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Comment se préparent les équipes canadiennes qualifiées pour Tokyo?

Ils marchent dans le stade.

De nombreux membres de la délégation canadienne à la cérémonie d'ouverture des Jeux de Rio en 2016.

Photo : Getty Images / Dean Mouhtaropoulos

La Presse canadienne

Réunir des gens de partout au Canada pour qu’ils affrontent des gens de partout dans le monde est déjà une tâche complexe.

Ajoutez une pandémie mondiale, qui restreint les voyages et les contacts sociaux, au compte à rebours du plus grand rendez-vous sportif de leur vie... Disons que les athlètes et les entraîneurs de sports d’équipe en ont beaucoup dans leur assiette ces temps-ci.

Huit équipes canadiennes s'étaient qualifiées pour les Jeux d'été de Tokyo, initialement prévus en juillet 2020, avant leur report à 2021 en raison de la COVID-19.

Softball, basketball, soccer et water-polo féminins, hockey sur gazon et volleyball masculins, rugby à sept féminin et masculin : le Canada n’avait jamais qualifié autant d’équipes pour des Jeux non boycottés depuis ceux de Montréal en 1976.

Les plans pour la préparation olympique ont été jetés par la fenêtre quand la pandémie a mis le monde du sport à genou.

Les équipes canadiennes doivent trouver un chemin vers le podium en 2021 dans un environnement inconnu.

La complexité de la planification des sports d'équipe est certainement énorme, explique le directeur de haute performance de Water Polo Canada, Justin Oliveira. Vous voyagez généralement avec un très grand groupe de personnes qui sont en contact avec un autre groupe de personnes en compétition. Alors, comment concilier tout ça avec les lignes directrices de la santé publique et les bulles?

À ces huit équipes déjà qualifiées pourraient s’en ajouter d'autres. Les sélections masculines de basketball, de water-polo, de baseball et de soccer participeront à des tournois de qualification. Mais eux aussi ont été reportés de 2020 à 2021.

Je suis reconnaissant, très reconnaissant, que nous soyons en train de préparer un événement qui aura lieu, plutôt que de se préparer pour un événement au cas où il aurait lieu, dit l'entraîneur national de softball féminin Mark Smith.

Voici un aperçu des préparatifs en temps de pandémie pour les huit équipes canadiennes qualifiées pour Tokyo.


Softball féminin

Vingt athlètes se battent pour 15 places dans l’équipe. Chacune s'entraîne chez elle, les camps d'automne en Colombie-Britannique et en Ontario ayant été annulés en raison de la pandémie. Des camps simultanés de chaque côté de la frontière, puisque certains entraîneurs et joueurs canadiens vivent aux États-Unis, sont au programme en janvier.

Mark Smith espère que l'équipe pourra voyager en dehors de l'Amérique du Nord en février, où il fait plus chaud, pour pouvoir affronter celles d’autres pays.

S'il y a quelque chose qui me tient éveillé la nuit, je suppose que c'est l'espoir que nous puissions y arriver, parce que, pour moi, ce sera le signe révélateur de tout cela, dit Smith.

Si nous ne sommes pas en mesure de le faire, vous commencez à vous demander s’il y aura vraiment des Jeux olympiques.

L'équipe canadienne est classée 3e du monde.


Rugby à 7 féminin

La dernière compétition internationale du Canada a eu lieu en mars, à Montpellier, en France. Les équipes féminine et masculine à 7 sont en entraînement, à Langford, en Colombie-Britannique.

Vingt femmes sont en compétition pour 12 places. Elles y sont depuis le mois d’août, mais n'ont commencé les mêlées avec contacts que ce mois-ci. L’équipe se serait envolée pour Le Cap, en Afrique du Sud, et Dubaï, aux Émirats arabes unis, si la saison de la Série mondiale n’avait pas été annulée.

Le Canada a accepté une invitation à un tournoi régional en Espagne en février et peut aller à un autre tournoi en Australie en mars.

L'une des choses qui nous dissuadent fortement de participer à ces tournois, c'est quand nous revenons à la maison, l'isolement tel qu'il est maintenant est de 14 jours, dit l'entraîneur-chef John Tait.

Il va y avoir beaucoup de compétitions probablement condensées dans quelques mois avant les Jeux olympiques pour aider les équipes à se préparer.

Elle court avec le ballon.

Bianca Farella

Photo : Getty Images / Steve Bardens

L'équipe est 3e au classement mondial.


Basketball féminin

La dernière action internationale du Canada a été de valider sa place pour Tokyo en février. Quatre joueuses étaient dans la bulle de la WNBA cet été. Les 20 athlètes en lice pour 12 places sont chez les professionnelles ou dans la NCAA.

La directrice de la haute performance féminine de Basketball Canada, Denise Dignard, a dit que la prochaine fois que l'équipe sera ensemble, ce sera en février 2021 pour un camp. La seule compétition à l'horizon en ce moment est l’AmeriCup, du 20 au 27 juin, dans une ville qui n'a pas encore été déterminée.

Nous vivons pour rassembler les gens et être réellement sur le court en équipe, soutient Dignard.

