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Analyse

Les meilleurs contre les meilleurs en Série mondiale

Il est sur un monticule.

Le releveur Peter Fairbanks lève les bras après avoir assuré la victoire des Rays de Tampa Bay lors du septième match de la série de championnat de l'Américaine.

Photo : Getty Images / Ezra Shaw

En cette année où rien n’était prévisible, les Rays de Tampa Bay et les Dodgers de Los Angeles, les deux meilleures équipes de la saison 2020 des majeures, vont s’affronter en Série mondiale.

Même quand on devait jouer 162 matchs plutôt que 60, les Dodgers étaient parmi les grands favoris en raison de la profondeur au sein de leur formation.

Après avoir dominé la saison écourtée avec 43 victoires, les Californiens ont balayé les Brewers de Milwaukee et les Padres de San Diego avec cinq victoires consécutives pour accéder à la série de championnat de la Ligue nationale contre les Braves d'Atlanta.

C’est à ce moment qu’ils ont eu besoin de leur profondeur. En recul 1-3 dans la série, ils ont signé trois autres victoires d’affilée pour arracher leur présence en Série mondiale.

Ils auront probablement besoin de toutes leurs ressources pour venir à bout des jeunes et vigoureux Rays, qui ont éliminé les vilains Astros de Houston en série de championnat.

Avec Tampa Bay, c’est souvent tout ou rien.

L'équipe que Stephen Bronfman aimerait avoir en garde partagée a frappé un sommet de 25 circuits en 14 matchs éliminatoires. Mais les Rays se sont élancés dans le vide plus souvent que toute autre équipe avec 150 retraits au bâton.

Au monticule, les Rays sont imposants et intimidants.

Ils ont huit lanceurs de 1,96 m (6 pi 5 po) ou plus qui lancent avec force, ce qui se traduit par beaucoup de retraits sur des prises, mais aussi de nombreux buts sur balles.

Leur gérant Kevin Cash a déjà parlé de son groupe de releveurs comme d'une bande de gars qui peuvent tous lancer à 98 milles à l’heure. Et quelques-uns qui peuvent atteindre 100 milles à l'heure.

Bref, la performance en séries des Rays illustre bien le baseball d’aujourd’hui : beaucoup de circuits et de retraits sur trois prises.

Ça ne peut continuer ainsi… Ou peut-être que si

Clayton Kershaw est le meilleur lanceur des Dodgers depuis plus de 10 ans. Ses statistiques se comparent à celles du grand Sandy Koufax, l'un des plus grands artilleurs de l’histoire de l’équipe.

Mais Koufax, nommé joueur par excellence de la Série mondiale à deux occasions, et les Dodgers ont gagné trois championnats.

Kershaw n’a qu’une victoire à ses quatre premiers départs en Série mondiale et sa moyenne de points mérités grimpe de 2,43 à 5,40…

Un lanceur dans sa motion, la balle dans sa main gauche.

Les statistiques de Clayton Kershaw ne sont pas reluisantes en Série mondiale.

Photo : La Presse canadienne

Si Kershaw ne joue pas à la hauteur de sa réputation, le releveur Julio Urias, lui, lance peut-être un peu au-dessus de ses moyens.

Il n’a toujours pas perdu en 2020. Pas de défaite en saison ou en matchs éliminatoires, ni même au camp d'entraînement!

Urias a signé quatre victoires depuis le début des séries, dont celle lors du match décisif contre les Braves. Il n’a accordé qu’un petit point mérité en 16 manches au monticule.

Sa domination rappelle un peu celle d’un autre gaucher mexicain, Fernando Valenzuela.

Vous ne vous souvenez pas de lui? Il a signé la victoire qui a éliminé les Expos lors de la série de championnat en 1981…

En attaque, Corey Seager a été nommé joueur par excellence de la série de championnat grâce à ses cinq circuits, un record de la Ligue nationale.

Mais il faut toujours avoir l'œil sur Mookie Betts, qui est peut-être le joueur le plus polyvalent de cette Série mondiale.

Acquis des Red Sox de Boston avant le début de la saison, Betts est peut-être l’élément qui manquait aux Dodgers lors de leurs récentes visites à la Série mondiale. Il peut les faire gagner avec son bâton, ses jambes et son gant.

Du côté des Rays, c’est Charlie Morton qui est le partant dominant depuis le début des séries. Trois victoires, aucune défaite et un seul point mérité en 15 2/3 manches. Bref, il a pratiquement les mêmes statistiques qu’Urias depuis la fin de la saison.

Au bâton, personne n’a fait mieux que Randy Arozarena.

Le Cubain de 25 ans, qui n’a même pas 100 présences officielles au bâton dans les Ligues majeures, a frappé sept circuits et maintenu une moyenne de ,382 depuis le début des matchs éliminatoires.

Les Dodgers, avec la plus grosse masse salariale du baseball ou presque, sont favoris.

Les Rays, avec la 28e, sont négligés.

Mais c’est sur le terrain que ça se joue. En terrain neutre, au stade des Rangers du Texas.

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