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Le Canada tente de rester parmi l'élite en vue des JO de 2022 malgré la pandémie

Les deux sautent dans leur bobsleigh après la poussée de départ

Justin Kripps et Cameron Stones

Photo : Getty Images / Matthias Hangst

La Presse canadienne

Le bobeur canadien Justin Kripps espère pouvoir trouver son élan pendant la prochaine saison. Mais ce qu'il en tirera sera essentiellement dicté par la pandémie de COVID-19.

J'ai l'impression que de nombreuses options s'offrent à nous, mais il faudra en choisir une, a évoqué le champion olympique originaire de Summerland, en Colombie-Britannique.

Ce que nous tentons de garder en tête, comme la plupart des gens, c'est notre flexibilité, car nous devrons être parés à toute éventualité en très peu de temps, a-t-il ajouté.

La pandémie a mis à l'épreuve la capacité du Canada à demeurer parmi l'élite mondiale dans les sports d'hiver, en vue des Jeux olympiques de Pékin en 2022.

Le Canada fait partie du top 5 au tableau des médailles de chaque édition des Jeux olympiques d'hiver depuis 1998 et du top 3 au chapitre des médailles d'or aux Jeux paralympiques d'hiver depuis 2010.

La troisième saison d'un cycle olympique qui en compte quatre est toujours déterminante.

C'est une saison au cours de laquelle les athlètes peuvent se qualifier pour les JO grâce à leurs résultats en Coupe du monde ou aux Championnats du monde.

Justine Dufour-Lapointe sur la piste olympique

Justine Dufour-Lapointe sur la piste olympique de Pyeongchang, en 2018 (Photo : Getty Images/Cameron Spencer)

Photo : Radio-Canada

Cette saison permet souvent de repérer les athlètes qui peuvent aspirer au podium olympique ou paralympique, et ce qu'il manque à certains pour y monter.

C'est une année cruciale, a insisté le directeur général de Ski acro Canada Peter Judge.

La difficulté d'accéder à des séances d'entraînement et à des sites de qualité, alors que des restrictions de voyage sont en vigueur un peu partout sur la planète - sans compter les quarantaines obligatoires, les délais et les nombreuses compétitions internationales annulées -, rend la situation très difficile pour les athlètes.

Chaque situation est très complexe présentement, a reconnu le directeur sportif du Comité olympique canadien, Eric Myles.

Avantage Europe

Les fédérations internationales de sports de glisse et sur neige sont pratiquement toutes situées en Europe, où se sont déroulées la plupart des compétitions pendant la pandémie.

La plupart des escales nord-américaines ont été rayées des calendriers internationaux. Le Canada a perdu l'avantage du terrain dans plusieurs disciplines, dont le patinage de vitesse, la luge, le ski alpin, le ski cross et le patinage artistique.

Ils patinent l'un derrière l'autre.

Samuel Girard (à gauche) et Charles Hamelin au 1500 m aux JO de Pyeongchang. Photo : La Presse canadienne/Paul Chiasson

Photo : Radio-Canada

Le ski acrobatique, le surf des neiges, le patinage artistique, le patinage de vitesse et les sports de glisse ont rapporté 26 des 29 médailles canadiennes aux Jeux d'hiver de Pyeongchang, en Corée du Sud, en 2018.

Mais les mauvaises nouvelles continuent de s'accumuler.

Toutes les épreuves de patinage de vitesse pour le reste de 2020 ont été annulées, ce qui signifie que les patineurs canadiens seront confinés à la maison jusqu'en 2021.

L'Union internationale de patinage songe à établir des bulles européennes afin de terminer la saison en 2021.

L'équipe canadienne de ski alpin a pris part à la première étape de la saison de Coupe du monde le week-end dernier à Sölden, en Autriche.

Les planchistes et les bosseurs ont participé à leurs camps d'entraînement respectifs à Saas-Fee et Zermatt, en Suisse, avant que le pays ne décrète que tous les Canadiens qui y entrent doivent obligatoirement respecter une quarantaine de 10 jours.

Un skieur acrobatique vêtu de blanc prend la pose sur une piste devant le mont Cervin en Suisse.

Mikaël Kingsbury à Zermatt en Suisse

Photo : Instagram Mikaël Kingsbury

Direction l'ouest canadien

Heureusement pour les représentants de l'unifolié, le Canada compte sur un riche héritage sur le plan des infrastructures grâce aux Jeux olympiques de Calgary en 1988 et de Vancouver/Whistler en 2010.

Ces sites pourraient devenir le plan B de nombreux athlètes s'ils restent coincés au pays pour une partie de la prochaine campagne.

Snowboard Canada et Ski acro Canada travaillent présentement avec WinSport, situé à Calgary, afin que ce site devienne le lieu d'entraînement des équipes nationales, si nécessaire.

Si tout éclate cet hiver, même si nous sommes coincés ici, et même si nous ne pouvons participer à des compétitions à l'étranger, alors nous nous rabattrons sur nos infrastructures de classe internationale, a expliqué Judge.

Ces fédérations tentent également de faire de WinSport une bulle internationale en vue des épreuves de Coupe du monde de surf des neiges et de ski acrobatique, en mars 2021.

Par ailleurs, les installations des équipes canadiennes de patinage de vitesse sur courte piste situées à Montréal ont été fermées à cause de la recrudescence du nombre de cas de COVID-19 au Québec.

C'est épeurant de constater que nos équipes ne peuvent patiner en ce moment, a évoqué la directrice générale de Patinage de vitesse Canada, Susan Auch. C'est un véritable problème.

C'est une autre pause forcée, après une période de six à huit mois qui a été très difficile pour nous, a-t-elle ajouté.

Des solutions sont présentement étudiées pour accueillir ces deux équipes de courte piste et de longue piste, qui comptent au total environ 80 personnes. On songe notamment à l'anneau de glace couvert de Fort St. John, en Colombie-Britannique.

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