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L’Institut national du sport reste ouvert malgré les nouvelles restrictions

De grandes vitres au sein d'un vaste complexe d'entraînement

Les athlètes de pointe sont de retour à l'INS cette semaine.

Photo : Twitter, INS Québec

Les athlètes d’élite qui s’entraînent à l’Institut national du sport du Québec pourront continuer d’utiliser les installations du Parc olympique, malgré les nouvelles restrictions entourant la pratique du sport en zone rouge qui entreront en vigueur le 8 octobre.

Le complexe sportif sert notamment de centre d’entraînement à une dizaine d’équipes nationales, dont celles de plongeon, de water-polo, de natation artistique, de boccia et de judo. Des athlètes d’autres sports utilisent également les installations pour des entraînements en gymnase ou pour recevoir des services de spécialistes.

En tout, près de 400 athlètes ont accès à l’INS et 200 d’entre eux sont établis comme étant des athlètes dans la dernière ligne droite de leur préparation olympique et paralympique.

C’est une super nouvelle pour nos athlètes parce que les tournois de sélections olympiques reprendront sous peu, a dit Nicolas Gill, directeur général à Judo Canada. De pouvoir poursuivre l’entraînement à Montréal va nous éviter des déplacements additionnels.

Au printemps, les judokas de l’équipe nationale avaient dû tenir des camps d’entraînement en Alberta.

On a obtenu une autorisation exceptionnelle parce que notre infrastructure, la nature de nos services et notre clientèle sont exceptionnelles, explique Jean Gosselin, directeur communication et marketing de l’Institut national du sport. On s’apparente davantage à un milieu professionnel qu’à un centre d’entraînement public.

Les plateaux sportifs et les cliniques de l’INS ne sont pas accessibles au public, mis à part la piscine. Toutefois, les nageurs d’élite ne partagent pas leur plage horaire d’entraînement avec les nageurs récréatifs.

Plan général des locaux

Les locaux de l'INS en bordure des piscines du stade olympique de Montréal

Photo : INS Québec

L’Institut national du sport du Québec a plaidé sa cause et l’autorisation spéciale a été accordée par la direction de la santé publique et par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, responsable de la gestion de la pratique sportive.

L’INS a insisté sur le caractère exceptionnel de son encadrement et a plaidé que de nouvelles contraintes dans la préparation des athlètes pourraient avoir un impact irréversible sur la qualité des performances offertes aux prochains Jeux.

Il se peut que des gens trouvent ça injuste, mais quand on comprend que notre gestion du risque est sous contrôle, ça se défend, explique Jean Gosselin. On est bien sûr très solidaires de ce qui se passe dans la communauté sportive et on est très conscients de notre privilège.

Notre privilège repose sur notre qualité d’encadrement qui est unique, ajoute le directeur. On peut notamment compter sur une clinique médicale avec des spécialistes. Il n’y a pas un autre endroit avec un aussi grand regroupement d’athlètes en préparation pour les Jeux au Québec.

Depuis la réouverture de l’INS, en juin, on n’a recensé aucun cas de COVID-19 parmi les athlètes. À une centaine d’occasions, des athlètes ont présenté des symptômes, mais n’ont pas accédé au complexe d’entraînement.

Ils ont pu revenir seulement après avoir subi deux tests négatifs.

Le patinage de vitesse sur courte piste en attente

Les athlètes de l’équipe nationale de patinage de vitesse sur courte piste, qui s’entraînent à l’aréna Maurice-Richard tout près de l’INS, auront bien sûr accès aux installations.

Toutefois, l’équipe a demandé une autorisation spéciale à la Ville de Montréal pour poursuivre l’entraînement sur la glace. La Fédération canadienne s’attend à recevoir une réponse d’ici jeudi.

Une vue aérienne de patineurs de vitesse en peloton dans un virage

Les patineurs de l'équipe canadienne de patinage de vitesse sur courte piste à l'entraînement

Photo : Radio-Canada

Par courriel, Patinage de vitesse Canada écrit que le programme de haute performance et ses entraîneurs évalueront les plans d’entraînement en conséquence si jamais leur demande était refusée.

La fédération insiste sur le fait que la santé et la sécurité de ses patineurs demeurent sa priorité et que toute autre solution d’entraînement tiendra compte des restrictions provinciales et des protocoles sanitaires mis en place depuis le début de la pandémie.

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