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« Ça ne va pas être évident » - Thierry Henry

Il montre du doigt un joueur sur le terrain

Thierry Henry

Photo : Associated Press / Steven Senne

Jean-François Chabot

L’Impact fera face à un défi de taille dans son match de barrage, vendredi soir à Foxboro, contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, une équipe qui l’a vaincu lors de leurs trois derniers matchs.

Après un gain de 2-1 en ouverture de saison en février, le onze montréalais a perdu les trois duels suivants face à la formation dirigée par Bruce Arena.

L’entraîneur-chef Thierry Henry a beau se montrer optimiste, même son couvre-visage ne parvient pas à cacher son malaise quand il songe à l’idée de disputer une rencontre cruciale sans Samuel Piette, Victor Wanyama et son capitaine Jukka Raitala.

Piette est sous le coup d’une suspension à la suite du carton rouge dans le dernier match de la saison contre le D.C. United.

Wanyama n’a pas pu rentrer du Kenya, où il est allé disputer des matchs de qualification pour la Coupe d’Afrique des nations. En ce qui a trait à Raitala, le Finlandais est toujours blessé. Il n’a pas pu affronter la France, que son équipe a vaincue 2-0 la semaine dernière, dans un match amical.

Qu’à cela ne tienne, Henry ne regarde pas en arrière.

On a fait la saison et c’est un autre championnat qui commence. La saison, c’est la saison. Il faut faire la séparation. Maintenant, on sait très bien que c’est une situation "tu gagnes, sinon tu rentres à la maison".

Thierry Henry, entraîneur-chef de l'Impact

Non seulement devra-t-il composer avec des absences importantes, mais il se demande encore comment il pourra combler les vides. Questionné sur l’identité des remplaçants, Henry a indiqué que même les joueurs substituts n’étaient pas au mieux.

Pour remplacer les personnes au milieu, Shamit (Shome) ne sera peut-être pas là. Il y a pas mal de joueurs qui sont blessés. Il va falloir trouver une solution pour jouer. Steeven Saba a ressenti quelque chose avec sa cheville. Il va falloir trouver une solution. On va travailler là-dessus. Mais vous en parler là, c’est un peu difficile, a admis Henry sur un ton qui laissait paraître son malaise.

Pour ne rien arranger, le Revolution aura ses trois joueurs désignés, dont le toujours dangereux Carles Gil.

L’équipe de la Nouvelle-Angleterre n’a pas eu besoin de son trio d’as au complet pour vaincre le Bleu-blanc-noir, ce qu’a aussi souligné Thierry Henry.

C’est une équipe qui ne nous a pas réussi sur les trois derniers matchs. On a réussi à les battre en début de saison, il n’y avait pas Gil… Ce sont des joueurs qui peuvent faire la différence à tout moment. C’est une équipe qui n’est pas facile à manœuvrer. Mais quand ils sont là, c’est beaucoup mieux pour eux, a-t-il renchéri.

N’empêche, Henry estime que son équipe peut causer une surprise en imposant son rythme et en prenant le contrôle de la rencontre.

C’est d’aborder le match un peu mieux. On a souvent dû réagir. Contre D.C. United, on a mieux commencé que les autres matchs. Mais on s’est fait contrer, dans le sens contraire du jeu. On a pris deux buts sur coups de pied arrêtés alors qu’on maîtrisait le jeu. Il a fallu encore une fois réagir, alors qu’on était mieux dans le jeu, a-t-il expliqué.

Il faut essayer d’aller là-bas et d’agir… Essayer de mener au score, ça ne va pas être évident. De prendre le jeu à notre compte, ça ne va pas être évident. C’est une équipe qui n’est pas facile à manœuvrer sur son terrain.

Thierry Henry

Le défenseur Rod Fanni a ajouté son grain de sel en indiquant que c’est un onze montréalais bien différent qui allait se présenter.

Depuis Orlando (le tournoi de relance de la MLS), il y a eu beaucoup de choses qui se sont passées. On ne les a pas souvent rencontrés au meilleur de nos moments. Ce que je sais et que je sens aujourd’hui, c’est qu’ils vont rencontrer un tout autre Montréal qui est beaucoup mieux et qui a beaucoup d’élan et plus de fraîcheur sur le terrain, a promis Fanni.

Il court, les yeux rivés sur le ballon.

Rod Fanni

Photo : La Presse canadienne / John Raoux

Au sujet de l’absence de Victor Wanyama, Fanni a admis que cela représente un gros morceau du casse-tête.

C’est sûr qu’il va falloir compenser ça. Victor, c’est un peu notre garde-fou et aussi une rampe de lancement. C’est sûr que c’est un point de force en moins. Mais à côté, on a aussi d’autres armes, différentes. Il faut faire avec et j’ai trouvé cette semaine qu’on s’était très bien adapté par rapport à cette situation.

Ajoutant qu'il n'y avait aucun nouvel écho de la situation au sein du Revolution, aux prises avec un cas de COVID-19, Fanni a reconnu que le terrain de la Nouvelle-Angleterre n'était pas très prisé par les joueurs.

C'est un terrain artificiel. Même si on ne l'aime pas parce qu'il est plus dur pour les articulations, c'est pareil pour tout le monde. C'est un stade ouvert où il y a souvent beaucoup de vent. Ça n'offre pas les conditions idéales, conclut-il.

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