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Neige et coronavirus sur la route du maillot rouge au Tour d'Espagne

Une statue représentant un cycliste en plein effort est recouverte de neige.

Le Géant, statue installée au sommet du Tourmalet, le 11 octobre 2020.

Photo : Facebook/Valérie Clech

Agence France-Presse

La double menace de la COVID-19 et de la neige plane sur le Tour d'Espagne, transformé en course d'obstacles pour les aspirants au maillot rouge. À commencer par Primoz Roglic, grand battu du Tour de France et vainqueur de l'édition 2019, qui s'élance avec le dossard de favori mardi à Irún, dans le Pays basque.

À la situation sanitaire incertaine et changeante, illustrée par le quasi-bouclage de Madrid, où la Vuelta doit se conclure le 8 novembre, est venue s'ajouter l'hypothèque de la météo.

Reporté de deux mois et raccourci de ses trois étapes initiales prévues aux Pays-Bas en raison de la pandémie, le 75e Tour d'Espagne tremble déjà de froid.

À une semaine du grand départ, la neige a recouvert le Tourmalet (2115 m d'altitude), théâtre de l'arrivée de la sixième étape dimanche et premier moment de vérité de cette Vuelta. De quoi épaissir le brouillard autour de la dernière course de trois semaines de l'année.

Toujours en cours, le Giro a perdu deux de ses favoris, Simon Yates et Steven Kruijswijk, sur tests positifs au coronavirus. Et par précaution, leurs équipes, dont Jumbo, celle de Roglic, se sont retirées du Tour d'Italie.

Une situation à laquelle doit se préparer le Tour d'Espagne. Pour éviter les risques, neuf ascensions seront interdites au public, dont les sept arrivées au sommet.

La recette, appliquée lors du Tour de France, là où le virus circulait le plus, lui avait permis de passer entre les gouttelettes.

Les deux épreuves ont en commun d'être organisées par Amaury Sport Organisation (ASO). De quoi espérer un scénario similaire dans la péninsule ibérique? Pas au classement général, doit songer Primoz Roglic.

Le champion de Slovénie, déchu du maillot jaune à la veille de l'arrivée de la Grande Boucle à Paris après onze jours dans l'étoffe dorée, a un douloureux souvenir à reléguer dans la cave de ses pensées, avant de remettre son vélo au garage pour de bon en 2020.

Avec deux équipiers de luxe, Sepp Kuss et George Bennett, et Tom Dumoulin en comeneur, Roglic peut compter une nouvelle fois sur une solide équipe à son service.

Notre équipe se présente au départ avec deux favoris pour la victoire finale, dont le tenant du titre, plastronne son directeur sportif Grischa Niermann. On peut être sûrs que les autres équipes nous surveilleront.

Au premier rang desquelles, Ineos. L'ex-Team Sky, dépassé par les hommes en jaune et noir en France, se déplace en Espagne avec le lauréat du Giro 2019 Richard Carapaz en meneur, accompagné de l'homme aux quatre Tours de France, Chris Froome, qui y dispute sa dernière course sous le maillot de l'équipe britannique.

James Piccoli, l'un des deux Canadiens de cette Vuelta (avec Michael Woods) et futur coéquipier de Froome au sein d'Israel Start-Up Nation, participera, lui, à son premier grand tour.

Au-delà du duel Jumbo-Ineos, l'étonnant Alexandr Vlasov peut créer la sensation dans une Vuelta habituée aux vainqueurs inattendus (Aru en 2015, Horner en 2013). Le jeune Russe de 24 ans, une des révélations de cette saison (podium du Tour de Lombardie, victoires dans le Tour d'Émilie et le Mont Ventoux Dénivelé Challenge), s'est reporté sur l'Espagne après son abandon dès la deuxième étape du Giro.

À domicile, Movistar a une carte à jouer avec l’Espagnol Enric Mas, surprenant 5e du Tour de France, qui sera épaulé par le vétéran Alejandro Valverde.

Et si, plus encore que d'ordinaire avec ce calendrier condensé, la Vuelta doit tourner à la consolante de la Grande Boucle, pourquoi ne pas imaginer Thibaut Pinot s'illustrer, après la déception du Tour, où une chute dès le premier jour a ruiné ses ambitions.

Il ne faudra pas de retard à l'allumage en Espagne. Une arrivée au sommet ouvre le Tour d'Espagne avec une montée finale de 5,3 km et 7,7 % de pente moyenne à Eibar dès mardi.

Les trois premières étapes sont montagneuses, observe Grischa Niermann. Donc, il faudra être fort dès le départ. La 6e étape arrive ensuite. Selon moi, c'est l'étape reine, avec son arrivée au col du Tourmalet. [...] À mon avis, la semaine la plus importante de la Vuelta sera la première semaine.

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