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Les Canadiennes enthousiastes à l'aube de la nouvelle saison de ski alpin

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Marie-Michèle Gagnon dévale la piste de ski alpin à toute allure.

La skieuse Marie-Michèle Gagnon

Photo : Getty Images / Alexis Boichard/Agence Zoom

Radio-Canada

La nouvelle saison de Coupe du monde de ski alpin commence ce week-end à Sölden, en Autriche, et elle ne sera, pour l’instant, que légèrement teintée par la pandémie mondiale.

Les déplacements seront limités et il n’y aura pas de spectateurs pour accueillir les athlètes en bas des pistes. Mais le calendrier reste chargé, avec 38 épreuves pour les hommes et 35 pour les femmes.

Ça fait tellement longtemps que j’ai vraiment fait une course, donc, j’ai beaucoup d’excitation, j’ai tellement hâte de reprendre le départ. J’ai vraiment hâte, confie la Canadienne Valérie Grenier, absente du circuit depuis février 2019, à cause d'une fracture du tibia et de la cheville droite.

La tournée nord-américaine prévue en novembre-décembre a été annulée, et les épreuves ont été relocalisées en Europe. L’essentiel de l’action se déroulera sur le Vieux Continent.

On est très chanceux dans notre sport d'avoir une saison qui est presque complète.

Marie-Michèle Gagnon, membre de l'équipe canadienne de ski alpin

Je pense que c’est mieux que tout se passe en Europe. C’est toujours un peu plus sécure de rester aux mêmes endroits, pas trop de voyagement. Je pense que ce sont les aéroports qui sont un peu plus à risque. Je pense que ça fait beaucoup de sens. C’est certain que ça me fait de la peine qu’on ne peut pas faire les courses à Lake Louise et à Killington, ce sont des courses que j’aime tellement, ajoute Valérie Grenier.

Je pense qu’ils font tout en leur pouvoir pour que tout le monde reste en sécurité. Donc, je leur fais vraiment confiance.

On va parfois faire deux courses au même endroit, comme par exemple à Courchevel, on va faire deux courses. En fait, tous les endroits où ils ont décidé de faire deux géants, ce sont des endroits où j'ai bien performé dans le passé. Alors j'étais bien contente, explique Marie-Michèle Gagnon.

Il y a tellement d’intervenants impliqués, il a les entraîneurs, les techniciens qui eux retournent à la maison entre les courses, leurs enfants vont à l’école, on ne peut pas complètement éliminer tous les risques, c’est sûr que non, alors on fait du mieux qu’on peut.

Pour l'instant, ici en Europe, je me sens confortable. Faudra voir quand on va commencer à s'entraîner avec les autres équipes parce que pour l'instant, on est vraiment tout seul souvent.

Prêtes à prendre le départ

Les deux coéquipières auront un horaire presque complémentaire, car même si elles feront un peu de tout, Marie-Michèle Gagnon se concentrera sur les épreuves de descente, alors que Valérie Grenier fera du slalom et du super-G ses principaux champs de bataille.

Je me sens super bien. L’entraînement a vraiment super bien été pour moi. Je suis bien sur mes skis, et je skie vraiment bien. C’est certain qu’il y a des choses que je veux encore travailler, mais si je skie assez rapidement, et si je skie vraiment bien, ça regarde vraiment bien pour Sölden, indique Valérie Grenier.

J’ai travaillé vraiment fort pendant mon retour pendant un an et demi. J’ai tout donné ce que j’avais dans le gym, puis en physio, donc c’était vraiment intense.

J’ai repris toute ma force, puis je me sens super bien sur la piste, j’ai beaucoup d’énergie, je me sens forte, puis ma cheville va super bien aussi. Ça, c’est vraiment positif.

Valérie Grenier
Une skieuse contourne une porte en position basse.

Valérie Grenier lors du super-G de Lake Louise en décembre 2018

Photo : Reuters / USA TODAY USPW

On a un nouvel entraîneur de vitesse. Ronnie et Valérie sont un peu des flotteuses entre technique et vitesse, alors pour moi, c’est presque mon entraîneur privé. On a vraiment une très bonne relation, on a une très bonne confiance entre nous et on a fait du très bon travail, donc je vois vraiment une bonne différence côté mental, j’ai une nouvelle confiance, raconte pour sa part Marie-Michèle Gagnon.

Gagnon a également changé d’équipementier et elle admet que ses nouveaux skis sont peut-être mieux adaptés à son style que ses précédents.

J’avais l’impression que je devais toujours skier à 70 % de ma force physique.

La Chine au calendrier

Une seule épreuve aura lieu à l’extérieur de l’Europe et ce n’est pas par coquetterie. Un an avant les Jeux olympiques de Pékin, une épreuve-test est toujours au programme pour valider les installations. Il y a donc une Coupe du monde prévue à Yanqing, à un peu moins de 100 km au nord de Pékin.

Je trouve ça un peu intéressant qu’on s’en aille en Chine quand nos courses à Lake Louise et à Killington ont été remises en Europe, justement à cause du voyagement. Maintenant, je comprends que c’est pour les événements préolympiques, convient Valérie Grenier.

Pour moi, les deux prochaines années sont primordiales. Si je veux bien performer aux Olympiques et qu’il y a un événement test, je vais essayer du mieux que je peux d’y aller.

Marie-Michèle Gagnon

Je pense que la FIS ne va pas prendre des décisions radicales. On n’ira pas en Chine si c’est dangereux.

Que la saison commence!

En raison de sa très longue absence sur les pistes, Valérie Grenier met ce début de saison en perspective.

Je trouve ça vraiment difficile de trouver des objectifs puisque ça fait tellement longtemps que j’ai compétitionné, dit-elle. Pour commencer, je vais juste continuer à bâtir ma confiance. Donc, par exemple à Sölden, j’aimerais vraiment me qualifier pour la deuxième run. Déjà là, ce serait un bon début, car Sölden, c’est assez intense comme première course. C’est ça que je vise pour l’instant, et une fois que j’aurai fait la première Coupe du monde, ça va peut-être me donner une meilleure idée d’où j’en suis en comparaison aux autres.

Sölden, c’est un bonus. Le géant cette année, je vais en faire, mais ce n’est pas mon focus. Le fait de commencer à Sölden, c’est bon parce que ça me donne le temps de pratiquer ce que j’ai fait en entraînement, et me préparer mentalement un peu plus tôt. J’ai eu une très belle progression dans le mur. Dans toute ma carrière, en slalom géant, et peut-être en slalom aussi, le mur, quand c’était vraiment à-pic, c’était ma faiblesse. Et puis j’ai commencé à faire de belles sections dans les murs cet été avec le changement d’équipement, donc je ne mets pas Sölden de côté en disant je ne peux pas bien faire. Au contraire, j’ai une bonne confiance pour la course, entrevoit de son côté Marie-Michèle Gagnon.

Tout le plateau aura largement le temps de faire des ajustements par la suite, puisque la deuxième Coupe du monde de la saison est prévue à la mi-novembre, toujours en Autriche.

(Avec les informations de Philippe Crépeau)

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