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COVID-19, brume, Mick et jeux de coulisse au Nürburgring

La pluie tombe et la brume enveloppe le circuit.

Le circuit du Nürburgring en Allemagne

Photo : Getty Images / Pool

Agence France-Presse

Six membres de Mercedes-Benz ont été remplacés après la découverte de deux cas de COVID-19 au circuit du Nürburgring, où la pluie et la brume ont forcé l'annulation des essais libres du Grand Prix de l'Eifel vendredi.

L'identité des personnes concernées n'a pas été dévoilée. Mais selon des images du paddock, il ne s'agit ni des pilotes ni de visages connus de l'équipe.

En accord avec les protocoles, quatre membres de l'équipe, tous négatifs, ayant côtoyé les deux personnes infectées ne pourront pas prendre part au reste du week-end. Six remplaçants sont arrivés de Grande-Bretagne, où est basée l'équipe.

Mercedes-Benz n'est pas la première équipe à relever un cas positif cette année.

Un membre de McLaren avait contracté la maladie avant le grand prix inaugural en Australie à la mi-mars, provoquant son annulation. Le pilote mexicain Sergio Pérez (Racing Point) avait lui manqué les deux courses à Silverstone en Grande-Bretagne au début du mois d'août pour la même raison.

Plusieurs employés des circuits ont également été déclarés positifs.

Le protocole sanitaire mis en place pour les grands prix de F1 prévoit des tests de détection avant d'entrer pour la première fois sur chaque circuit, puis tous les cinq jours.

Les employés des équipes et les autres personnes sur le site sont séparés en bulles les plus hermétiques possible pour limiter les risques de contagion, et les cas positifs sont immédiatement placés en isolement.

La pluie retarde les débuts de Mick

Le mauvais temps et la pluie ont forcé la direction de course à annuler les deux premières séances d'essais libres. Les monoplaces restent donc dans les garages jusqu'à la prochaine séance (FP3), prévue samedi matin.

En raison des nuages bas et de la brume sur le circuit allemand, l'hélicoptère médical ne peut pas décoller. Sans hélicoptère, aucune voiture ne peut tourner, sécurité oblige.

Le temps s'annonce plus clément samedi.

Je voulais tourner pour prendre de l'expérience sous la pluie, mais bon, la sécurité passe d'abord, a réagi le Torontois Nicholas Latifi. C'est dommage pour les amateurs qui ont patienté dans le froid (10 degrés). Espérons une meilleure météo samedi.

La pluie, c'est pas de chance pour les amateurs, a réagi le Québécois Lance Stroll. Ça fait longtemps que la F1 a roulé ici (2013), et il semble que samedi, la qualif se fera sur le sec, alors il faudra être très réactif pour en apprendre le plus possible.

Il était prévu que l'Allemand Mick Schumacher, fils de Michael, profite de la première séance d'essais libres pour faire ses débuts lors d'un week-end de grand prix avec l'équipe Alfa Romeo Sauber.

Ils sont avec des mécaniciens.

Sebastian Vettel et Mick Schumacher dans les puits du circuit du Nürburgring

Photo : Getty Images / Mark Thompson

C'est dommage, mais j'apprends beaucoup, a assuré Mick Schumacher.

À 21 ans, le fils de l'ancien champion du monde Michael Schumacher a déjà participé à des essais privés en F1, mais pas à des essais libres officiels.

Il passera tout de même le week-end en immersion au sein de l'équipe afin d'observer son fonctionnement et le quotidien des pilotes titulaires. Je vais essayer d'en tirer le plus d'informations possible pour moi-même, a-t-il dit lors d'un point presse virtuel.

Interrogé sur la possibilité de reporter ces essais à plus tard cette saison, Mick Schumacher a répondu qu'il fallait attendre de voir comment les choses se développeront, faisant remarquer que les prochaines courses emmèneraient les pilotes sur des circuits qu'ils connaissent peu ou pas, et que les titulaires auront besoin de temps au volant.

