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L'AMA prévoit des sanctions allégées pour les drogues récréatives

L'entrée du bureau montréalais de l'Agence mondiale antidopage

L'Agence mondiale antidopage

Photo : Radio-Canada

Agence France-Presse

L'Agence mondiale antidopage prévoit à compter de 2021 des sanctions allégées en cas d'usage de drogues telles que la cocaïne, l'héroïne, l'ecstasy ou le cannabis, dans un contexte « sans rapport » avec l'amélioration de la performance.

L'Agence a réécrit son code antidopage, dont la dernière version remontait à 2019, avec une nouvelle catégorie.

L'AMA, dont le bureau central est à Montréal, a reçu un nombre considérable de commentaires l'avertissant que l'usage de certaines substances interdites n'était souvent pas lié à la performance sportive, a expliqué l'instance mercredi dans un communiqué.

La catégorie spécifie des substances d'abus, qui entrera en vigueur le 1er janvier et intègre la cocaïne, la diamorphine (héroïne), la méthylènedioxyméthamphétamine (MDMA/ecstasy) et le THC, principe psychoactif du cannabis. L'AMA pourrait y ajouter d'autres substances actuellement à l'étude.

En cas de contrôle positif, la sanction sera de trois mois si l'athlète peut prouver que l'utilisation s'est produite hors compétition et sans intention d'améliorer la performance sportive, et pourra être réduite à un mois si l'athlète concerné suit un programme de réhabilitation.

Jusqu'à présent, ces substances étaient soumises à l'échelle de sanctions habituelle de l'AMA, qui prévoit une annulation des résultats obtenus sous l'emprise d'un produit interdit ainsi qu'une suspension pouvant aller jusqu'à quatre ans, hors circonstances aggravantes telles que le trafic, où la suspension peut être à vie.

Parmi les athlètes déclarés positifs à la seule cocaïne figurent l'Argentin Diego Maradona, alors suspendu 15 mois en 1991, les joueurs de tennis Mats Wilander, Richard Gasquet et Martina Hingis, le sauteur en hauteur cubain Javier Sotomayor, le champion cycliste belge Tom Boonen, pour ne citer qu'eux.

L'Agence mondiale antidopage a par ailleurs actualisé sa liste des produits sous surveillance, catégorie cruciale au cœur des débats sur la santé des athlètes. Outre la caféine et la nicotine, on y trouve des antalgiques comme la codéine et le tramadol, ainsi que les glucocorticoïdes comme la cortisone.

La brigade antidopage de l'UCI

La brigade antidopage de l'UCI

Photo : Getty Images / LIONEL BONAVENTURE

L'Union cycliste internationale est devenue en 2019 la première instance à interdire l'usage du tramadol, très prisé dans le peloton pour lutter contre la douleur, mais mis en cause par plusieurs médecins d'équipe pour son rôle dans la perte de vigilance et donc les chutes.

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