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Mikaël Kingsbury déçu de ne pas compétitionner au Québec cet hiver

Il réalise une figure aérienne.

Le skieur acrobatique Mikaël Kingsbury à Mont-Tremblant.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Michel Chabot

Mikaël Kingsbury est déçu de la décision de déplacer l’épreuve de bosses prévue à Mont-Tremblant le 23 janvier vers Calgary, lui qui a remporté les deux dernières descentes sur la plus haute montagne des Laurentides, en plus de trois autres victoires à Val Saint-Côme, de 2015 à 2017.

C’est la seule chance qu’on a de courser devant nos amis, familles, parents, commanditaires et le monde qui nous supporte de la maison, dit le nonuple champion de la Coupe du monde. C’est dommage parce que c’est un de nos week-ends préférés chaque année. C’est sûr que je suis déçu parce que je sais qu’il y a beaucoup de bénévoles et Freestyle Canada qui travaillent vraiment fort pour nous avoir un événement.

C’est certain que c’est une déception en soi, laisse pour sa part tomber Justine Dufour-Lapointe, gagnante à Tremblant en 2018. On a presque toujours eu des Coupes du monde au Québec. C’est vraiment comme un rendez-vous pour nos partisans et nos familles. Pour nous, les Québécois, c’est un moment qu’on attend. J’ai eu des performances incroyables souvent dans ces moments-là, donc c’est clair que ça va me manquer.

L’épreuve des sauts qui devait se tenir à Val Saint-Côme le 31 janvier sera également disputée à Calgary. La situation déplaît également à Miha Fontaine. Le jeune athlète de 16 ans devra attendre au moins un an de plus avant de savourer sa première Coupe du monde chez lui.

Au moins, c’est au Canada, a déclaré avec soulagement Fontaine. Ce n’est pas le Québec, mais on va se sentir un peu à la maison. Je suis allé l’année passée pour le camp de recrues RBC. On a été voir les sites où la Coupe du monde va avoir lieu, donc ça risque d’être une belle expérience.

Skier à Calgary plaît également à Justine Dufour-Lapointe. Elle y a atteint huit fois le podium, dont deux fois sur la plus haute marche.

J’adore Calgary, s’exclame-t-elle. C’est un parcours assez spécial et difficile. Dans le milieu du parcours, il y a un angle prononcé. Ça fait en sorte que la compétition est plus relevée. Et j’adore ce type de neige, un peu glacée. Ayant grandi au Québec, j’y suis habituée et c’est peut-être un peu à mon avantage. Et être chez soi, ça fait une différence au niveau de l’ambiance.

Avec ses neuf victoires sur la piste albertaine, Mikaël Kingsbury ne se plaint pas non plus d’y aller deux fois plutôt qu’une cette saison.

C’est une piste sur laquelle je suis un peu comme Rafael Nadal quand il est à Roland-Garros. C’est une piste vraiment différente de celle du mont Tremblant. Pour mon style de ski, Calgary est un endroit où je me démarque un peu plus parce qu’elle est plus difficile.

Mikaël Kingsbury

Tremblant, c’est une piste facile, ajoute-t-il. Ça rapproche beaucoup tous les skieurs, donc c’est plus difficile pour moi de gagner là, mais c’est sûr que c’est toujours plus satisfaisant de gagner à la maison. Je ne suis pas inquiet d’aller à Calgary pour deux départs. Donc, pour moi, c’est une bonne nouvelle quand même.

Elle effectue un saut.

Justine Dufour-Lapointe

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Certains pourraient s’inquiéter pour l’avenir des Coupes du monde au Québec, tandis que d’autres préfèrent rester optimistes.

On stresse peut-être un peu pour le futur des Coupes du monde au Québec, mais je pense honnêtement que si ce n’était pas de la COVID-19, cette Coupe du monde aurait eu lieu. Freestyle Canada adore avoir des compétitions au pays pour pouvoir mousser notre sport et inciter les jeunes à s’y inscrire. Eux aussi doivent être attristés de cette nouvelle-là.

Justine Dufour-Lapointe

J’ai un bon feeling qu’on va quand même avoir une Coupe du monde en 2022, en préparation pour les Jeux, à Tremblant ou au Québec, croit pour sa part Kingsbury. En tout cas, je le souhaite bien, mais côté financier et tout ce qui se passe avec l’équipe et au Canada, pour être honnête, je ne suis pas vraiment au courant. Moi, ma job c’est de skier.

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