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Avec son centre de karting, Alexandre Tagliani retourne aux sources

Le pilote automobile accorde une entrevue.

Alexandre Tagliani

Photo : Radio-Canada / Gregory Wilson

Alexandre Tagliani rêve depuis plus de 20 ans d’ouvrir son centre de karting. Un projet qu’il n’a jamais caché. Il en parlait à qui voulait bien l’entendre, si bien que les pièces du casse-tête se sont emboîtées, comme il aime bien le dire, et que le centre verra le jour au printemps prochain.

Au-delà des intérêts financiers, on sent chez le pilote automobile une passion toujours brûlante pour son sport et, aussi, un désir d’allumer cette flamme chez une nouvelle génération.

Centre TAG E-karting & Amusement

Vous avez peut-être déjà entendu parler de ce centre. Un investissement de 18 millions de dollars à Sainte-Thérèse, non loin de l’autoroute 15. Trois pistes de karting réparties sur trois niveaux, des karts électriques à la fine pointe de la technologie, présentés pour la première fois en Amérique du Nord. Ajoutez à cela des trampolines, un jeu de tag au laser et des allées de quilles et vous avez la recette parfaite pour occuper les familles ou les amateurs de sensations fortes.

Un gros bâtiment rectangulaire avec de grandes vitres

Le centre de karting

Photo : Tag E-Karting & Amusements

Pour Alexandre Tagliani, ce centre ne servira pas qu'à occuper les journées pédagogiques des enfants de la Rive-Nord. Il veut offrir une véritable possibilité aux pilotes de karting de poursuivre leur saison à l’intérieur au cours des longs mois d’hiver.

Quand on est un jeune pilote, le pire moment de l'année, c'est en ce moment, dit-il. On voit le kart entrer dans le garage, et l’on sait que l’on n’en fera pas avant avril ou mai. Ça nous démange de le regarder dans le garage, de le frotter. Ça me trottait dans la tête d'avoir du karting intérieur, ça date depuis longtemps.

De fil en aiguille, il a rencontré les bonnes personnes et le projet prend a pris forme.

L’écurie Tag Motorsport

Les projets se bousculent et se complètent pour le pilote automobile et homme d’affaires québécois. Au printemps dernier, il a lancé sa propre écurie de karting, Tag Motorsport. Un projet réfléchi, mais qui devait voir le jour beaucoup plus tard, une fois que le centre serait terminé.

J'ai acheté un kart moi-même, je me suis assis dedans et j'ai pratiqué cet été, explique le pilote. J'avais le temps parce que j'avais moins de courses à cause de la COVID. Et là, pow, la piqûre est repartie. Je ne savais pas que j'allais avoir une équipe de course. On a commencé à mettre des karts en piste, on a investi en marketing. Et, tout d'un coup, on a une équipe de course avec une remorque de 53 pieds!

Les pilotes de l’équipe Tag Motorsports ont participé à quatre courses cette saison écourtée à cause de la pandémie. Tagliani n’est pas qu’un nom sur l’affiche, il s’implique réellement auprès de ses protégés. Il compte aussi être présent dans la gestion du centre d’amusement.

Je suis là pour leur donner un coup de main, pour les coacher, pour leur donner un certain mentorat et pour les accompagner dans leurs rêves, affirme le pilote. On ne leur donne aucune garantie qu'ils vont se rendre en F1 ou en NASCAR, mais on peut leur donner les outils nécessaires pour que, quand il sera le temps de franchir les barrières du niveau professionnel, ils vont avoir de l’expérience.

Il sourit et tient le drapeau à damier d'une main sur le toit de son véhicule.

Alexandre Tagliani lors du Grand Prix de Trois-Rivières

Photo : Radio-Canada

Ce n’est pas un secret, le sport automobile coûte cher. Très cher. Alexandre Tagliani a lui-même appris très vite à solliciter les commanditaires. Malgré tout, il n'hésite pas à vanter la discipline et la maturité que le sport inculque aux pilotes.

Peu importe si le jeune va s'en aller dans les plus hautes sphères de la course automobile, s’il va avoir le financement, trouver de la commandite et ainsi de suite, je trouve que c'est un sport qui aide quand même au développement, à l'éducation d'un jeune, affirme le pilote. Ils mûrissent plus vite. Ils dealent tout le temps avec des adultes. Je trouve que c'est un beau sport, même si on sait que la relève dépend de l'argent au bout du compte.

Quand les parents, un père ou une mère, m'appellent sur mon cellulaire pour me dire que depuis que le jeune fait partie de l'équipe, il écoute plus à l'école, il est plus respectueux à la maison ou est plus conscient que la famille fait des efforts pour le karting, pour moi, la course amène quelque chose d'unique aux jeunes.

Alexandre Tagliani

S’impliquer en karting, c’est aussi un retour aux sources, puisqu'il y a commencé sa carrière à l’âge de 10 ans, pour poursuivre en formule Atlantique, en Champ Car, en IndyCar et maintenant en NASCAR. Il a aussi été intronisé au Temple de la renommée du sport motorisé canadien en 2015.

C'est à la base, aux racines, affirme-t-il. Moi, j'ai connu la business. J’ai été dans le monde professionnel. De revenir aux racines du sport, c'est rafraîchissant. Je ne savais pas que ça allait m'arriver.

Toujours un pied sur l’accélérateur

L’homme d’affaires n’est jamais bien loin du pilote de course. Sa passion pour le bitume et la vitesse influe sur ses investissements, et il ne peut s’imaginer loin de ce milieu.

J'y ai pensé beaucoup, beaucoup, beaucoup. Et honnêtement, je ne sais pas pourquoi, c'est ancré en moi, constate-t-il. C'est sûr qu'en pensant de me retirer et de ne plus avoir aucun contact avec le sport, j’ai réalisé que ça m'aurait rendu malheureux.

De pouvoir être impliqué, de passer des week-ends avec l'équipe de karting, de sentir que j'aide les jeunes, que je leur passe mon expérience, ça me tient mentalement éveillé, heureux.

Alexandre Tagliani
Des hommes discutent près d'une voiture de course.

La voiture d'Alexandre Tagliani lors de la dernière saison de la série Pinty's, en NASCAR

Photo : Radio-Canada

Il est toujours un pilote actif au sein de la série canadienne Pinty’s, en NASCAR, dont la saison 2020 a été chamboulée à cause de la COVID-19. L’arrivée prochaine d’un vaccin donne espoir aux organisateurs et aux pilotes que celle de 2021 aura lieu.

Si ce n’est pas le cas, Alexandre Tagliani va bien trouver à s’occuper.

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