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Klimkait ou Deguchi? Celle qui ira à Tokyo devra rapporter une médaille

Deux judokas en action

Jessica Klimkait (à gauche) et Christa Deguchi , respectivement numéro 1 et 2 mondiale chez les moins de 57 kg

Photo : Équipe Canada / Twitter

Radio-Canada

Après un arrêt forcé de sept mois dû à la pandémie, Jessica Klimkait n’a eu besoin que de 81 secondes pour trouver la validation dont elle avait besoin.

La victoire rapide et sans appel de la judoka canadienne sur la Française Hélène Receveaux au Grand Prix de Budapest, en octobre dernier, l’a propulsée en tête du classement mondial des moins de 57 kg.

Dans l’opération, Klimkait a doublé au classement sa compatriote et championne du monde en titre Christa Deguchi, absente en Hongrie.

D’avoir peut-être connu mon meilleur tournoi depuis très longtemps m’a beaucoup confortée dans ce que je pensais, et dans ce que j’ai fait durant les quatre ou cinq derniers mois, a-t-elle confié, laissant de côté toute inquiétude à affronter des athlètes provenant d’autres pays qui n'avaient pas dû se soumettre au même niveau de restrictions d'entraînement.

Quand toute la planète sport a été interrompue en mars dernier, une lutte sans merci se dessinait entre Klimkait et Deguchi, qui vit et s’entraîne au Japon, pour l'obtention de la seule place canadienne dans leur catégorie aux Jeux olympiques de Tokyo. Mais à quelques mois d’un affrontement décisif entre les deux, Klimkait s’est blessée aux genoux.

Honnêtement, le timing m'a avantagée parce que j’ai eu besoin de ces deux ou trois mois de rééducation. Si l'année s’était poursuivie normalement, je n'aurais pas été capable de m’entraîner normalement. Je n’aurais pas pu compétitionner et préparer un combat décisif contre Deguchi.

En raison du report des Jeux à 2021, Klimkait, maintenant en pleine santé, et Deguchi reprennent là où elles ont laissé. Un combat décisif entre les deux, au plus tard au début de juillet prochain, déterminera qui sera la seule et unique représentante du Canada à Tokyo, et qui restera au pays.

Une question de profondeur

Le directeur général de la haute performance à Judo Canada, Nicolas Gill, lui-même double médaillé olympique, reconnaît que c’est un heureux problème, mais que les attentes sont élevées pour que celle qui sera désignée se retrouve sur le podium olympique.

Ce sont deux belles histoires. Mais en fin de compte, et je n’arrête pas de le répéter, celle qui ira devra ramener une médaille, dit-il. Sinon, cela signifiera que nous n’avons pas envoyé la bonne. Peu importe qui ira, elle doit représenter notre meilleure chance de médaille.

Gill rejette du revers de la main l’idée que l’une ou l’autre change de catégorie de poids pour qu’elles puissent toutes les deux se retrouver à Tokyo. Il ne faut pas placer les intérêts de l’organisation avant ceux des athlètes, insiste-t-il.

Nous ferions ça uniquement pour aider l'athlète à faire son poids. C’est la seule raison pour laquelle nous forcerons un athlète à monter de catégorie de poids, si nous avons le sentiment qu’il peut avoir un danger pour l’athlète, jamais pour des raisons stratégiques.

Une lutte sans merci

Mis à part leurs affrontements sur la scène mondiale, 5-0 à l’avantage de Deguchi, et les quelques rares entraînements où elles se sont côtoyées, les deux judokas sont plutôt étrangères l’une à l'autre. Ce qui, aux yeux de Klimkait, fait de Deguchi une adversaire tout aussi dangereuse que les autres.

C’est un peu une bataille psychologique chaque fois que nous luttons l’une contre l'autre parce que je sais ce que ça représente de gagner contre elle, et de perdre contre elle, lance-t-elle. Au bout du compte, il n’y en a qu'une de nous deux qui ira aux Jeux, et j'ai toujours ça en tête quand je l’affronte.

Puisque chaque pays ne peut envoyer qu’une seule représentante par catégorie, Judo Canada ne peut que laisser le destin suivre son cours.

L'idée d’avoir un combat décisif a comme objectif de choisir celle qui sera la meilleure, un mois avant les Jeux, explique Gill. Envoyer la meilleure athlète du moment aux Jeux pour augmenter nos chances en termes de performance.

(D'après un texte de Paul McGaughey)

Avec les informations de CBC

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