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Dopage : abandon des poursuites contre la championne du monde du 400 m

Agenouillée, les mains au sol, Salwa Eid Naser est très surprise à l'arrivée du 400 m des championnats du monde de 2019, à Doha.

Salwa Eid Naser à l'arrivée du 400 m des championnats du monde de 2019, à Doha.

Photo : Getty Images / Alexander Hassenstein

Agence France-Presse

La Bahreïnie Salwa Eid Naser, championne du monde du 400 m en titre, avait été suspendue provisoirement en juin pour manquements à ses obligations de localisation antidopage. Elle a été blanchie par le tribunal disciplinaire de la Fédération internationale d’athlétisme (World Athletics), annonce l'Unité d'intégrité de l'athlétisme (AIU) mardi.

L'un des manquements à ses obligations de localisation antidopage qui lui reprochait l'AIU a été annulé par le tribunal, qui abandonne donc les poursuites contre l'athlète de 22 ans. Cette dernière risquait deux ans de suspension.

Salwa Eid Naser (22 ans), déjà vice-championne du monde en 2017, est entrée dans l'histoire en 2019 à Doha (Qatar) en réalisant le 3e chrono de tous les temps sur le tour de piste (48 s 14/100).

La Nigériane d'origine, qui a pris la nationalité de son père en 2014, avait devancé la favorite bahaméenne Shaunae Miller-Uibo (48,37) avec une vitesse que l'on n'avait pas vue depuis 34 ans et le record du monde de l'Allemande de l'Est Marita Koch en 1985 (47,60).

Salwa Eid Naser fait une progression fulgurante depuis les Jeux olympiques de Rio en 2016 (éliminée en demi-finales à 18 ans) avec une amélioration de près d'une seconde par saison.

Les sportifs de très haut niveau sont soumis à de scrupuleuses obligations de localisation (adresse, stages, entraînements, compétitions), devant en plus renseigner chaque jour un créneau d'heure et de lieu afin de pouvoir être testés de façon inopinée.

Trois manquements à ces obligations (un contrôle manqué ou des renseignements imprécis) en moins d'un an sont passibles de deux ans de suspension.

L'AIU reprochait quatre manquements à Salwa Eid Naser : une erreur de renseignement (datée du 1er janvier 2019) et trois contrôles manqués les 12 mars 2019, 12 avril 2019 et 24 janvier 2020.

Le tribunal a décidé de rejeter le contrôle manqué d'avril 2019. Les trois manquements restants s'étalent ainsi sur plus d'un an, rendant une sanction impossible.

L'AIU indique avoir 30 jours pour faire éventuellement appel de cette décision devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).

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