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Ce footballeur québécois rêve aux éliminatoires de la NCAA

Bruno Labelle se prépare à réaliser un bloc.

L'ailier rapproché Bruno Labelle a revêtu les couleurs des Nomades du Collège Montmorency avant de prendre la route de la NCAA.

Photo : Bearcats de l'Université de Cincinnati

Des programmes de football qui n’ont pas nécessairement l’habitude des grands projecteurs se retrouvent aux côtés de la crème de la NCAA en 2020. L’Université de Cincinnati, invaincue et 7e au classement national, en est la preuve. L’ailier rapproché Bruno Labelle est aux premières loges pour constater la montée en puissance de sa troupe.

Les Bearcats ont une fiche parfaite après leurs 6 premiers matchs, cet automne, d'une saison de 10. La formation de l'Ohio, membre de l’Association athlétique américaine (AAC), est également la mieux classée parmi les universités ne figurant pas dans le prestigieux regroupement Power Five.

Il y a de l'effervescence un peu partout sur le campus, dans la ville. Ça fait quelques années qu'on ne s'est pas rendu aussi haut dans le classement [en 2009, NDLR]. Tout le monde est excité de voir où l'on va terminer, indique Bruno Labelle, débarqué à Cincinnati en 2016 et finissant dans la NCAA en 2020.

Aux dires du Québécois, la continuité est la raison principale de cette réussite qui colle au pelage des Bearcats. L'arrivée de l'entraîneur-chef Luke Fickell et de sa garde rapprochée, en 2017, rapportait déjà des dividendes depuis deux campagnes, mais jamais autant que cette année.

Les recrues formées lors de sa première saison à la barre du programme, une cohorte qui comprend Labelle, en sont à leur ultime tour de piste universitaire. Jusqu'ici, les fruits sont copieusement récoltés, assez que l'effectif s'est mis à rêver aux éliminatoires de la NCAA, regroupant les quatre premières équipes du pays.

Parmi toutes les années où j'ai joué ici, s'il y a un moment où l'on a cette chance, c'est cette saison. Il y a beaucoup de choses qui doivent arriver pour se rendre à ce point. On doit finir la saison en force, gagner le restant de nos matchs, et probablement que certaines équipes devront perdre pour nous permettre de rentrer [en éliminatoires].

Une citation de :Bruno Labelle, ailier rapproché des Bearcats de l'Université de Cincinnati
Deux joueurs de football célèbrent sur le terrain.

Bruno Labelle (droite) a attrapé au moins une passe dans chacun des trois matchs qu'il a terminés cette saison.

Photo : Getty Images / Joe Robbins

Inactif depuis la fin octobre, Labelle a capté sept ballons, dont l’un pour un touché, en trois affrontements en début de campagne. Il se classe 3e dans son unité offensive au chapitre des réceptions durant cette période. Une blessure a toutefois freiné sa progression au cours de la quatrième rencontre et l'a par la suite empêché d'enfiler l'uniforme à deux occasions.

Ça va bien, je devrais être de retour bientôt. C'est une blessure mineure au genou, rien de trop grave. C'est sûr que ce n'est pas l'idéal, le timing ne l'est pas non plus, mais ce sont des choses qui arrivent [...] Je focalise sur ma réhabilitation et mon retour au jeu, le plus tôt possible, dit Labelle, peu convaincu de reprendre le collier vendredi lorsque les Pirates de l'Université East Carolina tenteront de briser la fiche parfaite des Bearcats.

Principalement un receveur sur les terrains québécois, l'ancien représentant des Nomades du Collège Montmorency a vu son rôle offensif changer de façon assez importante dans le Midwest américain.

Statistiques de Bruno Labelle dans la NCAA :

  • 43 matchs, 17 attrapés pour des gains de 116 verges et 2 touchés;
  • champion du Military Bowl (saison 2018) contre les Hokies de l’Université Virginia Tech;
  • vainqueur du Birmingham Bowl (saison 2019) face aux Eagles de Boston College.

Je me suis développé en tant que bloqueur, c'est le plus gros atout que j'ai ajouté dans mon jeu ces dernières années, explique l'athlète de 1,93 m (6 pi 4 po) et 112,5 kg (248 lb). De plus en plus, je deviens un ailier rapproché assez complet, capable d'attraper le ballon et de faire différentes choses sur le terrain.

Parfois, les conseils proviennent de Travis Kelce, ailier rapproché émérite des Chiefs de Kansas City, qui renoue quelques fois par année avec son alma mater. Le champion du Super Bowl LIV retrouve ses jeunes homologues lors de ses visites à l'Université de Cincinnati, au plus grand bonheur de Labelle, un élève attentif lorsque Kelce prend la parole.

Le finissant des Bearcats apparaît au 17e échelon dans le premier de trois classements du Bureau de recrutement de la Ligue canadienne de football en vue du repêchage national de 2021. Le Montréalais est le seul ailier rapproché sur la liste de 20 joueurs.

L'objectif est de percer au prochain niveau, je verrai s'il y a des occasions qui s'offrent à moi dans la NFL. Mon processus de repêchage sera extrêmement important au printemps. La LCF est aussi dans le portrait, soutient Labelle.

L'intérêt des équipes professionnelles à son égard a grandi tôt dans la saison à la suite de quelques bonnes prestations. Les appels à ses représentants sont plus fréquents. C'est de bon augure avec les projecteurs qui sont bien braqués sur le programme de football universitaire de Cincinnati.

Des joueurs en blanc célèbrent un touché.

Trois ailiers rapprochés, dont Leonard Taylor (no 11) et Bruno Labelle (no 87), se partagent 30 réceptions pour des gains de 310 verges et 5 touchés dans l'unité offensive des Bearcats.

Photo : Associated Press / Mark Humphrey

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