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Rocket de Laval : Harvey-Pinard et Alain étudient en attendant le retour du hockey

Les joueurs sont rassemblés autour de l'entraîneur

Le Rocket de Laval à l'entraînement

Photo : Radio-Canada

Michel Chabot
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alexandre Alain et Rafaël Harvey-Pinard ne chôment pas, même si la saison de la Ligue américaine de hockey (AHL) ne commencera, au plus tôt, que le 5 février 2021. Étudiants accomplis, ils profitent du temps anormalement libre dont ils disposent pour avancer dans leur parcours scolaire tout en gardant la forme.

Alain, qui a déjà deux saisons avec le Rocket de Laval derrière la cravate, veut se spécialiser dans le domaine de la santé, mais il étudie également la gestion de projet et l’entrepreneuriat.

La pandémie me donne beaucoup de temps libre et je peux avancer mes cours, dit le lauréat 2018 du prix d’excellence Guy-Lafleur dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) qui récompense la réussite tant sur le plan sportif qu’à l’école. Normalement, je suis deux cours par sessions, mais là j’en ai pris quatre.

Élu joueur-étudiant de l'année dans la LHJMQ au printemps dernier, Harvey-Pinard a obtenu son DEC en sciences de la nature durant l’été, mais son ambition d’amorcer des études universitaires en physiothérapie est pour l’instant sur la glace.

Pour l’automne, c’était serré, a expliqué le 9e choix du Canadien au repêchage de 2019. Avec l'Université McGill, on a regardé différentes possibilités pour que je puisse suivre des cours, mais il y a eu une erreur de communications. Donc là, je suis en processus pour m’inscrire à TELUQ pour la session d’hiver. Je vais suivre des cours en étudiant libre.

Il est sur la glace.

Rafaël Harvey-Pinard, porte fièrement le ''C'' de capitaine sur son chandail des Saguenéens de Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada / Vicky Boutin

Les deux jeunes hommes admettent que le footballeur Laurent Duvernay-Tardif, joueur de ligne offensive avec les Chiefs de Kansas City dans la NFL et médecin, est une grande source de motivation.

« Je ne pense pas que nous puissions encore nous comparer à lui. Il fait des choses incroyables difficiles à égaler. Mais c’est un bel exemple à suivre, de performer dans un sport de haut niveau et d’accomplir ce qu’il fait en dehors, au niveau académique, mais il en fait tellement aussi pour la communauté. »

— Une citation de  Alexandre Alain, Rocket de Laval

Garder la forme

Outre les études, les deux hockeyeurs québécois continuent de s’entraîner du mieux qu’ils le peuvent durant cette interminable pandémie. Ils doivent cependant faire preuve de créativité pour y arriver.

Avec l’expérience que j’ai eue, j’ai un peu plus de matériel chez moi, raconte Alain. J’ai beaucoup de poids, j’ai différentes machines aussi. Ça me permet de faire tout ce que je faisais au gym. Pour les patinoires, nous sommes limités à Québec et je patine un peu moins qu’à l’habitude. Mais la saison n’est pas tout de suite et la situation au Québec a le temps de changer et je ne suis pas inquiet que je puisse avoir accès à plus de glaces prochainement.

Le joueur de Québec a enfilé le chandail du Canadien dans un match préparatoire au Centre Vidéotron.

Alexandre Alain

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Moi, c’est un peu le contraire, indique Harvey-Pinard, qui a quitté le Saguenay pour s’installer à Boisbriand il y a un mois et qui patine trois fois par semaine. Pour ce qui est des gyms, je n’ai pas beaucoup de matériel. Je m’entraînais à Boisbriand et c’est complètement fermé.

« En ce moment, je vais dans la cour arrière de Joël Teasdale. On a trouvé du matériel ici et là. Nous avons un vélo stationnaire et quelques poids. Ma blonde en avait et sa tante aussi. Nous sommes allés acheter un ballon et des tapis. Nous nous entraînons quand même fort. »

— Une citation de  Rafaël Harvey-Pinard, choix de 7e tour du Canadien de Montréal en 2019

Les deux attaquants ont chacun recours à un entraîneur personnel sur glace afin d’améliorer certaines facettes de leur jeu. Ils savent pertinemment que le camp d’entraînement pourrait être court et que le temps de faire leurs preuves sera probablement réduit.

C’est sûr que ce sera un défi, fait valoir Harvey Pinard, auteur de 78 points, dont 34 buts, avec les Saguenéens de Chicoutimi lors de sa dernière saison chez les juniors. Il y a beaucoup d’attaquants en compétition. Mais même si je n’ai pas accès à tout comme c’est le cas normalement l’été, je suis capable de m’entraîner vraiment fort. Je vais arriver prêt au camp pour montrer ce que je suis capable de faire.

Pour Alexandre Alain, dont la fiche en 132 matchs dans l'AHL est de 19 buts et 33 aides, il n’y a pas d’autres solutions que d’être discipliné.

Je pense qu’il faut arriver prêt dès le jour 1 du camp et être en game shape dès le départ. C’est ce que j’essaie de faire en ce moment avec ma préparation au niveau mental et physique. Ce n’est pas une pression additionnelle. Nous sommes des athlètes qui vivons avec cette pression-là et nous nous en mettons aussi, individuellement.

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