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Les fédérations québécoises déçues de l'arrêt du sport, le RSEQ salue la cohérence

Les joueurs écoutent leur entraîneur.

Les Citadelles de Rouyn-Noranda

Photo : Gracieuseté

Radio-Canada

Hockey Québec ne cache pas sa déception face à la décision du gouvernement Legault de suspendre les activités sportives collectives dans les zones rouges. Du côté de Soccer Québec, l’annonce n’a surpris personne, mais la pilule est tout de même dure à avaler.

Puisque les grandes régions de Montréal, de Québec, et de Chaudière-Appalaches sont visées, ce sont près de 70 % des hockeyeurs qui sont membres de la fédération québécoise qui se retrouvent en pause forcée au moins jusqu’au 28 octobre.

On est très déçus par rapport à tout le travail qui a été fait dès le dépôt de notre plan en six phases dès le mois de juin et au travail des bénévoles entrepris depuis le mois d’août, a d’abord indiqué Paul Ménard, directeur général de Hockey Québec, joint par Radio-Canada Sports.

Il était convaincu que le plan de Hockey Québec était à ce point solide que l’on pourrait jouer au hockey quelle que soit la décision des autorités gouvernementales et sanitaires.

Mais nous avions toujours comme mandat la sécurité d’abord et ensuite notre sport, a-t-il ajouté.

Il a tout de même admis qu’il comprenait la décision qui interrompt les activités d’une majorité de joueurs de la province afin de minimiser les contacts sociaux et la propagation de la COVID-19.

Sans en préciser le nombre, M. Ménard a reconnu que des cas de contamination ont été enregistrés çà et là depuis la relance des entraînements en petits groupes. Il assure cependant que les joueurs infectés et leurs partenaires de glace ont été rapidement isolés en conformité avec le protocole soumis à Québec.

Le DG de Hockey Québec estime que si un nouveau feu vert du gouvernement pour une relance des sports collectifs au-delà du 28 octobre, la reprise pourrait se faire rapidement, en l’espace de quelques jours.

C’est pourquoi il invite ses membres à faire preuve de patience, tout en faisant au mieux pour garder la forme.

Le message, c’est patience. Les jeunes auront à s’occuper et à bouger pour rester actifs. Il y a plusieurs façons de le faire que ce soit à l’extérieur ou à s’entraîner avec la famille. Patience, parce que les gens sur le terrain ont bâti une bonne structure d’accueil pour que les jeunes puissent retourner en sécurité. C’est juste une période. Tout ce qu’on souhaite, c’est le retour du hockey à la fin du mois.

Paul Ménard, DG de Hockey Québec

Il n’écarte pas non plus la possibilité de prolonger la saison au-delà des dates habituelles si la situation l’exige, un peu comme l’ont déjà fait ses homologues du baseball et du soccer.

Soccer Québec se résigne

Le directeur général de Soccer Québec, Mathieu Chamberland, a bien pris soin de ne pas exprimer son désaccord avec les nouvelles mesures du gouvernement. Il estime toutefois que le soccer aurait mérité un meilleur sort compte tenu du fait que le protocole établi au cours de l’été a permis de limiter le nombre de cas de COVID-19 parmi les joueurs.

Pour le sport associatif, c’est la décision draconienne qui a été prise, a-t-il soutenu en entrevue à Radio-Canada Sports. Nous comprenons que la société doit faire un effort pour aplanir la courbe et éliminer le virus, et le milieu sportif va faire son effort, mais je dois vous dire que c’est extrêmement difficile pour toutes nos organisations. Pour une deuxième fois, on doit encore arrêter toute la machine et dire à tous les jeunes sportifs et sportives qu’on doit arrêter.

On a vécu une saison sans éclosion. Il y a eu des cas isolés. Quand un joueur ou une joueuse devait se faire tester ou qu’il ou elle montrait des symptômes, on reportait les matchs, tout simplement.

Mathieu Chamberland, DG de Soccer Québec

Bien sûr, la saison extérieure tirait à sa fin. Mais pour les adeptes du soccer intérieur, cette nouvelle apporte son lot d’incertitudes. Une situation qui ne fera rien pour améliorer la précarité financière dans laquelle le sport fédéré est plongé depuis le début de la pandémie.

On parle de la fédération de soccer, mais on a plus de 18 associations régionales et plus de 250 clubs qui fonctionnent à l’année, qui ont des programmes autant estivaux qu’hivernaux, indique M. Chamberland. On a lancé le message qu’on a besoin d’oxygène, de nouvel argent pour pouvoir continuer d’avancer et que ça n’ait pas trop de répercussions sur le fonctionnement et le développement du sport. Ça vient encore plus nous fragiliser actuellement.

Québec devra aider les fédérations sportives à traverser cette tempête, sinon plusieurs auront du mal à s’en sortir. Mais à l’heure actuelle, on nage en plein inconnu quant à la création d’un programme de soutien financier.

Ç’a été dit à mots couvert par Mme Charest dans la conférence de presse, souligne le DG de Soccer Québec. Et ce qu’on entend, c’est qu’il y a une volonté d’aider le milieu du sport, mais est-ce que ce sera suffisant? Nous, on parle du soccer où il y a 100 000 membres. Mais si on regarde tout le milieu du sport fédéré ou même scolaire, on parle de plusieurs milliers de jeunes et moins jeunes qui participent et nous avons besoin d’aide pour les organisations qui les accueillent.

Un peu de cohérence

Au Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), on salue la cohérence de la décision, puisque le sport scolaire n’est plus le seul en pause, le sport civil aussi. Même si l’interruption ne tient que jusqu’à la fin du mois d’octobre, on pense déjà à janvier.

Le président-directeur général du RSEQ, Gustave Roël, pense naturellement aux sports comme le basketball et le hockey.

Il faut comprendre que pour tout ce qui est football, soccer extérieur, la saison est terminée, assure-t-il.

Par contre, ça ne nous empêche pas de travailler et planifier pour les autres disciplines sportives. Il est clair que l’incertitude qu’il y a présentement avec la fin d’une deuxième vague et la possibilité qu’on nous annonce une troisième vague et même une quatrième, il est clair que l’ensemble du réseau planifie beaucoup plus, de façon réaliste, pour une relance quelque part en janvier.

Gustave Roël, PDG du RSEQ

Par ailleurs, les consignes annoncées lundi par Québec ne s’appliquent qu’aux zones rouges. Les équipes étant dans les régions dites oranges peuvent ainsi tenir des entraînements et même jouer des matchs hors-concours.

Le football scolaire avait déjà annulé sa saison la semaine dernière, mais certains intervenants du milieu aimeraient bien reprendre les activités au printemps. Les équipes de soccer pourraient également envisager une saison printanière.

Selon Gustave Roël, les écoles secondaires pensent particulièrement à leurs finissants.

Je dirais que la plupart des réflexions reçues des établissements sont en lien avec les étudiants de secondaire 5. On veut permettre à ces jeunes, qui en sont à leur dernière année, de vivre une dernière expérience positive avant de se retrouver au niveau collégial.

(Avec les informations de Jean-François Chabot, Michel Chabot, Antoine Deshaies et Jean St-Onge)

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