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« Nous sommes entraînés à ne pas dire ce qui ne va pas » - DeMar DeRozan

Gros plan d'un joueur de basketball pensif sur le banc de son équipe

DeMar DeRozan a admis en 2018 souffrir de dépression

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Aux yeux de plusieurs, DeMar DeRozan aurait dû être le plus heureux des hommes en février 2018. Multimillionnaire à 28 ans, il allait participer à son quatrième match des étoiles chez lui, à Los Angeles.

Celui qui portait alors les couleurs des Raptors de Toronto a pourtant laissé échapper une phrase qui en disait long sur son état d’esprit : Cette dépression prend le dessus sur moi…

DeRozan dit avoir reçu beaucoup d’appui au moment de sa déclaration et depuis, il est devenu une sorte de porte-parole pour la santé mentale. Il n’hésite plus à s’ouvrir avec l’espoir de venir en aide à ceux qui en auraient besoin.

Mardi, il participait à un colloque sportif organisé pour la 11e fois par espnW, le réseau consacré au sport féminin aux États-Unis.

Se retrouvant au sein d'un panel avec la patineuse artistique Gracie Gold et la coureuse Molly Seidel, qui ont aussi vécu des épisodes de dépression, le joueur des Spurs de San Antonio a souligné qu'il lui avait fallu du temps avant de pouvoir s’ouvrir.

Si je vous disais que j’y ai longtemps pensé et que je savais que je pouvais aider les gens, je vous mentirais, a-t-il dit.

Ça a été une réaction impulsive. C’est un de ces moments où j’ai frappé le mur et je suis allé sur Twitter. Je me suis réveillé le lendemain avec un déferlement de réactions que je n’attendais pas.

Depuis ce temps, je dis ce je pense, ce que je ressens et je raconte ce s’est passé dans ma vie. Ça me fait aussi beaucoup de bien de voir que ça peut aider les gens.

DeMar DeRozan, attaquant des Spurs de San Antonio

Rester sain de corps et d’esprit en période de pandémie

Ce printemps, la NBA a pensé à DeMar DeRozan quand est venu le temps de parler de santé mentale pendant le confinement.

Il a participé à une session en direct sur Facebook en compagnie d’une psychologue. Ensemble, ils ont parlé de ce qu’on pouvait faire de positif pendant qu’on était isolé, comme utiliser nos outils technologiques pour rester en contact avec nos proches ou encore continuer à bouger.

DeRozan revient souvent sur l’aspect positif des choses.

On vit dans un monde vraiment dur, souligne-t-il. Quand on ouvre la télé, on y voit tellement de choses négatives. Il y a tellement de choses qui se passent et qui peuvent nous affecter inconsciemment et nous déprimer.

J’essaie de traiter tout le monde de la même façon et de toujours aborder les choses de façon positive. Tu ne sais jamais ce que les gens vivent.

Nous sommes tellement bons pour raconter des petits mensonges. Quand on croise quelqu’un, on lui demande comment il va ou l’inverse, et la première chose qu’on va dire, c'est "super" ou encore "ça va bien". Nous sommes tellement bien entraînés à ne pas dire ce qui ne va pas, notamment pour ne pas être un poids pour l’autre. Mais parler peut soulager.

DeMar DeRozan

DeRozan a grandi dans un quartier dur de Los Angeles, où les gangs régnaient et les fusillades étaient monnaie courante. Des amis et des membres de sa famille en ont souffert.

Après avoir été une étoile sportive à l’école secondaire, il a choisi de se joindre à l’Université de la Californie du Sud (USC), mais il n’y a passé qu’une saison, préférant passer directement chez les professionnels pour pouvoir aider sa mère.

Les Raptors l’ont choisi au premier tour en 2009 et il est devenu la fondation de cette équipe, qui a remporté le championnat sans lui en 2019, puisqu’il avait été cédé aux Spurs l'été précédent dans l'échange de Kawhi Leonard.

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