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Après Tirreno, Michael Woods est gonflé à bloc pour les mondiaux

Il lève un poing en l'air en franchissant le fil d'arrivée.

Michael Woods a triomphé lors de la troisième étape du Tirreno-Adriatico.

Photo : Associated Press / Fabio Ferrari

Olivier Tremblay

En mars dernier, après qu’il s'est fracturé le fémur au Paris-Nice, Michael Woods n’osait même pas rêver qu’il franchirait un fil d’arrivée en vainqueur six mois plus tard.

Et voilà que, le 9 septembre, l’Ottavien ne faisait pas que gagner la troisième étape de Tirreno-Adriatico. Il passait sous le portail après un sprint bien négocié et y allait d’un coup de poing triomphant dans les airs, nouveau meneur au classement général qu’il était.

S’il a finalement terminé au 8e rang, dimanche, Woods a toutes les raisons de garder son allure de conquérant. Cette victoire d’étape, sa première depuis janvier 2019, lui permet déjà de se projeter vers les Championnats du monde, qui seront présentés à Imola, en Italie, du 24 au 27 septembre.

La troisième étape était une course similaire à la course pour les Championnats du monde, à mon avis, soutient-il. On a une équipe forte qui vient à Imola, avec des coureurs comme Hugo Houle, Guillaume Boivin et Alex Cataford, trois coureurs dans le World Tour. Hugo fait le Tour de France en ce moment, et il est vraiment fort. Il est dans sa meilleure forme, je pense. Je crois qu’on est prêts pour faire un grand résultat.

Après sa belle 3e place lors de la course sur route des mondiaux de 2018, Woods a fait partie des 149 cyclistes qui n’ont pas terminé celle de l’année dernière, quand le Danois Mads Pederson s’est imposé dans des conditions qui rappelaient le film La tempête.

Ils prennent la pose sur le podium.

Woods (à droite) avait terminé derrière le vainqueur espagnol Alejandro Valverde (au centre) et le Français Romain Bardet lors de la course sur route de 2018.

Photo : Getty Images / CHRISTOF STACHE

Il espère donc mieux cette année, avec des Championnats du monde remaniés sans épreuves de niveau junior ou U-23 ni relais mixte par équipe. La course sur route de 259,2 km comprend quelque 5000 m de dénivelé positif, un parcours au goût de Woods, qui retrouve les bonnes sensations qui l’animaient avant sa chute au printemps.

J’ai fait Milan-Sanremo, les Strade Bianche et le Tour de Lombardie avant Tirreno. Et dans ces trois courses-là, je n’étais pas encore à un niveau où je pouvais gagner, souligne-t-il. Mais finalement, la troisième étape de Tirreno est arrivée, j’ai pu attaquer, et je me sentais comme j’étais dans les années passées, où j’étais capable de gagner des étapes, de faire des résultats dans les plus grandes courses du monde.

Quand j’ai attaqué, j’ai pensé : “Ok, je suis capable de gagner aujourd’hui.” Et c’était vraiment un bon moment pour moi.

Michael Woods

Woods a finalement cédé son maillot bleu de meneur après la cinquième journée au futur vainqueur, le Britannique Simon Yates, qui l’a devancé de 2 min 12 s au classement général après les huit étapes.

Le retour du grand Froome?

L’Ottavien en est à ses dernières compétitions avec l’équipe EF Education First, qu’il quittera au début de 2021 pour Israël Start-Up Nation (ISN). Il y côtoiera de nombreux visages connus, comme l’entraîneur Paulo Saldanha et trois coureurs canadiens : James Piccoli, Guillaume Boivin et Alex Cataford. Ce dernier a pris la 72e position de Tirreno-Adriatico.

Au 91e rang, à plus d’une heure du vainqueur, pointait un géant du cyclisme : le Britannique Chris Froome, quadruple vainqueur du Tour de France qui dispute une 11e et dernière saison avec l’équipe Ineos avant de devenir le nouveau leader d’ISN.

Froome, qui se disait heureux d’être en vie après une violente chute en juin 2019, peine à retrouver son niveau d’antan. Rien pour bousculer la hiérarchie en 2021, assure Woods, qui précise avoir échangé avec le Britannique à de nombreuses reprises au cours de la dernière semaine.

Selon le Canadien, le prochain Tour d’Espagne, du 20 octobre au 8 novembre, pourrait bien être le théâtre du grand retour de l’ancien Chris Froome. Et en 2021, il entend travailler pour lui.

Moi, je crois que je suis un des meilleurs grimpeurs du monde, mais je suis un des pires pour le chrono, reconnaît Woods. À cause de ça, je ne suis pas capable de gagner le Tour de France. Je sais que je peux gagner les grandes classiques, je peux gagner des étapes dans les grands tours, mais je sais que je ne suis pas capable de gagner le Tour. La meilleure chose que je peux faire, c’est d’aider quelqu’un qui le peut, et c’est quelque chose qui me motive pour les années prochaines.

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