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La nouvelle vie d'entraîneuse de Marianne St-Gelais

Elle donne une entrevue près de la glace.

Marianne St-Gelais

Diane Sauvé

Deux ans après avoir annoncé sa retraite, voici que Marianne St-Gelais revient au patinage de vitesse sur courte piste. Elle est munie, cette fois, d’un chrono et d’un sifflet.

La triple médaillée olympique est désormais entraîneuse adjointe de Marc Gagnon au Centre régional canadien d’entraînement (CRCE) de Patinage de vitesse Canada, basé à Montréal.

C’est sur la glace, entourée des jeunes, que je suis à ma place. J’ai flirté avec le rôle d’entraîneuse à temps partiel l’an dernier et je me suis surprise à beaucoup, beaucoup aimer la relation avec ces athlètes de la relève, a dit St-Gelais par communiqué. Je dois avouer que le coaching ne faisait pas partie de mes plans de carrière, mais j’y ai trouvé là une belle valorisation. Par-dessus tout, c’est un réel privilège de les accompagner autant sur le plan sportif qu’humain.

Depuis dimanche, l’ex-athlète de 30 ans encadre les jeunes athlètes du CRCE, là même où elle s’est entraînée pendant des années, à l’aréna Maurice-Richard.

C'est tout un virage pour Marianne St-Gelais, qui travaillait surtout dans le milieu des communications depuis qu’elle avait raccroché ses patins. Mais pour la nouvelle adjointe, cette association est toute naturelle.

Marc Gagnon, recruteur

Dès l’an dernier, l’entraîneur-chef du CRCE, Marc Gagnon, avait demandé un coup de main à Marianne St-Gelais. Elle a donc prêté main-forte à raison de quelques heures par semaine. Gagnon voulait surtout l’amener à aimer le métier.

Pensif, il regarde l'entraînement devant lui.

Marc Gagnon au Centre régional canadien d'entraînement

Photo : Radio-Canada

Je voyais en elle quelqu'un qui pouvait devenir vraiment une très bonne entraîneuse, explique-t-il. Elle ne le voyait pas du tout (rires). Mais j'ai été quand même persévérant. Elle est venue à la dernière compétition provinciale. De la voir aller avec les jeunes, j'étais déjà convaincu que c'était la bonne chose à faire. Je suis hyper content qu'elle soit sélectionnée.

La riche expérience de Marianne St-Gelais, qui a vécu trois expériences olympiques et plusieurs championnats du monde, pèse évidemment dans la balance. Elle a aussi appris à s’adapter à différents entraîneurs. Un atout pour Marc Gagnon, qui mise beaucoup sur la relation humaine.

Des programmes d’entraînement, il y a plein de gens qui sont capables de les faire, dit-il. Être capable d'avoir une relation humaine avec l'athlète, de l'écouter, de le comprendre, de lui donner des conseils, cette approche n’est pas si facile que ça pour tout le monde. Je lui expliquais : "Ça, tu l'as. Tu as envie que les autres réussissent."

Je le voyais juste dans ses interactions avec les autres filles de l'équipe nationale. Comment elle était heureuse pour Kim Boutin quand elle réussissait, malgré qu’elle soit en compétition avec elle sur la glace.

Kim Boutin et Marianne St-Gelais

Les patineuses de vitesse Kim Boutin et Marianne St-Gelais après la finale du 500 m où Boutin a décroché le bronze. (Photo : Presse canadienne/Paul Chiasson)

Photo : Radio-Canada

Chose certaine, Marianne St-Gelais avait déjà laissé sa marque l’an passé auprès des jeunes athlètes du CRCE, qui questionnaient Marc Gagnon pour savoir si elle reviendrait cette année. Surtout que les femmes entraîneuses ne courent pas les rues en patinage de vitesse sur courte piste. Et c'est précieux lorsqu’on encadre des adolescentes de 14 à 17 ans. Malgré tout, jure-t-il, il n’y a pas de complaisance.

Elle est à l'écoute, mais sait bien réagir et donner le bon ton à la conversation. Mais en même temps, quand c'est une situation où les jeunes voudraient se faire prendre en pitié, elle est capable de leur donner un coup de pied dans le derrière aussi.

Une approche humaine en pleine pandémie, d’autres oreilles pour entendre les questionnements, c’est rassurant pour les athlètes, explique le patron du CRCE. Et les jeunes sont aussi contents de voir arriver un troisième entraîneur.

Jonathan Perez-Audy se joint également au CRCE à temps plein. Il s’agit d’un ancien athlète du centre qui entraînait à Laval depuis quelques années déjà.

Coïncidence peut-être, cette annonce survient en pleine semaine nationale des entraîneurs.

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