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Le Canadien se prépare à tous les scénarios

Il tient son bâton dans la main droite.

Carey Price salue la foule pendant l'ovation.

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

Alexandre Gascon

Pôles temporaires en Amérique du Nord, division toute canadienne ou matchs dans tous les amphithéâtres de la LNH : tous les scénarios sont sur la table pour le retour du hockey. Et le Canadien compte être paré à toute éventualité, y compris celle avec des spectateurs au Centre Bell.

Les récentes annonces des pharmaceutiques Pfizer, BioNTech et Moderna, qui affirment avoir développé de très efficaces vaccins contre le SRAS-CoV-2, laissent entrevoir la lumière au bout du tunnel, foi de Claude Julien, et insufflent un peu d’enthousiasme dans la société auquel le monde du sport n’échappe pas.

L’incertitude plane encore sur la prochaine saison de la Ligue nationale, mais les équipes se tiennent prêtes.

Le Tricolore se penche sur divers scénarios pour la reprise et ébauche des plans de contingence pour un amphithéâtre rempli avec 4000, 5000 et jusqu’à 21 362 spectateurs, a affirmé France Margaret Bélanger, vice-présidente aux affaires commerciales du Groupe CH.

Mme Bélanger a pris la parole lors de l’évènement Hockey 911, organisé conjointement par la Fondation de l’Hôpital général de Montréal et le Canadien, mardi. La soirée, intitulée Urgences en séries éliminatoires, s’est tenue en présence, virtuelle bien sûr, de Brendan Gallagher, de Shea Weber, de Nick Suzuki, de Laurent Duvernay-Tardif, de Kirk Muller, du docteur du Tricolore David Mulder et de Claude Julien, parmi d’autres.

On va respecter les mesures des autorités sanitaires. Elles vont donner le ton pour ce qui est des partisans. On aimerait les recevoir le plus rapidement, a ajouté Mme Bélanger.

Parmi les mesures envisagées, le Tricolore prévoit isoler les sections les unes par rapport aux autres. Pas seulement à l’intérieur de l’enceinte, mais dans les coursives également. Les spectateurs de la section 306, par exemple, auraient seulement accès à un espace délimité à l’arrière pour que les gens ne se croisent pas dans les couloirs.

Les sections seraient un peu fermées, a précisé la vice-présidente.

On sera prêts, c’est certain.

Cela dit, il serait étonnant de voir Québec assouplir ses restrictions sur les rassemblements populaires de sitôt, au moment où un peu tout le monde dans la province se demande encore quels membres de sa famille il pourra voir pendant le temps des Fêtes.

Rappelons que la santé publique ne permet pas aux joueurs de s’entraîner à l’intérieur du complexe à Brossard.

Expériences traumatisantes

Sur une note bien différente, le thème de la soirée a été l’occasion pour Gallagher et Julien de revenir sur de difficiles moments vécus dans la bulle à Toronto pendant les séries de l’été dernier.

Le premier s’est fait fracasser la mâchoire par le nouveau retraité Matt Niskanen, tandis que le second a subi un malaise cardiaque qui s’est soldé par une opération et l'installation d’une endoprothèse.

Il crie du banc des joueurs.

Brendan Gallagher, la bouche ensanglantée, se plaint à l'arbitre. Aucune pénalité n'a été décernée sur la séquence.

Photo : Getty Images / Elsa

Gallagher, particulièrement, a tenu occupé le personnel médical du Canadien dans les dernières années avec deux opérations majeures de reconstruction de la main, une commotion cérébrale et cette fracture de la mâchoire causant la perte d’une dent, la première, étonnamment.

J’étais surpris de ne pas avoir perdu de dents avant. J’en ai perdu une, peut-être que d’autres tomberont dans les prochaines semaines. Mais j’ai été chanceux de les avoir eues pendant 28 ans.

Brendan Gallagher

Gallagher jouait également depuis le début de la série contre les Penguins en dépit d’une blessure à une hanche. C'est un été à oublier.

Le seuil de tolérance de l’attaquant semble toutefois particulièrement élevé, car il était prêt à revenir au jeu si le Tricolore avait battu les Flyers en août.

Ses blessures les plus effrayantes demeurent toutefois les deux fractures (explosions) de la main. Gallagher en ressent encore les effets, une légère douleur à l’occasion, a-t-il avoué, particulièrement en se réveillant le matin.

À l’époque, avec la main, [les docteurs] m’ont dit de m’enlever du chemin. Que Carey (Price) gagne beaucoup d’argent pour arrêter les rondelles et qu’il est pas mal bon pour le faire, a lancé Gallagher.

Julien et Muller ont toutefois identifié Shea Weber comme l’athlète le plus endurant à la douleur.

Il faut que tu prennes un lasso et que tu l’attaches à un poteau pour l’empêcher de jouer, a laissé tomber Julien.

L’entraîneur est aussi revenu sur le malaise cardiaque survenu dans la bulle. Julien a admis avoir ressenti une douleur à la poitrine à quelques occasions lors des jours précédents, mais que celle-ci disparaissait après une dizaine de minutes environ.

Celle qui l’a réveillé en plein milieu de la nuit était toutefois plus sérieuse et le Franco-Ontarien se doutait qu’il ne s’agissait pas simplement de brûlures à l’estomac comme il l’estimait à l’origine.

Julien s’est laissé convaincre par le thérapeute de l’équipe Graham Rynbend et, surtout, par le médecin en chef, David Mulder, réveillé à 4 h, de sortir de la bulle pour passer des tests à l’hôpital.

Ils m’ont dit qu’ils voyaient qu’il pouvait y avoir un petit quelque chose, mais m’ont dit que la décision me revenait d’aller à l’hôpital. J’ai regardé Graham, mais j’ai hésité parce que je savais que si je sortais de la bulle, je ne retournais pas derrière le banc ensuite, a expliqué Julien.

Ils m’ont vraiment persuadé d’aller à l’hôpital. Ils m’ont fait accepter cette décision et je les remercie parce que si je n’avais pas suivi leur conseil, on ne sait pas ce qui serait arrivé, a-t-il conclu.

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