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Les événements de sport d’endurance veulent sauver leur industrie

Des coureurs

Des coureurs lors d'un marathon

Photo : afp via getty images / MARTIN BUREAU

Josie-Anne Taillon

Les marathons, triathlons, courses sur sentier et autres événements de sport d’endurance ont eu la vie dure au cours des derniers mois à cause de la pandémie. L’industrie lucrative se retrouve maintenant dans une situation précaire.

Plusieurs organisateurs d’événements, mais aussi des fournisseurs ont décidé de se regrouper pour former l’Alliance canadienne des sports d’endurance (ACSE).

Créé en juin dernier, l’organisme compte une centaine de membres au pays, dont des représentants de Run Calgary et du Sinister 7, un ultramarathon de 160 kilomètres qui a lieu chaque année dans les Rocheuses.

Plus du tiers des membres se trouvent en Ontario, mais trois événements québécois s’y sont greffés, dont le Marathon P’tit Train du nord.

Le but est bien sûr de faire des représentations auprès du gouvernement fédéral pour avoir de l’aide directe. Les membres craignent aussi que leur industrie soit parmi les dernières à reprendre ses activités.

En 2019, l’industrie prévoyait que le tourisme sportif allait croître de 36 % d’ici 2023. Le chiffre ne tient plus la route. L’ACSE ne s’attend pas à un retour à la normale avant 2022, au mieux.

L'eau vole sous les pas des coureurs vus à contre-jour.

Des triathlètes courent dans l'eau peu profonde.

Photo : Getty Images / Tom Pennington

L’ACSE évalue que le sport d’endurance contribue à l’économie canadienne pour environ un milliard de dollars chaque année. Sans aide et sans plan de relance, 65 % des événements pourraient disparaître, ce qui représente une perte d’environ 4000 emplois directs.

Les organismes de charité et fondations en tout genre pourraient être privés de 500 millions de dollars.

C’est d’ailleurs un aspect que le président et fondateur du Marathon P’tit Train du nord, Alain Bordeleau, souhaite mettre davantage de l’avant.

À l’échelle canadienne, on parle des centaines de millions de dollars redonnés à des fondations, à des organismes de charité ou à des clubs sportifs, souligne M. Bordeleau. C’est une industrie qui est beaucoup plus que juste faire courir des gens. On contribue à mettre ces gens-là en forme, mais on contribue aussi à la santé économique du Québec et du Canada en remettant de l’argent à différents organismes.

Des coureurs lors d'un marathon à l'automne.

Des coureurs participent au Marathon P'tit Train du nord dans les Laurentides.

Photo : Marathon P'tit Train du nord

Alain Bordeleau cite en exemple les chiffres tirés de sa propre course.

Le Marathon P’tit Train du nord est relativement un petit événement, mais le marathon contribue dans la communauté des Laurentides, dit-il. En trois ans, on a remis 90 000 $ directement à la Fondation de l’Hôpital de Saint-Jérôme, au Parc linéaire du P'tit Train du Nord et aux clubs sportifs qui viennent faire du bénévolat. Et je ne parle pas des retombées économiques des hôtels et des restaurants.

Au-delà de l’aspect monétaire, l’ACSE souhaite faire des recommandations à la santé publique quant à un éventuel plan de reprise des activités.

Il faut trouver des solutions, c’est vital des activités comme les nôtres à plusieurs niveaux.

Alain Bordeleau, président et fondateur du Marathon P'tit Train du nord

L’industrie canadienne n’est pas la seule à se mobiliser pour sa survie. Aux États-Unis, l’Endurance Sports Coalition (ESC) a été formée en avril avec le même but, soit faire du lobbying auprès du gouvernement.

Il est couché sur le sol.

Un participant est épuisé après avoir terminé un Ironman.

Photo : Getty Images / Charlie Crowhurst

Parmi ses membres, on retrouve les séries de courses Spartan, Tough Mudder, IRONMAN et le Rock & Roll Marathon Series, pour n’en nommer que quelques-uns.

L’ESC évalue aussi que la pandémie pourrait signer l’arrêt de mort d’ici la fin de 2020 des deux tiers des quelque 50 000 événements tenus en sol américain chaque année.

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