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« J'ai l'impression que le ciel nous tombe sur la tête » - Samuel Piette

Il lève les bras au ciel en criant.

Samuel Piette

Photo : Major League Soccer

La Presse canadienne

À 24 heures d'un match crucial dans la course aux éliminatoires de la MLS, Samuel Piette et Thierry Henry sont revenus sur toutes les embûches qui se sont dressées devant l'Impact depuis le début de la pandémie, du confinement au manque d'entraînement, des relances et des pauses dans le calendrier, des matchs à répétition, des blessures et des absences internationales, et maintenant, du départ de Saphir Taïder en Arabie saoudite.

Pour nous, c'est une période difficile depuis qu'on est ici [au New Jersey, NDLR]. Personnellement, j'ai l'impression qu'on est partis à la guerre ou qu'on quitte nos familles pour aller travailler, mettre du pain sur la table et revenir quand tout sera terminé, a illustré le milieu de terrain montréalais en conférence de presse, vendredi.

Trois jours après une défaite de 3-2 contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, une sixième en huit rencontres, l'Impact jouera le dernier de cinq matchs en 14 jours, samedi, contre l'Inter Miami CF. La formation montréalaise profitera ensuite d'une pause d'une semaine avant d'affronter le New York City FC, le 24 octobre.

À tous les blessés et absents des dernières semaines, il faudra également ajouter le défenseur Luis Binks, suspendu pour accumulation de cartons jaunes. Par ailleurs, le statut de Bojan, absent mercredi soir contre le Revolution, n'est pas clair et il pourrait s'absenter à nouveau.

C'est difficile. Ce sont des conditions particulières. On perd des joueurs. Avec Saphir, c'est aussi une décision affaires, ça n'a rien à voir avec les blessures, et quand je dis qu'on perd des joueurs, c'est plus à ce niveau-là. Avec des blessures, des joueurs qui sont partis en équipe nationale, plein de petits problèmes qui arrivent à gauche et à droite, j'ai l'impression que le ciel nous tombe sur la tête, a poursuivi Piette.

Il y a pas mal juste des mauvaises nouvelles qui nous arrivent.

Samuel Piette, milieu de terrain de l'Impact

Il y a des joueurs qui ont fait énormément d'efforts pour être sur le terrain, a assuré l'entraîneur-chef Thierry Henry.

Il y a des joueurs qui n'étaient pas physiquement tout à fait prêts, des fois, pour jouer et ils l'ont fait. Ils ont fait des efforts pour nous. Il y en a qui ont rechuté justement en faisant ces efforts. Ce que les mecs sont en train de faire c'est, pour moi, extraordinaire au niveau mental et au niveau physique.

L'Impact (6-10-2) se présentera sur le terrain du Red Bull Arena au 9e rang dans l'Est, deux points devant la formation floridienne, qui occupe le 12e rang. Un match important donc face à un club qui n'a pas perdu à ses trois derniers matchs.

L'Inter Miami CF, qui en est à sa première saison en MLS, sera toutefois privé de Rodolfo Pizzaro, l'un de ses joueurs-clés en attaque.

Peu importe le résultat face à Miami, Henry a évoqué la possibilité que les éclopés de l'équipe demeurent au New Jersey pour soigner leurs blessures. Les autres, comme Samuel Piette, auront probablement l'occasion de rentrer à la maison pendant quelques jours.

Piette en a d'ailleurs clairement manifesté le souhait, vendredi.

J'ai un nouveau-né qui a un mois et demi maintenant. Je pense avoir été à la maison pendant deux semaines depuis sa naissance. Évidemment, je veux rentrer à la maison pour voir ma famille et donner une petite pause, un petit moment de repos à la maman et prendre la relève. Ça, c'est moi personnellement.

Il y a l'aspect physique de rentrer à Montréal et de se reposer, mais au-delà de tout ça, c'est vraiment plus l'aspect mental et de déconnecter de tout ce qui vient de nous arriver et de recharger les batteries pour le dernier droit de la saison qui va être hyper important.

Samuel Piette

Sur la même longueur d'onde

Si certaines personnes pensaient qu'il y avait peut-être un début de divergences d'opinions entre Olivier Renard et Thierry Henry, ce dernier s'est chargé de mettre les pendules à l'heure.

Trois hommes tiennent une écharpe sur laquelle est écrit Impact de Montréal.

Thierry Henry (au centre), lorsqu'il a officiellement été présenté à la presse montréalaise en novembre 2019. Il est en compagnie du président et chef de la direction Kevin Gilmore (à droite) et du directeur sportif Olivier Renard (à gauche).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Ce n'est pas la peine d'essayer de m'opposer à Olivier; on est sur la même longueur d'onde. J'ai toujours dit, répété et sur-répété que les buts que l'on prend, ça n'a rien à voir avec ce que nous sommes en train de vivre sur le plan du groupe. Le discours qu'Olivier a tenu est le même que j'ai, a lancé l'entraîneur-chef de l'Impact lors de sa visioconférence.

La remarque de Henry est venue à la suite d'une question d'un journaliste faisant allusion à un commentaire de Renard, fait la veille, au sujet du fait que l'Impact doit jouer ses matchs à domicile au New Jersey.

Tout en reconnaissant que la situation n'était pas facile pour les joueurs, Renard avait rappelé que la situation est celle qu'elle est, qu'on ne peut rien y changer et que dans son rôle de directeur sportif, il veut arrêter de s'en servir comme excuse.

Il n'en fallait pas davantage pour imaginer que Renard et Henry ne voyaient pas nécessairement les choses du même œil. Surtout que l'entraîneur-chef a fait état, à l'occasion, de l'inconvénient de ne pas avoir une routine qui permet aux joueurs de retourner dans leur famille respective après les entraînements et les matchs.

Lors de sa conférence avec les journalistes, Renard avait aussi noté que ce que dit Henry sur la situation de l'équipe est vrai.

Si vous écoutez ce que je réponds à la fin des matchs, je dis toujours oui, c'est vrai que l'on n'est pas à la maison, oui ceci, oui cela. Ça s'appelle des faits, ce ne sont pas des excuses, on appelle ça des faits en français, a ajouté Henry.

Et de deux, j'ai dit et je redis assez souvent aussi: ce n'est pas une raison pour prendre les buts que l'on prend, ce n'est pas une raison aussi pour faire les erreurs que nous faisons. Donc, c'est assez clair : je suis sur la même longueur d'onde qu'Olivier, mais il y a des faits et ça n'excuse pas les buts que l'on prend.

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