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Il enseigne à l’université en attendant de pouvoir jouer pour les Alouettes

David Ménard célèbre un sac du quart.

David Ménard a paraphé un contrat avec les Alouettes de Montréal en février 2020.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Tantôt chargé de cours à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), tantôt surveillant au Collège Notre-Dame à Montréal, David Ménard a troqué les vestiaires de football pour les établissements d’enseignement dans l’attente d'enfin revêtir l'uniforme des Alouettes de Montréal.

Sa carrière sportive actuellement mise en veilleuse par la COVID-19, le joueur de ligne défensive meuble ses nouveaux et nombreux temps libres auprès d'étudiants, notamment dans l'enseignement. Une avenue dans laquelle le diplômé de l'Université de Montréal (UdeM) en kinésiologie ne pensait pas s'aventurer.

L'athlète de 30 ans faisait le trajet vers Chicoutimi sur une base hebdomadaire cet automne afin de donner le cours Football, une initiation au ballon ovale, aux personnes inscrites au baccalauréat en enseignement de l'éducation physique et à la santé.

J’ai vraiment, vraiment adoré. Ça m’a démontré que c’est peut-être quelque chose sur laquelle je vais devoir me pencher un petit peu plus pour mon après-carrière parce que j’ai vraiment trouvé ça intéressant. C’était vraiment un bel adon que ce soit un cours de football, qui est évidemment ma passion. De l’enseigner comme ça, de me casser un peu la tête à essayer de le verbaliser de la façon la plus simple possible, [...] j’ai vraiment trouvé ça intéressant. C’était le fun, et j’espère avoir l’occasion de le refaire dans le futur.

David Ménard, ailier défensif des Alouettes de Montréal.

Lorsqu'il ne transmettait pas ses connaissances footballistiques aux étudiants de l'UQAC, Ménard assurait une certaine forme de discipline aux élèves du Collège Notre-Dame à titre de surveillant. Et il continuera de travailler dans l'institution privée de l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce après le temps des Fêtes, avec l'espoir que les activités parascolaires reprennent tranquillement en 2021.

Comme il y a du football au Collège Notre-Dame, c’est sûr que j’ai envie de m’impliquer, de partager mon savoir et d’essayer d’aider ces jeunes parce que c’est difficile pour eux autres, dit Ménard après quelques mois à proximité d'eux.

Il y a plusieurs athlètes là-dedans qui sont à l’école principalement à cause du football. Donc, en ce moment, ce n’est pas toujours facile pour eux de maintenir le focus et d’être bons sur les bancs d’école sans avoir leur petit bonbon qu'est le football.

Ce n'est pas d'hier que Ménard s'implique auprès des jeunes de la province, en particulier ceux de sa région natale, le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Sa première expérience en la matière, qu'il garde bien fraîche en sa mémoire, lui a fait réaliser que ses propos ont une grande portée. Accompagné d'un groupe d'étudiants, l'ancien des Carabins s'était rendu en Haute-Matawinie pendant son passage à l'UdeM, qui remonte à la période 2010-2013.

On avait fait un petit speech dans une école isolée avec des élèves en difficulté. D’entendre le message des jeunes, qui racontaient [...] avoir de telles intentions avant la présentation, mais qu’après coup ils voulaient se surpasser dans leurs études. Je me suis dit que c’est vrai qu’on a un message important à dire et qu’il y a des jeunes qui sont prêts à l’entendre, explique le joueur de ligne défensive.

Une rupture amère

Le Québécois est rentré au bercail avec six saisons professionnelles dans ses bagages qu'il ramène de la Colombie-Britannique. Avant de migrer vers l'Ouest canadien en 2014, Ménard s'est développé au CEPSUM, sous la tutelle de Danny Maciocia, qu'il a retrouvé avec les Alouettes.

L'idée de regagner la métropole québécoise s'est mise à mijoter davantage dans sa tête au printemps 2019 lorsque les Lions l'ont libéré trois semaines avant le camp d'entraînement. Les deux parties s'étaient finalement associées de nouveau à mi-chemin du calendrier.

David Ménard quitte le vestiaire des Lions de la Colombie-Britannique.

David Ménard

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Je m’étais un peu imaginé à Montréal, j’avais développé ce sentiment en dedans de moi. Je m’étais dit que j’aimerais vraiment finir ma carrière à Montréal, jouer devant mes proches, devant le Québec, plus souvent qu’une seule fois par année, soutient Ménard.

D'autant que la conclusion de son séjour avec les Lions ne s'est pas déroulée sans heurts.

Ç’a été difficile, je ne cacherai pas que j’étais très amer lors des deux dernières saisons en Colombie-Britannique. J’avais beaucoup, beaucoup d’amertume parce que je jouais bien à mes quatre premières saisons, Wally [Buono] n’avait que de bons mots à dire sur moi, j’avais vraiment du plaisir là-bas. Quand ils ont fait des changements pour un nouveau DG, pour certains coachs, j’ai mangé le banc pour X raison que je ne connais pas. Je n’étais pas moins bon.

David Ménard, ailier défensif des Alouettes de Montréal.

Quand j’ai signé avec les Alouettes, j’étais tellement excité à l’idée de venir à Montréal, mais quelques secondes après, j’avais l’impression de vivre une petite rupture. Une relation que tu sais qu’il faut qu’elle se termine, mais ça te fait de quoi pareil, conclut Ménard.

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