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Les joueurs de la LCF ont hâte de s'affronter à nouveau

Les joueurs sortent de la cage d'oiseaux géante au coin du terrain.

Présentation des joueurs des Alouettes au stade Percival Molson

Photo : DOMINICK GRAVEL / Alouettes de Montréal

Depuis le début de la semaine, la Ligue canadienne de football (LCF) tente de répandre un vent d’optimisme en vue de la prochaine saison. Après le commissaire, les propriétaires et les entraîneurs, c’était au tour des joueurs de se faire entendre jeudi.

Le nouveau quart du Rouge et Noir d’Ottawa, Nick Arbuckle, estime que les joueurs n’ont pas vraiment le choix.

Je crois que nous devons partager leur optimisme, a souligné le joueur. Pour la santé et la viabilité de la ligue, il est important que nous puissions retourner sur le terrain et jouer. Je ne sais pas de quoi la saison aura l’air, mais au moins, il faut qu’il y ait une saison quelconque.

On ne sait pas où en sera la pandémie dans quatre, cinq ou six mois, ajoute-t-il. Qui sait si les vaccins seront répandus d’ici là et si on pourra accueillir des partisans. Mais il faut être certain d'avoir un plan pour toutes les situations qui peuvent se présenter au cours des prochains mois.

Les joueurs ont été très critiques envers le commissaire Randy Ambrosie sur sa gestion de la crise sanitaire. L’Association des joueurs aurait notamment être partie prenante des démarches auprès du gouvernement.

Le vétéran secondeur des Alouettes, Hénoc Muamba, mentionne que les joueurs n’ont pas vraiment eu le choix.

C’est une bonne chose que les propriétaires et la Ligue soient de plus en plus optimistes, affirme-t-il. Mais, à la fin de la journée, nous, les joueurs, voulons toujours jouer.

Les années avancent et on sait qu’on joue dans un sport qui compte les années. On essaie de rester prêt. Je ne crois pas que la situation a changé chez les joueurs. On n'est ni plus optimistes ni moins optimistes. On est juste là, à attendre les décisions finales.

Hénoc Muamba, secondeur des Alouettes de Montréal

Muamba, qui partage le rôle de représentant des joueurs avec D.J. Lalama, rappelle que la situation est bien différente d’un joueur à l’autre. Tous veulent jouer, mais tous n’ont pas les moyens d’attendre que la LCF se décide.

Chaque joueur est dans une situation différente financièrement, rappelle Muamba. Il y a en a qui sont parents, il y en a qui sont des maris et il y en a qui sont célibataires. Il y a des personnes qui ont plus de temps devant eux et qui n’ont pas le même stress financier que d’autres.

Les joueurs vont faire ce qu’ils doivent faire pour gagner leur vie, mais aussi la vie de ceux dont ils sont responsables.

Prendre soin de son corps

Hénoc Muamba tente de garder une vision positive de la situation, malgré l’annulation de la saison. À 31 ans, après neuf saisons de football professionnel, il ne croit pas que l’interruption lui nuira, au contraire

Dans cette saison morte étirée, comme j’aime l’appeler, j'ai essayé de voir comment je pouvais aider mon corps à mieux guérir, ajoute-t-il. Je n’ai jamais reçu autant de traitements, malgré les petites restrictions.

Nick Arbuckle n’a que 27 ans et devait être quart partant pour la première fois de sa carrière professionnelle. L’ancien de l’Université Georgia State a brillé en remplacement de Bo Levi Mitchell à Calgary et a ainsi reçu un contrat de deux ans du Rouge et Noir.

Il voit aussi le bon côté des choses. Papa depuis peu, il peut vivre pleinement la première année de sa fille en compagnie de son épouse. La petite famille s’est établie à Ottawa depuis l’été et y passera la période des Fêtes.

En contact avec quelques-uns de ses nouveaux coéquipiers, dont l'ancien des Carabins Antoine Pruneau, il a hâte de sauter sur le terrain. Néanmoins, il a tenté de profiter de l’arrêt forcé pour réfléchir à son après-carrière.

Ça vous force vraiment à voir au-delà du football et à vous réinventer, dit-il. Ça vous force à voir quels sont vos talents et vos passions et à vous préparer pour ce qui arrivera après le football.

Il faut être prêt pour cette deuxième carrière, qu’elle s’amorce l’an prochain ou dans 10 ou 15 ans. Mais c’est sûr qu’un an sans se faire frapper par des gars comme Muamba, ça ne peut que faire du bien à ton corps et ajouter quelques années à ta carrière, conclut-il.

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