jours et devront être en mesure de respecter le cahier de charges qui leur a été envoyé par la ligue.

Il exige notamment que les amphithéâtres aient un minimum de six vestiaires afin d’accommoder chacune des trois équipes visiteuses dans la bulle, en plus de l’équipe locale. De plus, l’aréna devra demeurer à l’usage exclusif de la LHJMQ pour tous les matchs dans la bulle.

La ligue espère ainsi que chacune des équipes pourra prendre part à au moins 30 matchs afin d’établir un classement final pour la saison en cours.

Étant donné que toutes n’auront pas joué le même nombre de matchs, un comité doit déterminer combien d’équipes accéderont aux éliminatoires, ainsi que le barème qui servira à les départager.

Qu’adviendra-t-il si la santé publique des quatre provinces ne fournit pas son accord ni pour le calendrier ni pour les villes-bulles?

Si on arrive à une situation où on n’a pas l’accord de la santé publique des quatre provinces, à ce moment-là, on s’assoira et on regardera quelles seront les options devant nous. On a déjà eu des conversations au préalable – probablement pas sur les environnements protégés –, mais on a eu des conversations avec les provinces parce qu’on a eu à faire certains ajustements au niveau du calendrier. On a eu à parler avec la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick, entre autres. Ils sont bien au fait de notre intention de continuer à jouer, a indiqué Courteau.

Il a déjà été décrété que les joueurs devront se rapporter à leur équipe respective au plus tard le 3 janvier afin de respecter la quarantaine que pourraient exiger les autorités de santé publique avant la reprise des activités prévue entre les 17 et 20 janvier.

Il n'est pas dit si les joueurs prendront part à des camps durant cette possible période d'isolement obligatoire.

Enfin, questionné sur l'éventualité d'une deuxième annulation du tournoi de la Coupe Memorial, Gilles Courteau préfère là aussi préserver sa vision optimiste en misant sur la reprise prévue des activités dans les ligues de l'Ontario (OHL) et de l'Ouest (WHL).

Ça serait quelque chose d’extrêmement néfaste et malheureux si nos partenaires de l’Ouest et de l’Ontario n'étaient pas en mesure de reprendre leurs activités, en janvier pour la Ligue de l’Ouest et en février pour l’Ontario [ce qui est prévu en ce moment, NDLR]. Mais avec les conversations que j’ai de façon très régulière avec mes collègues, leur objectif est de tout mettre en œuvre pour qu’ils puissent reprendre les activités.

Il y a beaucoup d’informations qu’on leur partage à la suite de nos expériences vécues depuis le mois d’août qu’ils vont certainement utiliser à bon escient pour reprendre leurs activités, a-t-il conclu.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !