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Félix Auger-Aliassime prêt pour son premier numéro à Roland-Garros

Il frappe la balle en coup droit.

Félix Auger-Aliassime au tournoi de Rome

Photo : Getty Images / CLIVE BRUNSKILL

Félix Auger-Aliassime et les membres de sa courte garde rapprochée sont arrivés à Paris jeudi matin, moins de 24 h après une défaite contre l’imprévisible Alexander Bublik au tournoi d’Hambourg en Allemagne.

Le joueur, son entraîneur Frédéric Fontang et le physiothérapeute Andres Vias ont déjà subi un premier test de dépistage pour la COVID-19, nouvelle figure imposée de la routine tennistique.

Dans l’attente des résultats négatifs, ils devront rester isolés dans leur chambre d’hôtel environ 24 heures avant d’obtenir l’autorisation d’aller s’entraîner sur la terre battue de Roland-Garros.

C’est sûr que ce n’est pas léger de toujours rester à l’hôtel ou sur les sites de compétitions, mais on s’adapte et ça nous permet de vivre les tournois, raconte Fontang en entrevue avec Radio-Canada Sports. Dans la situation mondiale actuelle, on est privilégiés de pouvoir pratiquer notre métier.

Dans le meilleur des mondes, sur le plan sportif, Auger-Aliassime aurait poursuivi son parcours un peu plus longtemps à Hambourg. Depuis son retour en Europe, le Québécois n’a disputé que trois matchs sur terre battue. Il a été sorti dès le premier tour à Rome par le Serbe Filip Krajinovic, puis au deuxième tour à Hambourg après une victoire contre l’Italien Lorenzo Sonego.

On aurait aimé avoir un peu plus de matchs sur terre battue, mais c’est la vie, dit Frédéric Fontang. On a travaillé son jeu et on a fait des ajustements. C’est une transition, mais il va arriver en confiance et avec l’intention de donner le maximum parce que j’ai déjà observé une progression entre les tournois de Rome et d’Hambourg. Le point positif dans tout ça, c’est qu’il sera frais pour Roland-Garros.

Chez les juniors, c’est à Paris que Félix Auger-Aliassime a atteint la première finale d’un tournoi majeur en simple, en 2016. Malgré trois balles de match, il avait été défait par le Français Geoffrey Blancaneaux, aujourd’hui 270e mondial. Comme quoi, un titre majeur chez les juniors n’assure pas une place au sommet du classement de l’ATP.

Une couverture de magazine montrant un jeune homme noir les bras croisés. Il y est écrit : « Félix Auger-Aliassime le Mbappé du tennis. »

Le Québécois Félix Auger-Aliassime fait la une du magazine sportif français « L'Équipe ».

Photo : L'Équipe

Dans quelques jours, il fera ses débuts dans le tableau principal du tournoi parisien puisqu’il avait raté l'édition de 2019 en raison d’une blessure à la jambe. Avant son forfait, le journal L'Équipe lui avait même consacré sa une.

Un an et quelques mois plus tard, la 19e tête de série ouvrira sa marche sur l’ocre contre le Japonais Yoshihito Nishioka, 51e à l’ATP.

Il veut bien sûr aller le plus loin possible, mais avec un état d’esprit de match par match, ajoute Fontang. Les matchs sont toujours difficiles à gagner et les joueurs doivent être à l’affût physiquement, mentalement et tactiquement. Il a eu un beau parcours à New York et je sens qu’il va arriver en confiance avec l’intention de donner son maximum.

Les leçons new-yorkaises

À 20 ans, Auger-Aliassime vient de franchir une nouvelle étape dans sa carrière. Pour la toute première fois, il a atteint la deuxième semaine d’un tournoi du grand chelem grâce entre autres à une victoire extraordinaire contre Andy Murray, un match quasi parfait.

Deux tours plus tard, contre l'éventuel vainqueur Dominic Thiem, il a appris à la dure l’imposante marche qu’il lui restait à franchir avant de remporter un grand titre.

Même si Murray n’était pas encore à son mieux, surtout dans ses déplacements, Félix a bien récité son panel de coups en étant agressif, mais sans précipitation, analyse avec recul Fontang. On a quelques matchs du genre dans une année. On travaille au quotidien avec Félix pour qu’il puisse tendre vers ce genre d’agressivité, tout en restant solide, sur une base régulière. Après, contre Thiem, c’était un autre niveau de jeu. Félix avait du temps contre Murray pour jouer alors que contre Thiem, l’agression était beaucoup plus forte.

Il frappe un coup droit.

Félix Auger-Aliassime s'est incliné au quatrième tour des Internationaux des États-Unis, le 7 septembre 2020.

Photo : La Presse canadienne / Seth Wenig

Dans ce match de quatrième tour, Auger-Aliassime a presque fait jeu égal avec Thiem en première manche, avant d’être déclassé dans les deux suivantes. Cassure physique, mentale ou technique? Un peu des trois, estime Frédéric Fontang.

Il ne faut pas oublier que Félix, malgré son classement, a très peu d’expérience en tournoi du grand chelem. Ça ne veut pas dire qu’il ne peut pas arriver à faire de grosses performances rapidement, mais ça prend du temps acquérir le niveau physique de joueurs comme Thiem, Nadal, Djokovic et Federer. C’est à force de les confronter en tournoi et à l’entraînement que ça va décomplexer certains aspects de son jeu. Ça prend des années de construction physique et de prise d’expérience.

Dominic Thiem en est la preuve. Annoncé depuis des années comme le successeur aux trois ténors Nadal, Djokovic et Federer, l’Autrichien a dû attendre à 27 ans avant d'engranger un titre majeur.

Bien qu’il n’ait pas joué depuis son sacre à New York, l’Autrichien fait partie du trio incontestable de favoris qui pourraient gagner le dernier tournoi majeur de la saison selon Frédéric Fontang avec, bien sûr, Rafael Nadal et Novak Djokovic, vainqueur du tournoi de Rome après sa disqualification à Flushing Meadows.

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