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Un premier gala de boxe depuis février au Canada

Un homme en complet, derrière un lutrin, mais devant une affiche des Cataractes de Shawinigan, s'adresse à la foule.

Le promoteur Camille Estephan.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Habituellement, un gala de boxe professionnelle ne comptant que trois combats n'attire pas l'attention. Ils sont plutôt réservés à des boxeurs peu connus, pour des combats de quelques rounds seulement et sans enjeu. Ce sera tout le contraire pour celui présenté samedi soir, à Shawinigan, le premier présenté au Canada depuis le 22 février dernier.

Un ex-champion du monde risquant gros pour la suite de sa carrière et deux des plus beaux espoirs de la boxe québécoise fouleront le ring. Deux titres de la North American Boxing Federation (NABF) seront disputés : voilà de quoi attirer l'attention de tous les médias et amateurs de boxe du pays, ce qu'on ne voit pour ainsi dire jamais pour une carte de ce type.

C'est que le monde de la boxe est en appétit. On peut compter sur les doigts d'une main les rares boxeurs du pays ayant œuvré à l'étranger pendant l'interruption des sports de combat au Québec. En fait, ils sont trois : Kim Clavel, Eleider Alvarez et Mikaël Zewski.

Eye of the Tiger management (EOTTM), qui organise le gala de Shawinigan, devait envoyer trois de ses boxeurs en France, mais le gala a été annulé à une semaine d'avis.

En février, c'est le CAA Centre de Brampton, en Ontario, qui a accueilli la dernière carte de boxe. Le dernier gala au Québec avait eu lieu la veille, à Rimouski.

En fait, la boxe a été placée sur la voie d'évitement partout en Amérique du Nord entre mars et juin, jusqu'à ce que Top Rank organise avec succès plusieurs galas dans sa bulle, au MGM Grand de Las Vegas. C'est là où se sont battus les trois Québécois.

Ces galas ont fait espérer les promoteurs québécois EOTTM et Groupe Yvon Michel (GYM). Les deux groupes ont terriblement souffert de l'annulation de tous les sports de combat au Québec. EOTTM devait présenter deux galas les 12 et 14 mars, tandis que GYM avait une immense carte prévue le 28 du même mois au Centre Vidéotron de Québec, avec en grande finale, un combat de championnat du monde des mi-lourds impliquant Artur Beterbiev.

Afin de présenter le gala de Shawinigan, Estephan a dû garantir une quarantaine de 14 jours avant le gala. Les boxeurs, leurs équipes et les officiels sont arrivés sur place mercredi. Ils ont subi un test de détection du coronavirus. Tous ne sortent de leur chambre que pour leur plage-horaire prédéterminée au gymnase. Ils devront aussi respecter un isolement de 10 jours après leur combat. La soirée est évidemment tenue à huis clos.

Pendant ce temps, des combats professionnels avaient lieu aux États-Unis, en Europe, en Amérique du Sud, et en Asie.

La tenue du gala de samedi, garantie plus tôt cette semaine par les autorités de la Santé publique de la Mauricie et du Centre-du-Québec, ne signifie pas pour autant que la boxe est relancée définitivement.

Estephan espérait organiser un autre gala le 14 novembre. Au départ, le gala devait avoir lieu à Québec, mais comme la Capitale nationale se trouve en zone rouge, il ne sera pas possible d'y amener un événement. Le promoteur avait confiance, mardi, de trouver un autre site pour organiser cette prochaine soirée.

Raison de plus pour savourer les combats entre Lexson Mathieu et Tim Cronin, Arslanbek Makhmudov et Dillon Carman, ainsi que David Lemieux et Francy Ntetu. Ils pourraient être les derniers avant longtemps.

Avec les informations de La Presse canadienne

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