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Novak Djokovic dit avoir appris une « bonne leçon »

Novak Djokovic quitte le terrain après avoir été disqualifié.

Novak Djokovic quitte le terrain après avoir été disqualifié.

Photo : Getty Images / Al Bello

Agence France-Presse

Une semaine après un geste d'humeur synonyme d'élimination retentissante aux Internationaux des États-Unis, Novak Djokovic assure avoir retenu la « leçon » même s'il ne jure pas que son tempérament volcanique ne le fera pas de nouveau déraper à l'avenir.

Ce sera toujours là, je n'oublierai jamais, a assuré lundi le no 1 mondial au premier jour du Masters 1000 de Rome, où, exempté du 1er tour, il ne devrait commencer que mercredi.

Je vais devoir l'accepter, aller de l'avant, et même l'accueillir comme une bonne leçon, a ajouté Novak Djokovic, félicitant avec un brin d'ironie les journalistes de lui rappeler, avec plusieurs questions, sa mésaventure vécue huit jours plus tôt en huitièmes de finale.

Au lieu d'une victoire qui lui semblait promise, il a dû quitter New York la tête basse après avoir involontairement frappé une balle directement sur une juge de ligne dans un geste d'humeur.

C'était totalement inattendu et involontaire, a-t-il rappelé, en s'excusant de nouveau auprès de la juge.

Mais quand vous frappez une balle comme je l'ai fait, vous avez une chance de toucher quelqu'un sur le court. Les règles sont claires, je l'ai accepté. Je dois passer à autre chose, a souligné Djokovic, qui a perdu à cette occasion son premier match de l'année 2020.

Djokovic est penché près de la juge qu'il a involontairement frappée avec une balle.

Après avoir atteint la juge de ligne au cou, Novak Djokovic est allé s'enquérir de son état. Mais il n'a pas obtenu la clémence de l'arbitre qui l'a disqualifié.

Photo : AP / Seth Wenig

Rafael Nadal, interrogé sur l'épisode à l'occasion de son retour sur le circuit à Rome, s'est dit désolé pour Djokovic.

Mais ce sont des choses qu'il ne faut pas faire. C'est important de contrôler ses nerfs sur le court, parce que si vous ne le faites pas, vous pouvez avoir un manque de chance, comme il l'a eu. Car évidemment il ne voulait toucher personne, a ajouté le no 2 mondial.

Djokovic, faisant profil bas sous sa casquette bleue, pour sa première conférence de presse depuis son départ des États-Unis, a semblé esquisser un début d'introspection, terme qu'il avait utilisé dans un message écrit juste après sa disqualification.

Je travaille mentalement aussi dur que je travaille physiquement, en essayant de donner à voir la meilleure version de moi sur les courts et en dehors, a souligné le Serbe de 33 ans.

J'ai un caractère explosif et c'est le type de joueur que j'ai toujours été. Dans ma carrière, je suis passé par des hauts et des bas, contrôlant plus ou moins bien mes émotions. Mais quand vous êtes dans le dur, seul, et qu'il y a beaucoup d'intensité et de pression, ça peut donc arriver, a-t-il toutefois rappelé.

Je vais évidemment faire de mon mieux pour que ça n'arrive plus, mais tout est possible dans la vie [...] Je ne peux pas garantir ou promettre que ça n'arrivera plus jamais, a-t-il lancé.

Quant à savoir si ce nouveau coup de colère, qui en suit d'autres, finira par jeter une ombre sur son impressionnant palmarès? Bien sûr je ne suis pas parfait, j'ai des défauts. Est-ce ce dont les gens se souviendront? Le temps le dira, je suppose...

Djokovic, qui vient de rejoindre Pete Sampras au nombre de semaines passées en tête du classement mondial [286 semaines. Roger Federer a le record avec 310, NDLR], est d'autant plus dépité de sa mésaventure à Flushing Meadows qu'il s'y sentait bien et en confiance.

Et il n'a désormais qu'une hâte : commencer à Rome pour passer à autre chose. C'est bien d'avoir un tournoi qui arrive une semaine, 1 jours après. Plus tôt je reprendrai la compétition, plus vite je surmonterai ce souvenir.

Un souvenir qui, assure-t-il, ne l'empêchera pas de lâcher ses coups. Je ne pense pas avoir de problèmes à bien jouer et à taper la balle, mais bien sûr pendant le point...

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