•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Chronique

Un A pour Bergevin

Marc Bergevin en conférence de presse à Montréal

Marc Bergevin en conférence de presse à Montréal

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

J’ajoute ma voix au concert d’éloges qui ont salué le travail de Marc Bergevin depuis quelques jours. Je salue le directeur général, l’homme de hockey, pour la façon dont il a maximisé ses emplettes dans un subtil équilibre entre son pouvoir d’achat et le talent disponible. Et je salue aussi Marc Bergevin le comptable. Parce que, dans les circonstances actuelles, c’est peut-être dans la colonne des chiffres qu’il a accompli le plus.

L’équipe

D’abord, parlons hockey. Patrick Laine est encore à Winnipeg et Taylor Hall jouera à Buffalo. Marc Bergevin n’a pas décroché le gros lot. Il a peut-être fait mieux. Avec l’addition des Anderson, Allen, Edmundson et Toffoli, avec la sécurité accordée à Petry et Gallagher, il a jeté les bases d’un certain renouveau. Parlons même d’un renouveau certain.

Les joueurs ont hâte que la saison commence. Les partisans ont hâte de voir l’équipe. On n'avait pas observé pareil enthousiasme depuis des années.

Le dernier directeur général à avoir autant brassé la cabane en si peu de temps à Montréal a été Bob Gainey qui, en 2009, a acquis Scott Gomez, Brian Gionta, Mike Cammalleri, Jaroslav Spacek et Hal Gill en l’espace de 24 heures. Hum! L’histoire nous enseigne que le résultat n’est pas garanti. Mais l’effort est là.

Les dollars

Un gros plan d'un joueur de hockey.

Tyler Toffoli a signé un contrat avec le Canadien à titre de joueur autonome.

Photo : Getty Images / Claus Andersen

Dans ce virage serré, tous les contrats consentis par Marc Bergevin sont du domaine du raisonnable. Si, comme on le dit, il y a effectivement une poignée de joueurs seulement capables de jouer comme Josh Anderson, le prix est juste. Il pourrait constituer une aubaine d’ici trois ans. Toffoli? Moins de 5 millions pour un marqueur de 25 buts… Encore raisonnable.

Je ne vais pas vous refaire la liste au complet. Même le plus cher d’entre eux, Brendan Gallagher, représente un bon coup à 6,5 M$ par an.

Ma main au feu qu’il aurait obtenu sept millions par année l’an prochain sur le marché des joueurs autonomes.

Le contexte

Le plafond salarial sera fixe pour quelques saisons. Bergevin a fait passer le message : « Les joueurs devront se montrer raisonnables ». Et au-delà des impressions, les chiffres lui donnent raison.

Si on fait la supposition très optimiste (voire irréaliste) que toutes les équipes vont atteindre le plafond salarial au début de la prochaine saison, il resterait 207 M$ à dépenser pour 31 formations. D’autre part, si toutes les équipes composent avec un effectif maximal de 23 joueurs, en tenant compte de leur effectif actuel, il resterait 95 places disponibles pour les joueurs sans contrat. Et 95 joueurs pour 207 M$, ça fait plus de 2 M$ chacun. Ce n’est pas mal.

Mais faisons quelques soustractions.

D’abord, chaque équipe aime se garder un minimum de 1 M$ sous le plafond, par mesure de sécurité. Ça fait 31 M$ à retrancher. Des 207, il en reste 176.

Maintenant, tenons compte des joueurs que nous qualifierons d’incontournables, les Pierre-Luc Dubois, Matthew Barzal, Victor Olofsson et autres Anthony Mantha, toujours sans contrat, mais qui toucheront tous 5 M$ (et probablement plus) la saison prochaine. Il serait fastidieux de dresser la liste sans chipoter. Mais j’en compte une douzaine.

Pour les besoins de l’exercice et pour rester conservateur, disons qu’ils sont 10. C’est encore 50 M$ à retrancher au montant initial de 207 M$. On en est désormais à 126 M$ disponibles pour 85 joueurs. La moyenne salariale pour eux chute à 1,48 M$ par année. Et dans le lot de ces joueurs, il y a tout un tas de Hoffman, De Angelo, Cirelli, Sergachev, Strome, Reinhart, Gurianov, Hintz, etc. Tous sans contrat et tous en quête de beaucoup plus.

Ce sont des joueurs essentiels à leur formation, pas des options pour donner de la profondeur au quatrième trio.

Le nœud se resserre. À 700 000 $ près (l’espace qui lui manque pour avoir son million sous le plafond salarial), Marc Bergevin a évité ce nœud. Et avec les contrats de Petry et Gallagher en banque, il a déjà commencé à l’éloigner pour la saison prochaine.

Remarquable!

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !