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Michael Woods rêve déjà à Chris Froome et aux Jeux olympiques

Il lève un poing en l'air en franchissant le fil d'arrivée.

Michael Woods

Photo : Associated Press / Fabio Ferrari

Michel Chabot

Michael Woods ne voulait pas participer au Tour d’Espagne.

J’étais fatigué, raconte Woods. C’était la fin de saison et c’est dur pour ma femme, Ellie, avec notre petit bébé; elle est presque toute seule. Donc c’était difficile de partir pour trois semaines sans elles.

Finalement, il a bien fait d’y aller. Après le meilleur grand tour de sa carrière, le cycliste d’Ottawa a hâte de travailler avec le champion britannique Chris Froome, et il s'imagine déjà sur le podium à Tokyo.

Avant de parler de ses ambitieux projets, Woods a bien voulu revenir sur la Vuelta, finalement heureux d'avoir vécu cette expérience et d’avoir mis fin à son association avec la formation Education First (EF) de belle façon.

L’Ottavien de 34 ans redoutait aussi la propagation de la COVID-19 qui a fait en sorte que 2020 a été une saison bizarre.

Je n’étais pas certain que c’était une course protégée, confie-t-il. Mais, au final, c’était vraiment une belle course et c’était une bonne décision de la commencer. Ils ont gardé une bonne bulle et c’était formidable.

C’est donc un peu à reculons qu’il s’est rendu à Irún, dans le nord-est de l’Espagne, pour le départ, le 20 octobre. Or, après s’être fait une raison, il s’est fixé des objectifs, dont celui de réaliser un grand coup dès l’étape initiale. Toutefois, ses plans sont tombés à l’eau très rapidement.

J’ai chuté 20 kilomètres seulement après le départ et j’ai eu des problèmes mécaniques qui m’empêchaient de rejoindre le peloton. J’ai perdu 18 minutes alors que mon but avant la course était de gagner la première étape. J’avais vraiment le désir de m’emparer du maillot rouge de meneur et j’étais vraiment déçu après cette étape.

Michael Woods

Woods ne croyait pas en ses chances de remporter le Tour d’Espagne, mais il se savait capable de donner un bon spectacle et de s’amuser, comme lors de la septième étape, qu'il a remportée.

Et le sixième grand tour de sa carrière aura finalement été le plus beau.

J’ai gagné une étape, je suis passé proche dans deux autres, et deux coéquipiers en ont gagné une aussi. Hugh Carhty a gagné sur l’Angliru (12e étape), Magnus Cort Nielsen a remporté la 16e étape… et Carthy a fini troisième au classement général. C’était le meilleur résultat de l’équipe à la Vuelta, et un de nos meilleurs depuis que je suis avec elle.

Un nouveau chapitre

Mais voilà : après deux années avec la formation Education First, l'auteur de la troisième place à la Flèche wallonne se joindra à Israel Start-Up Nation (ISN) en 2021, une équipe avec laquelle il a signé un contrat de trois ans. Quitter ses coéquipiers le chagrine quelque peu, mais se retrouver avec l’équipe canado-israélienne le stimule au plus haut point.

Je suis très content de courir avec Israel Start-Up Nation l’an prochain. Avec Paulo Saldanha, mon entraîneur qui est là, et avec Sylvan Adams, le propriétaire de l’équipe, qui est du Québec aussi, c’est vraiment comme si je retournais chez moi. Mais c’est grâce à EF que je me suis retrouvé dans le WorldTour. Donc c’est un peu triste, mais c’est du bonheur aussi.

Michael Woods

La collaboration avec Froome

La venue de Chris Froome avec ISN est une autre raison qui motive le Canadien en vue de l'année 2021. Il espère pouvoir l’épauler au Tour de France et l’aider à y remporter un cinquième titre. Et, parole de Michael Woods, le Britannique peut revenir à sa forme des beaux jours en 2021.

Certainement. En 2019, il a eu de multiples fractures au fémur, une blessure vraiment grave, rappelle Woods. Ça lui a pris beaucoup de temps pour revenir en forme, mais il a une tête de champion, et c’est quelqu’un qui peut gagner. Je l’ai vu faire des choses incroyables et je crois qu’il peut retrouver son plus haut niveau. Même à la Vuelta, il a augmenté son niveau chaque jour, donc à mon avis, l’année prochaine, il sera là.

Un coureur sur son vélo

Chris Froome a gagné quatre fois le Tour de France

Photo : Getty Images / Anne-Christine Poujoulat

Le rêve olympique

Michael Woods, lui, caresse un grand rêve lorsqu'il pense à l’année prochaine : il se voit déjà gagner une médaille à la course sur route des Jeux olympiques de Tokyo.

C’est mon but. J’ai terminé troisième aux Championnats du monde en 2018. Cette année, j’étais 12e, mais je n’étais pas dans ma meilleure forme. J’ai manqué le Tour de France. Sinon, je crois que j’aurais été capable d’être dans le premier groupe qui a couru pour les 2e et 3e places, derrière Julian Alaphilippe. Si je fais le Tour l’année prochaine, je crois que je pourrai faire quelque chose comme ça.

Michael Woods

Pour l’heure, c’est un retour au pays que planifie la famille Woods dans les prochaines semaines. Ce sera une première occasion pour Maxine, sa fille née en janvier dernier, de venir au Canada pour visiter ses grands-parents.

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