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Kim Clavel dégoûtée par la mort de Joyce Echaquan

Une boxeuse souriante dans le ring tient sa ceinture de championne

La boxeuse Kim Clavel est aussi infirmière et a connu Joyce Echaquan à l'hôpital de Joliette

Photo : Vincent Ethier/Eye of the Tiger Management

Jean-François Chabot

La boxeuse et infirmière auxiliaire Kim Clavel est profondément choquée et attristée par la mort de Joyce Echaquan, qu’elle a déjà côtoyée à la maternité de l’hôpital de Joliette.

Reconnue à travers l’Amérique du Nord pour son engagement communautaire dans la lutte à la COVID-19, Clavel a fait cette déclaration mardi matin dans le cadre de l’émission Tout un matin, animée par Patrick Masbourian sur ICI Première.

Également jointe par Radio-Canada Sports, la championne NABF des mi-mouches a réitéré son dégoût face aux circonstances entourant la mort à l'hôpital de Joliette de Joyce Echaquan, une femme autochtone de la communauté atikamekw. Peu de temps avant son décès, dans une vidéo en direct, cette dernière a notamment dénoncé de mauvais traitements du personnel soignant. Dans cette vidéo, on peut aussi entendre des infirmières ou des préposés tenir des propos dégradants et racistes envers elle.

C’est quelque chose qui m’a vraiment affectée au plus haut point. Je me suis sentie impuissante face à tout ça. J’ai juste envie de dire aux gens que s’ils sont témoins de choses aussi horribles, de ne pas se gêner de le crier haut et fort pour faire changer les choses.

Kim Clavel, boxeuse professionnelle et infirmière auxiliaire

Kim Clavel a ajouté qu’elle croyait que cet événement tragique allait faire changer les choses dans l’avenir. Je pense que les gens vont y réfléchir par deux fois avant de dire des propos aussi dégueulasses et inhumains.

Clavel a insisté pour souligner que durant les six années qu'elle a passées à la maternité de cet hôpital, elle n’a jamais été témoin ni eu vent de comportements ou de propos racistes ou déplacés.

Dans le cadre de son entrevue radiophonique, Clavel a parlé de Joyce Echaquan en termes à la fois élogieux et remplis de tendresse.

J’ai déjà travaillé auprès de Joyce Echaquan. C’était une mère formidable. Sourire en coin et une personnalité en or. Je l’ai vu parce qu’elle avait sept enfants. Quand j’ai appris cette nouvelle, j’étais vraiment choquée, peinée, fâchée. Ça m’a bouleversée. Et je pense que ça a bouleversé énormément de gens dans le milieu de la santé, à Joliette.

Kim Clavel

Clavel s’est sentie trahie en sachant l’engagement moral auquel doivent se soumettre toutes les infirmières en devoir.

Quand on fait notre cours, on signe un contrat pour le respect. Je ne sais pas si vous avez déjà été à l’hôpital, mais [comme patient, NDLR], on se sent quand même très vulnérable. On n’est pas à notre meilleur. On veut juste que les gens prennent soin de nous dans le plus grand des respects, a-t-elle expliqué.

C’est ça la vocation de l’infirmière, de faire sentir les gens bien, de les guérir, de parler avec eux, d’être gentil. Déjà à l’hôpital, on se sent souvent insécure. Je me suis sentie comme si c’était deux traîtres dans un monde rempli de cœur et d’honnêteté. Pour dire le vrai mot, j’étais dégoûtée, a ajouté celle qui espère pouvoir remonter dans un ring d’ici la fin de 2020.

Sans quoi, celle qui a déjà mis la main sur le prix ESPY Pat-Tillman et retenu l’attention du magazine Time n’hésitera pas à retourner dans l’arène de la santé pour un round de plus contre le coronavirus.

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