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« Nous en aurons plein les mains » : le Revolution se méfie de l’Impact

Les deux équipes joueront un match de barrage vendredi.

Il s'adresse aux médias en conférence de presse.

Bruce Arena

Photo : Associated Press / Steven Senne

La Presse canadienne

Bruce Arena n'est pas sans savoir que le contexte dans lequel Thierry Henry a dû travailler a été particulièrement difficile. Il le reconnaît sans hésitation et lui lance même des fleurs.

Tous les entraîneurs-chefs de la MLS vous diront que la saison qui s'achève aura été l'une des plus exigeantes pour eux et pour leurs joueurs.

L'un des défis pour Thierry, comme pour moi et tous les autres entraîneurs, a été de travailler avec les joueurs pendant la pandémie. Dans le cas de Montréal, [la situation] a été amplifiée par le fait que l'équipe a dû déménager ses pénates au New Jersey. C'est extrêmement compliqué, a reconnu Arena plus tôt cette semaine en préparation du rendez-vous éliminatoire entre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre et l'Impact, vendredi soir, à Foxborough.

Que Thierry ait réussi à mener son équipe à travers tout ça et à se qualifier pour les éliminatoires est remarquable. Il mérite une excellente note à titre de leader d'une équipe pendant une année très difficile.

Bruce Arena, entraîneur-chef du Revolution de la Nouvelle-Angleterre

Le match de vendredi sera le cinquième entre les deux équipes en 2020 et le Revolution se présentera sur le terrain après avoir gagné ses trois derniers duels contre le Bleu-blanc-noir.

La formation montréalaise avait difficilement battu les hommes de Bruce Arena 2-1, le 29 février, lors de son match d'ouverture locale au stade olympique.

Malgré ce dossier positif, Arena s'attend à voir l'Impact en confiance après sa victoire contre le D.C. United qui lui a ouvert les portes des éliminatoires pour la première fois en quatre ans. Il sait aussi que le glorieux passé d'Henry à titre de joueur peut servir la cause de l'Impact.

C'est un entraîneur qui a connu beaucoup de succès dans le sport, dans les clubs et sur la scène internationale. Il sait comment relever son jeu d'un cran lors des matchs importants, et j'imagine qu'il sera capable de transmettre cette information et cette confiance à ses joueurs. Je pense qu'il a connu une merveilleuse première année et je crois que nous en aurons plein les mains, vendredi.

Bruce Arena
Il lève les bras au ciel.

Thierry Henry réagit sur la touche lors du premier match du tournoi de relance de la MLS contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre , à Orlando.

Photo : Peter Casey-USA TODAY Sports

Bizarreries du calendrier

Par ailleurs, Bruce Arena ne sait pas trop si la fréquence des matchs entre les deux formations cette année a fait naître une rivalité.

Je ne veux pas être impliqué dans une rivalité avec Thierry Henry. Dieu merci, nous ne jouerons pas l'un contre l'autre, Thierry et moi, a d'abord lancé Arena.

Je crois tout d'abord que nous venons de vivre une année bizarre. Vendredi, ce sera notre 24e match de la saison. Nous aurons joué cinq matchs contre l'Impact et cinq autres contre Philadelphie. C'est donc dire que nous avons joué les cinq douzièmes de nos parties contre deux équipes. C'est un peu ridicule, en toute honnêteté.

Je ne sais pas si nous allons pouvoir nous définir comme rivaux. Mais compte tenu de nos situations géographiques, j'imagine que Montréal et les deux équipes de New York pourraient être perçus comme des rivaux. Cela dit, je pense que la rivalité la plus naturelle de l'Impact est avec Toronto, a-t-il conclu.

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