La santé et la sécurité des athlètes sont la priorité . Je pense que c'est l'incertitude qui dictera quand nous reviendrons et à quoi cela ressemblera exactement.

Elle tente d'inscrire un panier.

Kia Nurse (à gauche)

Photo : Getty Images / ANDREJ ISAKOVIC

L'équipe est 4e dans le monde.


Water-polo féminin

Dix-sept athlètes sont centralisés à Montréal depuis septembre. Elles sont dans l'eau 10 fois par semaine, mais ne sont autorisées qu'à 15 minutes de contact par jour.

La dernière compétition internationale du Canada a eu lieu en décembre 2019, dans la Ligue mondiale.

La prochaine à l'horaire, l’Intercontinental Cup, commencera le 26 avril à Indianapolis et mettra fin à une période d'inactivité de près de 16 mois.

Les formations olympiques sont composées de 12 athlètes.

À un certain moment, nous aurons besoin d'une compétition internationale contre certaines de nos adversaires, dit Justin Oliveira. Cela va prendre du temps pour revenir à cette vitesse compétitive. Il vous en faut assez en compétition avant les Jeux olympiques pour vous préparer.

L’équipe est classée 6e du monde.


Soccer féminin

Le Canada n'a pas disputé de match depuis le nul de 2-2 face au Brésil le 10 mars, à Calais, en France.

Bev Priestman a été nommée entraîneuse-chef le 28 octobre. Sur les 28 joueuses de l'équipe nationale, 13 jouent en Europe (4 sont prêtés par la NWSL), 11 viennent de terminer un passage automnal dans la NWSL et 4 sont des joueuses de la NCAA.

Les formations olympiques comptent 18 joueuses. Les Canadiennes ne seront pas ensemble encore jusqu'à la pause de février dans le calendrier international.

Priestman étudie la possibilité de participer à divers tournois européens.

Elle espère que le Canada, vainqueur de deux médailles de bronze aux JO consécutives, pourra disputer au moins six ou sept matchs avant Tokyo.

Je suis évidemment nouvelle dans le rôle et je meurs d'envie de rencontrer l'équipe, dit Priestman.

Plus tôt je pourrai entrer en contact avec le groupe et commencer à mettre en œuvre certaines de mes idées, c'est l'une des choses qui me tient éveillée.

Une joueuse exulte après avoir marqué.

Christine Sinclair

Photo : The Associated Press / Delcia Lopez

L'équipe est 8e dans le monde.


Rugby à 7 masculin

Quelques jours après que le Canada eut remporté le bronze, le 8 mars, lors d’une étape canadienne de la Série mondiale à Vancouver, la pandémie a mis fin au reste de la saison 2019-2020.

Comme les femmes, les hommes seraient bientôt partis pour Le Cap et Dubaï pour commencer la nouvelle campagne. L’entraîneur-chef Henry Paul a précisé que le Canada a une invitation provisoire pour un tournoi australien au début du mois de mars.

Dix-huit hommes se disputent une douzaine de places dans la sélection olympique.

Tout est très flou. Il y a encore beaucoup d’inconnus, dit Paul.

L'équipe est 8e au classement mondial.


Volleyball masculin

Le Canada a des joueurs répartis dans le monde entier dans des clubs professionnels. Le nombre de matchs et d'entraînements qu'ils obtiennent dépend de la façon dont la pandémie touche leur ligue respective.

Les hommes se rassembleront au centre national d'entraînement de Gatineau au printemps prochain dans l'espoir que la Ligue mondiale redémarre avant les Jeux de Tokyo.

L'entraîneur-chef, Glenn Hoag, craint de ne pas avoir assez de matchs en compétition pour bien évaluer son effectif, qu'il doit réduire de 18 à 12 joueurs.

Établir la formation est une chose, mentionne-t-il. Le niveau est relevé aux Jeux olympiques. Vous souhaitez évaluer vos joueurs dans une compétition de haut niveau pour voir comment ils se débrouillent, ce que nous avons besoin de bien faire aux Jeux olympiques.

Il sourit, les bras croisés.

Glenn Hoag

Photo : The Associated Press / Jeff Roberson

L'équipe est classée au 10e rang mondial.


Hockey sur gazon masculin

L'équipe nationale rassemble des joueurs centralisés à Vancouver et d'autres professionnels en Angleterre, en Belgique et aux Pays-Bas.

L’équipe de développement de la Fédération canadienne (FHC) a l'espoir d’organiser un tournoi intraéquipe en novembre, à Vancouver, mais ça ne peut se faire tant que la santé publique ne lève pas les restrictions sur les rassemblements extérieurs.

La FHC est en pourparlers avec l'équipe argentine, médaillée d'or olympique en titre, pour une série de matchs en janvier en Amérique du Sud. Le Canada a également une invitation à la Coupe Aslan Shaw, en Malaisie, en juin.

Seize joueurs seront choisis pour constituer l’équipe olympique.

Le principal problème est d'essayer de s'assurer que nous avons les gars, indique Adam Janssen, directeur de la haute performance à la FHC.

L’équipe est 10e dans le monde.

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