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Un triathlon pas comme les autres à Daytona pour Amélie Kretz

Elle est sur son vélo.

Amélie Kretz

Photo : La Presse canadienne / Jeff Pachoud

La triathlonienne Amélie Kretz commençait à trouver le temps vraiment long au mois d’octobre. L’entraînement au froid n’est pas optimal pour le moral, encore moins quand on n’a pas pu prendre part à aucune compétition internationale depuis le début de la pandémie en mars dernier.

Une invitation de la Professional Triathlon Organisation l’a ragaillardie. Le 6 décembre prochain, Kretz participera au Challenge Daytona sur la mythique piste de course automobile et dans un lac au milieu du circuit.

Gros circuit, grosse course, grosses bourses.

Les 120 athlètes d’élite invités, 60 hommes et 60 femmes, sont assurés de ne pas repartir les mains vides. En tout, 1,15 million de dollars américains seront versés, dont 100 000 $ aux gagnants. De la 20e à la 60e position, les participants recevront 2500 $.

Ce sera la plus grosse course de l’année pour les athlètes de longue distance et ils ont invité des athlètes de distance olympique, comme moi, pour mettre un peu de piquant, explique Kretz. Même si ce n’est pas mon épreuve habituelle, c’était important de saisir l’occasion de participer à une compétition. Faire une année complète d’entraînement sans objectif, je commençais à trouver ça difficile. C’est vraiment motivant d’avoir enfin une course au calendrier.

Il s’agira officiellement d’une distance intermédiaire entre un triathlon olympique, qui comprend 1,5 km de nage, 40 km de vélo et 10 km de course, et un demi-Ironman et ses 1,9 km de natation, 90 km de vélo et de 21,1 km de course à pied.

Dans les faits, les distances seront plus proches de celles du demi-Ironman, parce que les concurrents devront franchir 2 km à la nage, 80 km à vélo et 18 km à la course.

Kretz sort de l'eau pendant son triathlon.

Amelie Kretz, au centre

Photo : The Canadian Press / JASON FRANSON

Normalement, ça prend quelques mois ou même quelques années pour préparer une longue course comme ça, mais le volume d’entraînement que j’ai fait cette année me donne une très bonne base, ajoute Kretz. Ce sera la première compétition que je fais avec un vélo de contre-la-montre, alors je n’ai pas de repères et je ne m’attends à rien. J’ai hâte de voir ce que je pourrai faire sur ces distances. Mais physiologiquement, plus c’est long, mieux c’est pour moi.

La compétition de Daytona ne bouleverse pas son plan d’entraînement pour la prochaine saison, puisqu’il était déjà prévu qu’elle travaille en endurance.

J’ai conclu mon année sportive au début du mois d’octobre dans la meilleure forme de ma carrière dans les trois sports, ajoute Kretz. C’est excitant pour la suite et j’ai hâte de pouvoir dépenser ce que j’ai mis en banque lors d’une compétition et de montrer mes gains acquis pendant la pandémie.

Un ressourcement dans le désert

Tant qu’à se rendre aux États-Unis pour une compétition et de devoir s’isoler en quarantaine à son retour au pays, Amélie Kretz a fait d’une pierre deux coups.

Elle s’est installée pour quelques semaines à Tucson, en Arizona, où elle restera probablement jusqu’aux Fêtes. Avec sa compatriote Joanna Brown et l’Américaine Chelsea Burns, elle a loué une maison et profite du temps sec pour accumuler les heures d’entraînement.

L’athlète consacre de 25 à 27 heures à son sport chaque semaine. Elle est aussi inscrite à trois cours. Kretz étudie en thérapie du sport à l’Université Concordia, mais commence à penser à la médecine, une fois sa carrière sportive internationale terminée.

Ça fait plusieurs années que je n’ai pas été en mesure de suivre trois cours en même temps, raconte-t-elle. Suivre les cours à distance me permet d’avancer mon bac. Je suis en fin de session, alors ça m’occupe beaucoup. L’entraînement me permet d’avoir des pauses d’études et les cours me donnent des pauses d’entraînement. Ça fonctionne très bien.

Après la compétition du 6 décembre, la suite est moins claire.

Elle court sur une piste cyclable.

Amélie Kretz à l'entraînement en Arizona

Photo : Courtoisie/Amélie Kretz

Amélie Kretz ne sait pas encore concrètement de quoi aura l’air sa prochaine saison. Pour l’instant, le Canada n’a qu’une place de sécurisée dans le volet féminin du triathlon pour les Jeux de Tokyo en juillet prochain. Elle aimerait bien en ajouter une deuxième, ce qui la placerait en très bonne position pour représenter le pays de nouveau.

En 2016, aux Jeux de Rio, Kretz avait pris le 34e rang. Elle ignore toutefois avec précision quelles sont les étapes qui lui permettront de se qualifier pour Tokyo. Elle s’attend toutefois à revenir s’entraîner en Arizona cet hiver. Il y aura peut-être quelques courses en début de saison en Océanie, la logistique pour y participer pourrait être très complexe en raison des protocoles sanitaires.

C’est difficile de planifier les prochains mois, parce qu’on n’a pas beaucoup d’informations pour les courses tant de la Fédération internationale de triathlon que de la Fédération canadienne, admet l’athlète de 27 ans. Mon but, c’est d’être au sommet de ma forme en mars pour tenter de me qualifier pour les Jeux.

Seule certitude, Amélie Kretz compte rentrer à Montréal pour les Fêtes.

Elle a déjà demandé à ses parents de préparer, dans le garage, la piscine qu’elle utilisait au printemps pour s’entraîner, question que l’eau ne soit pas trop froide à son retour.

Une quarantaine pendant les Fêtes, c’est déjà plate, et ce serait encore pire dans l’eau froide. Chaque petite victoire compte en 2020.

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