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Il n’y a pas de magie au tennis

Le mouvement flou d'une raquette d'un joueur qui fait un service au tennis.

Félix Auger-Aliassime

Photo : AP / Martin Meissner

Les mots du titre de ce texte sont ceux de l’entraîneur Frédéric Fontang. Avec Guillaume Marx, Fontang entraîne et accompagne Félix Auger-Aliassime aux quatre coins du monde depuis des années.

Dimanche, Fontang était de retour dans sa chambre d’hôtel environ une heure après la défaite du Québécois en finale du tournoi de Cologne contre Alexander ZverevL’équipe d’Auger-Aliassime n’a pas l’habitude de traîner sur le site des tournois, surtout après une défaite. 

Le Québécois participait à Cologne à sa sixième finale d’un tournoi ATP. Rares sont les joueurs qui peuvent se vanter d’un tel palmarès à 20 ans seulement. Son compatriote Denis Shapovalov, par exemple, même s’il est plus vieux et mieux classé qu’Auger-Aliassime, n’en a atteint que deux et n'en a gagné qu'une seule.

Le Québécois, lui, a quitté chaque finale avec le prix du finaliste. Chaque fois, il a fallu digérer la défaite.

Félix court après ce premier titre et c’est sûr que ça nous impose une pression supplémentaire. Il ne faut pas s’en cacher, explique Fontang en entrevue à Radio-Canada Sports. D’un autre côté, il joue des finales contre des adversaires de grande qualité comme Zverev, Stefanos Tsitsipas, Gaël Monfils ou encore Matteo Berrettini, tous des joueurs du top 10 mondial. Même s’il joue de très grosses parties, il n’est pas sûr de gagner contre eux.

Dimanche, la logique a été respectée. Zverev, le plus costaud sur le terrain, a remporté un 12e titre en 20 finales. Ce constat, c’est aussi celui de Guillaume Marx. Bien sûr, Auger-Aliassime aurait pu mieux jouer, mais impossible d’écarter complètement le joueur en face. 

Alexander Zverev, à gauche, sert la main de Félix Auger-Aliassime après leur finale à Cologne.

Alexander Zverev, à gauche, sert la main de Félix Auger-Aliassime après leur finale à Cologne.

Photo : Associated Press / Martin Meissner

Est-ce que Zverev a été trop bon ou Félix a mal joué? Je dirais un peu des deux, confie Marx. L’un est toujours lié à l'autre. Zverev a mis beaucoup de pression en brisant son service d’entrée de jeu, ce qui fait que Félix a dû forcer les choses et quand on force les choses, on commet plus d’erreurs. Il n’est pas si loin que ça, mais Zverev est encore un meilleur joueur. Félix va continuer à progresser et finira par gagner des tournois et certainement des plus gros.

Ces mots sont d’ailleurs exactement les mêmes que ceux prononcés par Alexander Zverev tout juste après sa victoire. Les deux joueurs se connaissent bien et se sont entraînés à plusieurs reprises ensemble à Monaco durant l’arrêt du circuit plus tôt cette année.

Félix a essayé de tenir les échanges et d’accélérer un peu plus, mais il n’a pas trouvé la solution, analyse Frédéric Fontang. Il faut accélérer encore un peu et être un peu plus patient. Ce n’est pas facile à faire avec un adversaire en face qui avance aussi et qui fait des points au service. C’est le travail en dehors des tournois qui fait qu’on élèvera notre jeu moyen partout.

L’important, c’est de s’améliorer et de mieux jouer en finale, ajoute Marx. Les résultats, c’est ce qu’on regarde à la fin, mais notre travail et son travail, c’est de continuer à s’améliorer. Il n’y a pas de fatalité dans le sport. Un moment donné, ça passera.

Une semaine encourageante

Au-delà de l’amertume de la défaite, la semaine de Félix Auger-Aliassime à Cologne lui aura permis d’attaquer la dernière portion de la saison sur des bases plus positives, après un bref et difficile passage sur la terre battue. 

Éliminé en trois manches dès le premier tour à Roland-Garros, le 22e joueur mondial n’a remporté qu’un match en trois tournois sur l’ocre.

On a eu une période sur terre battue un peu difficile, alors il faut profiter de ce rebond dans son jeu pour continuer et se projeter vers l’avant, assure Guillaume Marx. C’est dans cet état d’esprit que l’équipe est en ce moment.

Avant d’être battu pour la troisième fois en trois matchs par Zverev, Auger-Aliassime a inscrit une victoire importante samedi. Il a pris la mesure de l’Espagnol Roberto Bautista Agut, le 13e mondial qui l’avait battu en finale de la Coupe Davis en novembre dernier à Madrid. 

Un joueur de tennis, vêtu de blanc, gris et jaune, frappe un service sur un terrain gris.

Félix Auger-Aliassime

Photo : Getty Images / Christof Koepsel

Samedi, le Québécois a su trouver les failles dans une armure qui n’en montre pas beaucoup. L’attaquant pur a eu le dessus en trois manches sur le spécialiste de la défense et sur une surface plutôt lente de surcroît.  

Battre des joueurs comme Bautista, qui sont des gros paniers, ça prouve que Félix continue à progresser, explique Frédéric Fontang. Ce n’est pas facile pour un jeune attaquant de battre ce type de joueur et c’est très positif. On regarde vers l’avant.

Auger-Aliassime va demeurer à Cologne encore quelques jours, puisqu’un deuxième tournoi ATP 250 en deux semaines y est organisé. Suivront les tournois de Vienne, de Paris et possiblement de Sofia en Bulgarie.

Ensuite, ce sera la fin d’une année 2020 plus que mouvementée.

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