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COVID-19 : quelles sont les restrictions pour le sport au Canada?

Un gardien de but de dos et d'autres joueurs autour de lui.

Des enfants jouent au hockey à Sept-Iles

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Josie-Anne Taillon

Les cas de COVID-19 sont à la hausse un peu partout au Canada. Les mesures sanitaires diffèrent d’une province à l’autre. Qu’en est-il du sport? Tour d'horizon.

Le Québec et l’Ontario sont les provinces où les restrictions sont les plus contraignantes. Il faut toutefois souligner qu’elles ont les plus grands nombres de cas.

Toutefois, si l’on compare les données par 100 000 habitants, l'Alberta dépasse l’Ontario.

En date du 28 octobre :

  • Québec : 1212 cas par 100 000 habitants
  • Alberta : 608 cas par 100 000 habitants
  • Ontario : 500 cas par 100 000 habitants
  • Manitoba : 343 cas par 100 000 habitants
  • Colombie-Britannique : 274 cas par 100 000 habitants

Le Québec a décidé de mettre sur pause jusqu’au 23 novembre tous les sports organisés dans les régions situées en zone rouge. Les salles d'entraînement sont aussi fermées et les programmes de sport-études sont possibles en respectant un système de classe-bulle.

Au moment où la deuxième vague de la pandémie se poursuit et ne montre pas encore de signe de ralentissement, plusieurs voix s’élèvent pour un changement d’approche. Il y a de plus en plus d’inquiétudes en ce qui a trait à la santé physique des jeunes et moins jeunes, mais aussi à propos de la santé mentale de la population.

Voici les grandes lignes de la reprise du sport dans les autres provinces aux prises avec une deuxième vague de coronavirus.


Ontario

Alors que le Québec utilise un système de couleur pour mesurer le niveau de risque de propagation du coronavirus dans chaque région, l’Ontario a un système de déconfinement en trois étapes.

Les régions du Grand Toronto, de Peel, de York et d’Ottawa sont celles où il y a le plus d’éclosions et sont toujours coincées à l’étape 2.

Ce qui n’est pas permis :

  • aucun sport de contact n’est autorisé;
  • les gymnases et les salles d’entraînement sont fermés jusqu’au début novembre;
  • les vestiaires et douches des autres installations sont fermés;
  • les saisons de sport scolaire au secondaire ont été annulées pour l’automne et l’hiver;
  • les championnats universitaires provinciaux ont été annulés;
  • la ligue de hockey mineur du Grand Toronto a reporté sa saison jusqu’au 1er janvier.

Ce qui est permis :

  • entraînement dans un lieu dédié à des athlètes qui sont chapeautés par une fédération sportive, par exemple une école de boxe ou de karaté;
  • les écoles de danse sont autorisées à donner des cours, mais avec un maximum de 10 personnes à l’intérieur, professeur inclus, en respectant le deux mètres de distanciation physique;
  • les sports d’équipe sont limités à des entraînements sans contact à l’extérieur, en respectant la distanciation physique.

Alberta

L’Alberta a également opté pour un plan de relance en trois étapes. La province est à l’étape 2 depuis juin. Les cas augmentent surtout dans les villes de Calgary et d'Edmonton.

Pour la pratique du sport, l’Alberta a décidé d’utiliser un système de bulles. Les autorités publiques recommandent à la population de se limiter à trois bulles maximum.

  • Par exemple, une personne pourrait avoir une bulle où elle fréquenterait sa famille proche, une autre serait l’école ou le travail et la dernière pourrait être une équipe sportive.
  • Les sports organisés où il est difficile de respecter les deux mètres de distanciation physique doivent créer des bulles de 50 personnes maximum, y compris les entraîneurs et les joueurs, et tous résider dans la même région.
  • Les grands rassemblements sportifs ne sont pas permis, mais il peut y avoir des exceptions comme l'a été la bulle des séries éliminatoires de la LNH. Le Championnat du monde de hockey junior aura aussi lieu à Edmonton à compter du 25 décembre.
  • Pour ce qui est des gymnases et des salles d’entraînement, ils peuvent ouvrir, mais avec des restrictions.

Manitoba

Le Manitoba s’est doté d’un code de couleurs, allant du vert au rouge, comme le Québec.

À l'heure actuelle, la Ville de Winnipeg est en zone orange.

  • Les autorités ont demandé à chaque fédération sportive de se doter d’un plan pour la reprise du sport. Chaque discipline a donc ses spécificités, mais en respectant minimalement les deux mètres de distanciation physique, un protocole de désinfection et le port du masque. La bonne foi des organisations est au cœur du système.
  • Les gymnases et salles d’entraînement sont toujours ouverts, mais avec un nombre maximal de personnes à l’intérieur.
  • La plupart des ligues mineures peuvent continuer d’offrir des entraînements et des matchs. Les limites concernent davantage le nombre de spectateurs qui peuvent y assister que les participants eux-mêmes.

Par exemple, au hockey, les arénas doivent limiter le nombre de personnes à l’intérieur à 25 % de leur capacité. Un seul parent par enfant est autorisé à entrer dans le bâtiment. Les participants doivent arriver tout au plus 30 minutes avant leur entraînement. Les vestiaires sont accessibles.

Le gardien de but fait face au reste des joueurs sur une patinoire intérieure.

Des jeunes joueurs de hockey mineur

Photo : Getty Images / Francis Black

  • Aucune compétition n’est permise avant le 1er janvier au hockey, mais les matchs avec contact sont autorisés.
  • La saison de football scolaire au secondaire a été annulée cet automne, alors que pour le hockey, certaines écoles ont décidé d’aller de l’avant et d’autres, non.
  • Pour tous les sports, aucun match ou compétition ne peut avoir lieu entre les différentes zones. Donc une équipe en zone orange ne peut affronter une autre d'une zone jaune.

Colombie-Britannique

La Colombie-Britannique est à la phase 3 de son plan de déconfinement en quatre étapes. Le nombre de cas de COVID est à la hausse et les rassemblements privés sont montrés du doigt.

Pour ce qui est du sport, la province a plutôt décidé de classer les disciplines selon leur niveau de risque de propagation.

  • Par exemple, des sports comme le volleyball ou le baseball sont dans le groupe B. Des matchs peuvent donc avoir lieu au sein d’une même bulle de 100 personnes.
  • Toutefois, des sports avec un peu plus de contacts, tels que le soccer ou le hockey, sont classés dans le groupe C. Des matchs peuvent aussi avoir lieu, mais la bulle est cette fois de 50 personnes.
  • Aucune compétition avec des athlètes d’autres provinces n’est permise.
  • Les salles de sport sont ouvertes avec un nombre maximum de personnes à l'intérieur et les autorités recommandent l'utilisation d'un système de réservation. Les vestiaires et les douches sont accessibles.

La médecin hygiéniste en chef de la province, la Dre Bonnie Henry, encourage la pratique du sport. Elle recommande que les jeunes n’en pratiquent qu’un seul pour réduire la transmission communautaire.

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