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James Piccoli rêve au Tour d'Espagne

Le cycliste s'entraîne sur son vélo

James Piccoli participera en Espagne à son premier grand tour

Photo : Bettini Photo

Michel Chabot

James Piccoli aura vécu une année 2020 riche en enseignements, à sa première saison au sein du WorldTour. Et son apprentissage se poursuivra au Tour d’Espagne, du 20 octobre au 8 novembre.

Le Montréalais est d’abord revenu sur sa semaine en Belgique, fin septembre, début octobre. Il s’est alors attaqué à deux grandes courses d’un jour, soit la Flèche wallonne, où il s’est classé 65e à près de deux minutes du gagnant, avant de terminer 57e à Liège-Bastogne-Liège, l’un des cinq monuments du cyclisme, cette fois à six minutes de la tête.

Son rôle consistait chaque fois à appuyer son coéquipier et leader de la formation Israel Start-Up Nation, Dan Martin, qui a conclu ces deux épreuves avec des 5e et 11e places.

La Flèche, Dan Martin en a fait 15, alors tous les vieux pros ou les cyclistes un peu plus expérimentés connaissent toutes les routes, parce qu’ils roulent sur les mêmes parcours chaque année. Ils connaissent toutes les côtes et là où les routes sont plus exposées au vent. Ils savent quelles sont toutes les petites nuances des courses. Moi, je peux être super fort, mais ces éléments-là me manquent.

James Piccoli

À ce niveau-là, quand tout le monde s’entraîne bien et est en forme, ce sont des petites choses comme ça qui font la différence, poursuit-il. Alors j’ai vraiment eu la chance de suivre Dan pour savoir comment il gère la course et voir les tactiques pour pouvoir jouer dans la fin d’une course. Le niveau est vraiment haut, mais je ne suis pas loin.

Les résultats ne sont pas encore ceux qu’espère ultimement le Québécois, mais il tente de se montrer patient, lui qui a tout de même fini 10e du Tour de Hongrie à la fin août.

Je me sens bien, dit l’athlète de 29 ans, confortablement installé dans son domicile de Gérone. Comme toujours, les athlètes en veulent toujours un peu plus. C’est beau, mais en même temps, c’est frustrant d’être tellement proche. Mais je comprends que ça va prendre du temps, que personne n’arrive ici et gagne toutes ses premières courses. Même les jeunes grands talents qu’on voit, peu de gens savent ça, mais ça fait des années qu’ils courent en Europe, sur plusieurs de ces parcours dans le junior ou dans le U-23. Mais l’équipe est vraiment contente avec ma progression et surprise qu’après moins de dix courses européennes, je commence un peu à comprendre les sensations et à m’améliorer déjà.

De son propre aveu, James Piccoli a eu du mal à trouver son rythme après la pause forcée de six mois causée par la pandémie de coronavirus.

C’est tout le monde qui n’a pas eu de courses pendant le confinement, mais ce n’est pas la même chose pour des gars qui ont des années d’expérience, estime-t-il. Ça me prend un peu de temps et à chaque course, je m’améliore et là, je commence à prendre un peu de momentum et j’ai vraiment hâte à la Vuelta.

Le rêve d’un grand tour

Sa saison s’achèvera en point d’orgue alors que la recrue qu’il est pourra se faire les dents sur un grand tour pour la toute première fois. Et il sait que le Tour d’Espagne sera formateur, mais éprouvant pour lui qui n’a jamais pris part à une compétition de plus de sept ou huit jours.

Ça a toujours été mon rêve de faire un grand tour, parce qu’il n’y a pas de manières de savoir ce que c’est avant d’en avoir fait un, déclare Piccoli. Il n’y a pas de courses de trois semaines au niveau amateur. Je n’ai pas appris comment on se sent à la 17e étape d’un grand tour. Et ce rêve, je vais le réaliser. Je crois que ma physiologie et mon tempérament sont faits pour un grand tour. Ça va être dur, c’est sûr, mais je pense qu’après quelques grands tours, ça deviendra vraiment ma spécialité.

Selon ce que les coureurs me disent, le premier grand tour te change en tant que coureur parce que ça transforme la perception de tes propres possibilités. Deux ou trois fois dans un grand tour, un coureur pense que ‘’c’est impossible que je puisse continuer’'. Et quand tu passes à travers ça, tu changes mentalement. Alors, c’est bizarre, mais j’ai hâte de vivre ça, de découvrir le pire du pire, les pires jambes, le fond du tonneau.(rires)

James Piccoli

En bref, Piccoli rêve, mais il demeure réaliste quant à ses ambitions pour cette prestigieuse course.

Je peux rêver de me montrer dans une étape, et ça peut toujours arriver, mais le but est d’apprendre et de le finir et voir ce que ça donne. Pour moi, c’est correct.

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