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Ivanie Blondin et l’équipe nationale emballées à l’idée de retrouver un anneau de vitesse

Les patineurs s'entraîneront à Fort Saint-John, leur anneau de Calgary victime d’un bris mécanique en septembre

Ivanie Blondin

Ivanie Blondin

Photo : Associated Press / Sergei Grits

Simon Cremer

Ils n’ont pas de compétition au programme et, comme tout le monde, ils doivent s’adapter à la réalité du coronavirus. Au moins, les patineurs de longue piste pourront renouer avec leur spécialité. Ivanie Blondin a livré ses impressions sur la situation au micro de Radio-Canada Sports.

Comme leur anneau de vitesse de Calgary est inutilisable à cause d’un bris mécanique, les patineurs se rendront cette semaine à Fort Saint-John, une petite ville de 20 000 habitants au nord-est de la Colombie-Britannique, où un anneau de vitesse couvert les attendra.

Je suis vraiment contente, a reconnu d’emblée Blondin. Ça fait plus d’un mois qu’on a été sur la glace à Calgary, c’est difficile de voir les autres pays faire des compétitions.

Je crois qu’on est vraiment chanceux d’avoir été acceptés par la Ville de Fort Saint-John, ça a été un long processus de pouvoir y aller, on est chanceux de pouvoir pratiquer notre sport alors que beaucoup d’athlètes au Canada qui ne sont pas capables, alors je suis vraiment contente!

Les champions du monde Blondin, Graeme Fish et Ted-Jan Bloemen font partie de 50 personnes qui vont se diriger vers le nord de la province pour un camp d’entraînement qui commencera le 1er novembre.

Entre-temps, les patineurs ont dû faire des entraînements sur courte piste.

Tout le monde a hâte d’y aller. Le moral a remonté depuis qu’on a su qu’on pourra patiner. Je pense qu’on a tous très hâte de patiner en longue piste. Ceux qui n’ont pas fait de courte piste dans leur carrière ont trouvé ça un peu difficile, je crois.

Pour moi ou Valérie Maltais, qui venons du courte piste, c’était plus facile. Je pense que tout le monde a très hâte d’être sur l’anneau. En longue piste, la plus grosse différence, c’est la technique. Ça m'a pris des années à perfectionner ma technique en longue piste, maintenant j’ai peur d’en avoir perdu… C’est amusant, mais maintenant je veux faire du longue piste!

L’équipe obéira à un protocole strict pour éviter la propagation de la COVID-19.

Demain, on a un test. Ce sera mon premier test COVID, heureusement pas par le nez, après ça on rentre dans une bulle. On ne pourra pas magasiner, faire l’épicerie, etc. On se prépare pour ça maintenant, on va faire la route jusqu’à Fort Saint-John, qui est à 900 km à peu près.

C’est long, mais je viens de faire Ottawa à Calgary, alors je pense que je suis prête! Une fois rendus là-bas, on aura des restrictions, on va porter des masques partout même sur la glace. Ce qui n’est pas anormal pour nous. On fait du courte piste en ce moment avec des masques, mais même avant on s’entraînait avec des masques. Ce n’est pas un gros changement.

Si on n’a pas deux mètres de distance, comme quand on fait de l’aspiration ou quand on s’entraîne en groupe, on fait beaucoup de tours. Donc, il faut porter des masques pour se protéger, même si l’équipe est déjà dans une bulle.

Elles forment une file sur la glace.

Ivanie Blondin, Keri Morrison et Isabelle Weidemann de l'équipe canadienne de poursuite par équipe

Photo : Radio-Canada

L’équipe nationale n’a pas de compétition au programme avant 2021 en raison de la pandémie. S’il fallait que l’anneau de Calgary soit inutilisable, il a bien choisi son moment.

On prend peut-être un peu de retard, mais en même temps on ne s’en fait pas trop avec ça, je pense qu’on est chanceux de ne pas avoir de Coupes du monde en ce moment. Normalement, on serait déjà en Europe ou presque.

Sans compétition avant, au mieux, le mois de janvier, et des Jeux olympiques toujours prévu au début de 2022, l’incertitude pèse sur l’équipe canadienne.

Tout le monde est dans le même bateau. J’ai parlé à des patineurs d’autres pays et on ne sait pas ce qui va se passer avec cette année ou l’an prochain. On s’entraîne en vue des Jeux, en espérant que ça va se passer.

Ivanie Blondin

C’est sûr que c’est stressant, on a de bonnes et de moins bonnes journées, mais il faut se focaliser sur le but, et le but c’est les Olympiques. On s’entraîne d’autres manières, sur le vélo, en courte piste, en musculation. C’est tout ce qu’on peut faire en ce moment. Je pense que tout le monde a très hâte d’être sur l’anneau.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Portrait de la patineuse

Ivanie Blondin a hâte de revenir à un anneau de vitesse

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Avec les informations de La Presse canadienne

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