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Mondial junior à Edmonton : René Fasel se montre optimiste

Les joueurs regardent une rondelle libre qui flotte près du gardien.

La Russie contre le Canada

Photo : Associated Press / Petr David Josek

La Presse canadienne

Des joueurs traversant les frontières, c'est au cœur des activités de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF). La pandémie a beaucoup changé la donne. Le mondial junior présenté cet hiver à Edmonton se veut un retour à une certaine normalité pour l'instance.

L'IIHF a jusqu'à présent annulé 19 tournois en 2020 et en 2021. Le Canada, un participant de premier plan et un hôte d'événements internationaux de hockey, en a ressenti l'impact.

Le président de la fédération, René Fasel, est toutefois optimiste que le Canada présentera avec succès le mondial junior de 2020-2021, qui commencera le 26 décembre à Edmonton.

La capitale de l'Alberta accueille les séries de la Ligue nationale de hockey (LNH) depuis le 1er août avec des zones sécurisées, isolées du grand public. Il n'y a pas de spectateurs aux matchs.

Le Championnat du monde junior, qui s’étalera sur 11 jours, s’inspirera fortement de l’expérience de la LNH, selon Fasel.

Le mondial junior n’est pas aussi long. La LNH est sur place depuis août. Nous devons encore travailler sur certains détails, mais le conseil de l'IIHF a accepté la proposition de Hockey Canada, a-t-il déclaré. Les nations participantes sont également prêtes à aller à Edmonton.

Le mondial féminin de 2020, prévu à Halifax et à Truro, a été l'un des premiers tournois annulés lorsque le virus s'est propagé en Amérique du Nord, au mois de mars dernier.

Sarah Nurse et Natalie Spooner célèbrent le deuxième but du Canada.

Sarah Nurse (gauche) et Natalie Spooner (droite)

Photo : Associated Press / Antti Aimo-Koivisto

La Nouvelle-Écosse a reçu le droit d'organiser le tournoi en 2021. Mais la semaine dernière, l'IIHF a annulé 10 autres compétitions. Neuf d'entre elles, dont le Championnat du monde féminin des moins de 18 ans, en Suède, étaient prévues en janvier et en février 2021.

Fasel a dit qu'il y a plus d'inconnus au sujet du mondial féminin, prévu du 7 au 17 avril, en Nouvelle-Écosse, que pour le Championnat du monde junior en Alberta.

J'espère vraiment que nous aurons un vaccin ou que le virus disparaîtra d'une manière ou d'une autre, a affirmé Fasel. D'un autre côté, nous devrions également étudier une bulle.

Je ne sais pas si cela fonctionnera sur le même concept. Nous devons parler à Hockey Canada et aux organisateurs, a-t-il ajouté.

Nous devons faire tout notre possible pour organiser ce tournoi à Halifax. Quels sont les coûts réels pour créer une telle bulle à Halifax, si nous devons créer une bulle? Il est un peu trop tôt pour prendre une décision, a continué Fasel.

Pas de tournoi, pas de revenus?

La Fédération internationale de hockey sur glace a évité un désastre financier en 2020. Le Championnat du monde masculin génère environ 25 millions de revenus qui financent en grande partie les opérations annuelles de l'IIHF, selon Fasel. L'annulation du tournoi au mois de mai en Suisse, à cause de la pandémie, a été couverte par une assurance.

Nous avons été chanceux, a mentionné le président. Nous pourrions en fait indemniser certains de nos organisateurs et également verser une aide COVID aux associations nationales membres grâce à l'argent de l'assurance.

L'IIHF tire également des revenus d'un Championnat du monde junior au Canada.

En vertu d'une entente avec Hockey Canada pour tenir régulièrement l'événement dans ce pays, où les commandites lucratives, les cotes d'écoute élevées et la vente de billets le rendent rentable, l'IIHF en reçoit une part.

Le Championnat féminin, même au Canada, n'est pas rentable, a déclaré Fasel.

Les moins de 20 ans, je ne dirai pas que c'est une machine à sous, mais c'est énorme, a-t-il confié. Hockey Canada fait de l'argent.

Nous investissons entre trois et quatre millions de dollars chaque année dans le hockey féminin. Nous investissons un million dans le Championnat du monde féminin et cela ne génère aucun revenu, a renchéri Fasel.

Et les Jeux olympiques?

L'IIHF, le Comité international olympique (CIO), la LNH et l'Association des joueurs de la LNH (AJLNH) se sont réunis en février pour discuter de ce qu'il faudrait pour ramener les joueurs aux Jeux.

Les joueurs de la LNH ont représenté leur pays dans cinq Jeux d'hiver consécutifs avant que le circuit Bettman passe son tour à Pyeongchang, en Corée du Sud, en 2018.

Le protocole d'entente entre la LNH et l'AJLNH pour reprendre une saison interrompue fait mention d'une intention de participer aux Jeux de 2022 à Pékin, en Chine, et de 2026 à Milan et Cortina d'Ampezzo, en Italie.

M. Fasel a reconnu que l'impact financier de la pandémie sur la LNH et le CIO pourrait modifier les négociations sur qui paie quoi, y compris l'assurance, pour amener les joueurs de la LNH sur les glaces olympiques.

On ne sait pas encore quand la prochaine saison de la LNH démarrera. Le report des Jeux d'été de Tokyo à 2021 nuira financièrement au CIO, a déclaré Fasel.

Nous ne pouvons pas voyager. J'aimerais rencontrer le commissaire de la LNH, Gary Bettman, et Don Fehr de l'AJLNH, et poursuivre la discussion, a-t-il indiqué.

Si la LNH n'est pas en mesure de jouer à partir de décembre, je pense que c'est une très bonne question à poser à Gary et à Don : êtes-vous prêts à venir à Pékin et à mettre la ligue en pause pendant deux semaines?

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