•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le judo français s'attaque aux cas présumés d'agressions sexuelles

Un judoka marche sur un tatami.

La fédération française de judo affirme être « malheureusement concernée depuis longtemps ».

Photo : Getty Images / Franck Fife

La Presse canadienne

La Fédération française de judo a révélé qu'elle travaillait avec les autorités sportives afin de protéger les victimes d'une série de cas présumés de violences et d'agressions sexuelles.

Dans un communiqué publié lundi, dans la foulée d'une enquête du Parisien, l'organisation a déclaré qu'elle était malheureusement concernée depuis longtemps.

Le journal a fait état la semaine dernière de plusieurs cas, dont des accusations d'agression sexuelle et de viol. Une judoka a déclaré qu'elle avait été violée par son entraîneur à plusieurs occasions pendant des mois il y a une décennie, lorsqu'elle était âgée de 13 ans.

Notre fédération condamne fermement et combat toutes les violences, en particulier les violences sexuelles contre les jeunes, a annoncé la Fédération française de judo. Nous remercions les athlètes qui ont rompu le silence et ainsi permis aux victimes de s'exprimer plus librement.

L'organisation a affirmé qu'elle surveillait tous les cas mentionnés par le média français. Les accusations sont les dernières d'une série qui a secoué le sport français ces derniers mois.

En août, le ministère français des Sports avait déclaré que plus de 20 entraîneurs travaillant avec la fédération de patinage ou ses clubs avaient été identifiés à la suite d'une enquête sur des accusations d'agression sexuelle, de harcèlement ou de violence.

L'enquête avait été lancée en février à la demande du ministère des Sports, après que la décuple championne de France Sarah Abitbol eut déclaré dans un livre qu'elle avait été violée par l'entraîneur de patinage Gilles Beyer de 1990 à 1992, lorsqu'elle était adolescente.

Ses révélations ont conduit à la démission du responsable de longue date de la fédération de patinage, Didier Gailhaguet, qui a nié avoir protégé l'entraîneur.

À la suite des accusations d'Abitbol, davantage de patineurs se sont prononcés pour dénoncer la violence sexuelle des instructeurs sur une période de 30 ans.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !