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Mary-Sophie Harvey retrouve un semblant de normalité en piscine

Elle plonge dans une piscine.

Mary-Sophie Harvey lorgne les Jeux de Tokyo.

Photo : Associated Press / Rick Rycroft

La saison de l'International Swimming League (ISL) a connu son dénouement à Budapest, terre d'accueil pendant six semaines de nageurs émérites et olympiques. L'événement coordonné dans une bulle sanitaire, auquel a participé Mary-Sophie Harvey, a insufflé de l'optimisme et apporté du réconfort aux athlètes.

Privée de compétitions depuis l'hiver 2020, Harvey trépignait d'impatience à l'idée de renouer avec le club parisien Energy Standard et la crème de son sport dans la deuxième campagne de l'ISL. Le tout jeune circuit professionnel a ainsi offert l'occasion à l'élite mondiale de reprendre le collier, un moment fort attendu par tout un chacun.

La manche initiale disputée à la mi-octobre était le premier événement de natation internationale organisé durant la crise du coronavirus. Un environnement qui manquait cruellement à la nageuse canadienne, assez satisfaite de sa croissance en Hongrie.

Cela a vraiment fait du bien pour les nageurs de pouvoir compétitionner, sachant que ça faisait sept, huit mois qu'on n'avait plus eu une compétition, a répété plus d'une fois Harvey lorsqu'elle a été jointe par Radio-Canada Sports.

Nombre d'entre eux ont eu de la difficulté à puiser dans leur motivation pendant cette période sombre, amenant sa part d'interrogations. L'instructeur de longue date Claude St-Jean l'a constaté avec sa protégée.

Elle déprimait ces derniers mois, c'était très difficile. Mary adore les compétitions, et aussi les voyages. Dans son train de vie des années antérieures, avant qu'elle se joigne à CAMO, elle faisait beaucoup de compétitions un peu partout dans le monde. Ça la motivait à s'entraîner. Ce qu'on a vécu des mois d'avril à septembre a été très difficile pour elle, a noté l'entraîneur-chef du groupe senior du club de natation CAMO.

Plan large d'une piscine dans une compétition

Mary-Sophie Harvey et son entraîneur Claude St-Jean discutaient sur une base hebdomadaire lorsqu'elle se trouvait à Budapest.

Photo : Radio-Canada

Tenante du titre collectif de l'International Swimming League jusqu'à dimanche, l'équipe Energy Standard, dont fait partie Mary-Sophie Harvey, a perdu son trône en se classant 2e de la finale regroupant 4 des 10 formations inscrites au sein du circuit de natation nouveau genre.

Le club français a profité le week-end dernier de l'apport de la Québécoise, abonnée au top 3 dans ses quatre courses individuelles. D'ailleurs, l'athlète de 21 ans a abattu deux records provinciaux samedi, des marques qui lui appartenaient depuis peu.

Les chronos réalisés par Harvey l'ont rassurée après des mois d'entraînement avec les rares moyens à sa disposition. Un contexte unique plus ou moins optimal pour croître dans son sport jusqu'à l'atteinte de l'objectif olympique.

Le départ a été lent lors des deux premières compétitions. Après ça, elle a eu un bloc d'entraînement de deux semaines, puis on a commencé à voir la différence. Même si la compétition était en petit bassin, ils avaient l'occasion de nager en bassin de 50 m, chose qu'on n'avait pas faite [au Québec] depuis avril à cause des conditions. Je pense que cela l'a beaucoup aidée. Et aussi, le fait de s'entraîner avec d'autres athlètes [...] pour retrouver une atmosphère familière qu'elle connaît, a expliqué Claude St-Jean.

J'aime le fait de pouvoir représenter une équipe, je pense que ça enlève un peu de stress et que ça rend cela plus agréable. Les coéquipiers que tu te fais au fil des compétitions, tu les recroises aux Championnats du monde, ça rend l'expérience encore mieux.

Mary-Sophie Harvey, nageuse canadienne du club Energy Standard

Un tremplin vers les essais olympiques

Comme bien d'autres circuits sportifs d'envergure, l'ISL a été contrainte de modifier sa formule cette année pour tenir ses diverses manches et s'ajuster aux contrecoups de la pandémie de COVID-19.

Les déplacements ont donc été réduits, forçant les nageurs et le personnel des équipes à s'engager dans une bulle pour une quarantaine de jours. Harvey a abordé cette situation comme un long camp de préparation.

Un mois et demi consacré strictement à perfectionner ses styles de nage en vue des essais olympiques, qui battront leur plein en avril 2021, trois mois avant les Jeux d'été de Tokyo. Un contexte idéal pour la Trifluvienne.

J'adore l'aspect compétitif, ça m'aide beaucoup à me donner de la confiance, j'aime vraiment l'expérience, a indiqué la championne nationale en titre du 200 m papillon.

On a discuté quand c'était le temps d'accepter d'aller là-bas, et moi tout de suite je lui ai dit "vas-y" parce qu'on ne savait pas comment la situation allait évoluer au Québec. Si l'on nous avait arrêtés pendant deux mois, elle était aussi bien là-bas pour s'entraîner [...] Pour elle, c'est un avantage d'y être allée, de s'être entraînée, d'avoir compétitionné.

Claude St-Jean, entraîneur-chef du groupe senior du club CAMO

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