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Tour de France : Roglic demeure en jaune après la 16e étape

Il lève les bras en guise de célébration.

Le Slovène Primoz Roglic

Photo : AP / Christophe Ena

Agence France-Presse

L'Allemand Lennard Kämna (Bora) s'est adjugé en solitaire la 16e étape du Tour de France, mardi, dans les hauteurs de Villard-de-Lans.

Les candidats au podium sont restés groupés à la veille de l'arrivée inédite au col de la Loze, dans l'étape-reine. Le Slovène Primoz Roglic (Jumbo) a seulement été testé par son dauphin et compatriote Tadej Pogacar dans les deux derniers kilomètres. Roglic a conservé son maillot jaune et détient toujours 40 s d’avance sur Pogacar.

Ils sont tous deux arrivés dans le premier peloton, avec le Colombien Miguel Angel Lopez (Astana) pour éclaireur, et ont rallié l'arrivée avec un retard approchant les 17 min par rapport au vainqueur. Lopez conserve donc sa 4e place au classement général à 1:45 de Roglic, à 11 s de la 3e position occupée par son compatriote Rigoberto Uran.

Hugo Houle, coéquipier de Lopez, a terminé au 57e rang, à 19:32 de Kämna. Au cumulatif, le Québécois est 49e, avec 1 h 54 min de retard.

Ç’a été un peu plus relax étant donné que l’échappée est restée loin devant. Les gars étaient moins motivés (pour revenir sur la tête de course) étant donné que la victoire d’étape n’était plus possible, a dit Houle.

On m’a demandé de rester avec Miguel, ce que j’ai fait, et je l’ai accompagné jusqu’à 2 kilomètres à faire. Les jambes étaient bonnes, ce n’était pas une étape facile avec trois cols à franchir, mais la forme est toujours là.

À l'avant, Kämna, vainqueur d'étape au récent Critérium du Dauphiné, s'est montré le plus fort dans cette étape de 164 km malgré la qualité de ses adversaires.

Il célèbre sa victoire en levant l'index droit.

L'Allemand Lennard Kämna

Photo : AP / Christophe Ena

L'Équatorien Richard Carapaz, vainqueur du Giro en 2019, a pris la 2e place, à près de 1:30, devant le champion de Suisse Sébastien Reichenbach, 3e à moins de 2 min. Les Français Warren Barguil et Julian Alaphilippe se sont respectivement classés 6e et 10e.

Au Puy Mary, vendredi dernier, le coureur allemand de 24 ans avait seulement frôlé la victoire. Il avait été devancé dans les derniers hectomètres par le Colombien Dani Martinez.

Le gain de l'étape s'est joué cette fois entre les membres de l'échappée-fleuve de 23 coureurs formée en plusieurs temps dans la première moitié de course. Quentin Pacher, qui a pris la tête du groupe à 35 km de l'arrivée, s'est présenté en avant-garde, au pied de la montée de Saint-Nizier de Moucherotte, avec une avance de 13 min sur le peloton.

À l'approche du sommet, à moins de 21 km de l'arrivée, Kämna a pris le dessus sur Carapaz, le plus offensif dans la montée. Il a creusé ensuite l'écart sur le plateau du Vercors et a apporté à l'équipe Bora son premier succès depuis le départ de Nice, le premier aussi d'un coureur allemand depuis John Degenkolb en 2018.

Défaillant dimanche dans le Grand Colombier, le vainqueur en titre de la Grande Boucle, le Colombien Egan Bernal, a été décroché dans la principale montée du jour.

Avant le départ de La Tour-du-Pin, l'ensemble du peloton avait appris que la totalité de la bulle, coureurs et encadrement des équipes, ne comptait aucun cas lors de la dernière vague de tests de détection de la COVID-19.

Mercredi, le Tour rejoint son point le plus haut, à 2304 mètres d'altitude, en conclusion de la 17e étape de 170 km qui part de Grenoble. Le final emprunte une ancienne piste de montagne, goudronnée depuis l'année passée et présentant dans les sept derniers kilomètres de nombreuses ruptures de pente.

Ce sera une montée très difficile qui risque de faire des écarts. Quand je me suis tassé à 2 kilomètres de la fin aujourd’hui (mardi), ça m’a permis de tourner les jambes et de finir tranquille afin d’être moins courbaturé au départ demain matin. Nous allons alterner les rôles afin de nous économiser au maximum. Demain, ce sera dur. Mais après-demain, ce le sera encore plus. C’est là que nous devrons faire la différence et nous en sommes bien conscients. Nous avons des chances au classement général, alors il faut courir avec intelligence afin de ménager l’équipe, a conclu Houle.

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