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Chronique

Avec la COVID, Roland-Garros parie gros

Un terrain en terre battue entouré de gradins bondés.

Une vue plongeante sur le terrain Philippe-Chatrier

Photo : Getty Images / AFP/Thomas Samson

Six cas de contamination à la COVID-19 ont déjà été signalés chez les joueurs et entraîneurs aux Internationaux de France. Et on en est encore dans la semaine des qualifications. Pas moins de 256 joueurs et joueuses ainsi que leurs entraîneurs ont rendez-vous à Roland-Garros à compter de lundi. En plus de 5000 spectateurs par jour.

La France a franchi la semaine dernière le cap des 10 000 cas de COVID signalés chaque jour, avec un sommet de plus de 13 000 samedi. On ne peut pas dire que les conditions préalables soient optimales. Mais le tournoi aura lieu.

De 20 000 à 5000

De 20 000 spectateurs par jour, l’organisation a d’abord abaissé son objectif à 11 500. C’était avant la recrudescence de la pandémie. On a réduit ce chiffre à 5000 à la mi-septembre. Et on promet un encadrement sans précédent.

Les spectateurs devront porter le masque en tout temps, même pendant les matchs.

Des procédures strictes s’appliqueront pour l’accès à tous les courts.

Les détenteurs de billet devront voyager en ligne droite, sur des parcours jalonnés, depuis l’entrée jusqu’à leur siège. Le stade sera divisé en trois sous-espaces : le court Philippe-Chatrier avec six courts annexes, le court Suzanne-Lenglen et ses courts annexes du Fonds des Princes et le court Simonne-Mathieu sans annexe. Il faudra se montrer très, très patient et même jouer de chance si on souhaite étirer sa journée en allant voir la fin d’un autre match, une manche de double mixte, etc. Les flâneries ne seront pas tolérées.

Rafael Nadal

Rafael Nadal à Roland-Garros

Photo : PHILIPPE LOPEZ

Pour éviter les engorgements après les matchs, on contrôlera le flux de spectateurs qui feront la file pendant de longues minutes avant de pouvoir quitter l’enceinte, à distance recommandée bien sûr.

Et ils ne doivent espérer aucun contact avec les joueurs. Et encore moins des autographes.

Ajoutons à cela une distanciation prudente dans les gradins.

Les joueurs et joueuses

Les participants seront réunis dans deux hôtels-bulles avec leur personnel de soutien (limite de deux par joueur). Un service de transport jusqu’au stade est à leur disposition. Mais quelques-uns ont déjà laissé entendre qu’ils préféraient leur chauffeur au transport officiel. J’ai hâte de voir qui va monter la garde à l’arrière de l’hôtel.

Serena Williams, qui sera en quête d’un 24e titre dans un tournoi du grand chelem, s’est fait tirer l’oreille. Elle aurait préféré habiter son appartement parisien. Les organisateurs ont insisté pour qu’elle vive dans la bulle. Serena a consenti. Ouf!

Serena Williams

Serena Williams

Photo : Associated Press / Julio Cortez

La numéro un à la WTA, l’Australienne Ashleigh Barty, restera chez elle par mesure de précaution. Elle l’avait déjà fait à Flushing Meadows. Rafael Nadal et Simona Halep l’avaient alors imitée, mais seront à Paris la semaine prochaine.

Contagion

Sachant tout cela, dépenseriez-vous 1000 $ pour 4 billets afin d’aller assister aux rencontres dans cette atmosphère enrégimentée?

L’organisation a pris le pari que oui. Les droits de retransmission télévisée lui garantissent un joli pactole, mais elle a besoin de ces revenus additionnels. Entre autres raisons, le personnel d’encadrement sera beaucoup plus nombreux qu’à l’habitude.

D’ailleurs, les bourses remises aux joueurs seront inférieures de 10 % en moyenne à ce qu’elles étaient l’an dernier.

Le reste est une question de confiance. L’organisation en a. Mais est-elle contagieuse?

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