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Édouard Julien se remet en route vers les majeures

Il vient de frapper la balle.

Édouard Julien lorsqu'il jouait avec les Tigers d'Auburn.

Photo : Tigers d'Auburn

Josie-Anne Taillon

La vie est remplie d’imprévus, tout le monde a pu le constater avec le coronavirus. L'espoir des Twins du Minnesota Édouard Julien est passé par toute la gamme des émotions au cours de la dernière année. Avec un peu de recul, il peut maintenant affirmer que la pandémie aura été un avantage pour lui.

Le joueur d'avant-champ de 21 ans est revenu le 28 octobre dernier d’un camp de perfectionnement organisé par les Twins, à Fort Myers, en Floride. Il s’agissait d’une belle occasion de se mesurer à des joueurs de son niveau et, surtout, de jouer des parties, puisqu’au Québec, les mesures sanitaires limitent les activités des sports d’équipe.

Comme il a été opéré au coude en août 2019, la fameuse opération Tommy John, le personnel de l’équipe hésitait à lui demander des efforts soutenus.

Ils y sont allés graduellement. Au début, je ne faisais rien que frapper DH [frappeur désigné], après ça, je jouais des games, mais je ne lançais pas, affirme le choix de 18e tour des Twins en 2019. J’étais pas mal prêt avant d’arriver, mais ils voulaient s’assurer que tout soit parfait, que mes actions de bras soient parfaites pour ne pas que je me blesse. Vers la fin, j’ai réussi à jouer à 100 %, je lançais, je jouais à la défensive, je courais. C’était le fun là!

Il avait fait tout un travail auparavant avec son entourage pour s’assurer qu’il serait au meilleur de sa forme.

Oui, je voulais bien performer pour montrer ce que je peux faire et sécuriser un poste dans certaines équipes, mais le but, c’est d’être prêt pour le camp d’entraînement en mars.

Le jeune homme s'apprête à lancer la balle.

Édouard Julien à l'entraînement avec Équipe Canada

Photo : WBSC / Christian J. Stewart

Questionné à savoir s’il réfléchissait à s’installer aux États-Unis pour jouer davantage et éviter les quarantaines à son retour au Canada, le joueur n’hésite pas une seconde.

Non, je n’ai pas pensé à ça. Je suis bien à Québec, souligne-t-il. Mon équipe est bonne, j’ai un préparateur physique, un coach d'athlétisme et j’ai un très bon coach au baseball. Je ne verrais pas pourquoi j’irais en Floride juste pour m’entraîner. Peut-être que la température serait meilleure, mais avec le dôme maintenant à Québec, on est vraiment bien.

Je dirais même des fois que l’on est mieux installé à Québec qu’aux États-Unis.

Un frappeur dans un dôme attend qu'on lui lance une balle.

Des joueurs s'entraînent sous le dôme du stade Canac à Québec.

Photo : Radio-Canada / Éric Careau

Tirer profit de la pandémie

Si le moral est bon aujourd’hui, il n’en a pas toujours été ainsi au cours des derniers mois, surtout après l’opération.

C’était dur mentalement au début, se souvient-il. Tous les jours tu es blessé, tu fais juste de la réhabilitation et des exercices pour ton bras. Tu vois tout le monde s’entraîner pour le baseball, tout le monde joue des parties. Et moi, je pouvais juste faire de la réhabilitation, c’était long au début.

Puis, la pandémie et les mesures sanitaires sont arrivées au moment où il espérait rattraper le temps perdu.

Tu arrives pis tu te dis que tu vas passer à un tel niveau. Mais ça brise les plans, ils ont coupé dans les équipes, coupé dans le nombre de joueurs. Ça vient de complètement changer. La COVID va changer le monde du sport à tout jamais.

Édouard Julien, espoir des Twins du Minnesota

L’été est habituellement la saison forte au baseball. Cela n'a pas été le cas en 2020, lui faisant vivre des émotions en montagnes russes.

C’était vraiment dur, je dirais que j’ai vécu les deux côtés, dit-il. C’était le premier été que j'avais à Québec, le premier été que je ne jouais pas au baseball, que je prenais ça relax avec mes amis et ma famille. C’était le fun un certain moment, mais la plupart du temps, je voulais jouer au baseball et faire mes débuts professionnels. Surtout de voir les équipes majeures jouer et que nous, on ne pouvait pas, c’était plate.

Je parlais avec mes entraîneurs, je leur disais que c’est le temps de s’entraîner fort. On a tout l’été! Faut essayer de nouvelles affaires. Ils voyaient ça différemment. Ils me disaient : "Relaxe, tu as toute une autre saison morte pour t’entraîner, prends le temps que tu as présentement pour décrocher." Des fois, je me sentais coupable de ne pas essayer de jouer, de m’entraîner, puis j’ai finalement pris ça relax.

Comme tout le monde, Édouard Julien aurait préféré vivre une année 2020 sans pandémie. Mais en faisant un bilan des derniers mois, il se rend compte qu’il a su tirer profit de la situation.

J’étais supposé manquer une partie de l’année, mais là, je suis au même niveau que tout le monde, analyse-t-il. Je dirais même que j’ai un avantage parce que j’ai été choisi pour le camp que je viens de faire donc je suis dans une bonne position!

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