Le Britannique Callum Ilott, pilote de F2 et coéquipier de Schumacher dans l'Académie Ferrari, la filière des jeunes pilotes de l'équipe italienne, est privé de la même occasion avec Haas.

Ça glisse en coulisse

Bien sûr, Lewis Hamilton peut toujours rejoindre Michael Schumacher au sommet du classement pour le nombre de victoires. Le Britannique en a remporté 90, l'Allemand, 91.

La F1 a roulé pour la dernière fois au Nürburgring en 2013, et Hamilton l'avait emporté en 2011.

Également, Kimi Raikkonen participera à son 323e grand prix, s'il se qualifie, et il passera devant le Brésilien Rubens Barrichello au sommet à ce chapitre.

Le Finlandais aurait exercé une clause dans son contrat pour rester avec Alfa Romeo Sauber et pour piloter en 2021. Il aurait Mick Schumacher comme partenaire et lui servirait de professeur.

Cependant, ce ne sont pas les pilotes qui ont retenu l'attention.

Les deux sujets qui font jaser dans les coulisses de la F1, ce sont plutôt le droit de veto de Ferrari et la décision de Honda de partir à la fin de 2021.

Ferrari a en effet exercé son droit de veto pour ne pas que Toto Wolff, actuellement patron de l'équipe Mercedes-Benz, devienne le président et chef de la direction de la F1 à la place de l'Américain Chase Carey.

Raison invoquée : il travaille dans une équipe et n'a pas le recul nécessaire pour diriger la F1. Liberty Media, propriétaire de la F1, a donc choisi l'Italien Stefano Domenicali, ancien patron de l'équipe... Ferrari.

Le dirigeant de 55 ans a quitté la F1 en 2014, et il dirigeait depuis 2016 l'entreprise Lamborghini.

Ce choix ne pas fait l'unanimité dans le paddock.

Équipes cherchent moteurs

Le géant japonais Honda fournit en groupes propulseurs les équipes Red Bull et Alpha Tauri.

Red Bull, prise de court, se donne jusqu'à la fin de l'année pour décider du moteur qu'elle utilisera à partir de 2022, a précisé vendredi Christian Horner, le dirigeant de l'équipe.

Il faut étudier toutes nos options et ce qui nous donnera le plus de compétitivité, a-t-il ajouté. Nous allons prendre le temps de discuter avec les motoristes, la Fédération internationale de l'automobile et Liberty Media.

Parmi ces options, Horner n'a exclu ni Ferrari, ni Renault, ni le rachat des technologies de Honda pour fabriquer son propre moteur.

Mercedes-Benz a déjà dit non. Le patron de l'équipe allemande Toto Wolff a affirmé ne pas être en capacité de fournir une écurie supplémentaire, en plus de sa propre équipe, de Racing Point (future Aston Martin), de Williams et de McLaren.

C'est à Red Bull de nous demander de les équiper, a pour sa part lancé Mattia Binotto, qui dirige l'écurie Ferrari. Nous n'avons pas de position à ce sujet, il faut prendre le temps d'y réfléchir.

Le motoriste japonais souhaite se concentrer sur des moteurs zéro émission. De manière générale, les patrons des équipes estiment que le retrait de Honda doit faire réfléchir la F1 sur le coût de ses moteurs avant le changement de réglementation prévu pour 2026.

Quand nous avons négocié pour instaurer de nouveaux moteurs V6 hybrides turbocompressés en 2014, nous avons complètement oublié les coûts, estime Mattia Binotto. Nous étions trop concentrés sur la technologie hybride.

Selon Toto Wolff, il n'est pas rentable d'être uniquement motoriste sans avoir sa propre équipe.

La question des coûts était déjà au cœur des discussions en F1 avec la mise en place d'un plafond budgétaire pour les écuries en 2021, dans le but de réduire les écarts de performance.

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