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Le nouveau Lightning et les leçons du passé

Ils se rassemblent.

Les joueurs du Lightning se félicitent après avoir remporté la victoire dans le deuxième match de la finale de la Coupe Stanley.

Photo : The Canadian Press / JASON FRANSON

Michel Chabot

Le visage du Lightning de Tampa Bay a bien changé depuis avril 2019, après cette élimination fracassante aux mains des Blue Jackets de Columbus au premier tour des séries. La leçon alors apprise a cependant permis à l’équipe floridienne de faire un sérieux examen de conscience et de se retrouver cette année en finale de la Coupe Stanley.

En vidéoconférence, mardi à Edmonton, l’entraîneur-chef Jon Cooper a reconnu que cet échec retentissant avait eu des répercussions positives pour sa formation.

Nous avions l’habileté de marquer de beaux buts et ce n’était pas assez de gagner 3-0, nous devions vous battre 9-0. Nous avons dû changer cette attitude. Si tu joues de cette façon, surtout tard en séries, de mauvaises choses vont se produire. L’expérience et l’humilité aident à redresser le navire. Je crois vraiment que nous récoltons cette année les fruits de l’atroce élimination de l’année passée.

Jon Cooper, entraîneur-chef du Lightning de Tampa Bay

Comme on dit, la folie est d’espérer un résultat différent en ne changeant pas de procédé, a-t-il poursuivi. Nous ne pouvions faire ça. Il fallait un changement d’attitude et les gars devaient y adhérer. Et ça commence avec tes vedettes, tes joueurs qui marquent des buts.

Pour illustrer son propos, Cooper a encensé Nikita Kucherov, auteur de deux passes dans le gain de 3-2 du Lightning qui a créé l'égalité 1-1 dans la finale, lundi soir.

Regardez le match de Nikita Kucherov hier, à quel point il a reçu des coups qui empêcheraient n’importe qui de revenir dans le feu de l’action, a dit l'entraîneur de 53 ans. Et lui, c'est tout ce qu'il faisait. Il a dirigé notre supériorité numérique qui a marqué deux buts, et il a été l’un des grands artisans de notre victoire. Et quand les gars comprennent qu’empêcher des buts est plus important que d’en marquer, de bonnes choses se produiront.

Cooper a également vanté les mérites du directeur général Julien BriseBois avec qui il travaille depuis 10 ans.

Nous avons gagné la Coupe Calder en 2012 en faisant ce que nous faisons encore, soit de communiquer, a-t-il indiqué. Un entraîneur peut dire : "voici ce dont nous avons besoin", mais le DG doit avoir la même philosophie et faire les changements souhaités.

Et je lui suis reconnaissant parce qu’il a été critiqué pour les joueurs qu’il a cédés dans certains échanges, mais ce qui compte, selon moi, ce sont les éléments que tu obtiens pour t’aider à gagner. Et il l’a fait. Ce n’était pas toujours des échanges spectaculaires ou des mises sous contrat flamboyantes, mais c’était des gestes dont nous avions besoin.

Les nouveaux venus Blake Coleman et Barclay Goodrow ont également eu droit à de bons mots de la part de leur entraîneur.

Leur présence fait en sorte que tout le monde est dans la bonne chaise au sein de notre formation. Quand tu as 4 trios, ou 11 attaquants comme c’est parfois notre cas, les gars doivent être utilisés dans le bon rôle. Et ils s’intègrent bien dans un troisième trio défensif ou un trio d’énergie.

Jon Cooper, entraîneur-chef du Lightning de Tampa Bay

Les sacrifices de la vie sous la bulle

Jon Cooper est par ailleurs devenu émotif quand il a reconnu que de vivre loin de sa famille depuis près de deux mois lui est parfois très difficile.

J’ai manqué un anniversaire de mariage, la fête de l’un de mes enfants et un autre s’en vient, la rentrée scolaire, des tournois de hockey, la natation de ma fille, ses cours de danse… Où voulez-vous que j’arrête la liste? Beaucoup de choses se passent et je n’ai pu voir certaines étapes importantes de la vie de mes enfants et de ma femme, c’est ce qui est dur. Alors, si nous pouvons gagner la coupe, ce sera encore plus méritoire.

Son vis-à-vis Rick Bowness reconnaît également que vivre sous une bulle depuis si longtemps modifie l’humeur d’un peu tout le monde. Mais il met cette situation en perspective.

Quand tu vis la même routine chaque jour depuis huit semaines, tu deviens un peu irritable, a-t-il dit. Les choses que tu fais normalement pour relaxer entre les matchs, aller souper avec ta femme, faire une promenade en voiture ou frapper des balles de golf n’existent pas en ce moment. Alors, tu deviens irritable.

C’est le jour de la marmotte depuis huit semaines. J’adore courir dehors et je ne peux pas le faire. Mais je ne voudrais être nulle part ailleurs. C’est la finale de la Coupe Stanley, et j’ai 65 ans. C’est un environnement très sécuritaire ici, il faut donner du crédit à la ligue à ce niveau.

Rick Bowness, entraîneur-chef des Stars de Dallas

La structure des Stars

Bowness admet d’autre part que ses hommes devront retrouver leurs marques en vue du troisième match mercredi.

Il y a de petits ajustements à apporter, mais il faut jouer avec une certaine structure. Quand les joueurs font exactement ce qu’on leur demande et que ça ne marche pas, c’est à ce moment que tu t’ajustes. Mais après le match d’hier, il faut revenir à ce que nous faisions de bien pendant 40 minutes lors du premier match et pendant 20 minutes dans le second.

Les Stars auront besoin d’une meilleure contribution de Tyler Seguin à l’attaque s’ils veulent soulever la coupe Stanley. Il n’a pas de buts à ses 11 derniers matchs, soit depuis le 26 août. Et il n’a amassé qu’une passe au cours de cette période. Mais Rick Bowness a tenté de minimiser l’impact des insuccès de son attaquant sur les performances des siens.

Peu importe les statistiques, nous sommes en finale de la Coupe Stanley et c’est maintenant une série 3 de 5. Avons-nous besoin d’un meilleur effort de sa part? Oui. Et c’est la même chose pour plusieurs autres joueurs. Je sais qu’il attire l’attention, c’est normal, il doit vivre avec ça. Les marqueurs doivent compter des buts, ils ressentent cette pression. Mais nous lui disons de continuer de s’accrocher.

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