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Pas de sport universitaire au Québec cet automne

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Kévin Dubois pose les genoux au sol et pointe le ciel après avoir marqué un touché.

Kévin Dubois (no 22)

Photo : Carabins de l'Université de Montréal

Radio-Canada

Il y aura finalement une saison de sport collégial cet automne au Québec, mais pas de sport universitaire. Le Réseau du sport étudiant (RSEQ) en a fait l'annonce lundi.

La programmation sportive du RSEQ est donc interrompue jusqu’au 31 décembre 2020 dans les universités. Les intervenants du sport étudiant se réuniront pour décider du sort de la programmation hivernale le 15 octobre.

Le système d’alerte régional donne un impact beaucoup plus important au niveau universitaire, a souligné le président-directeur général du RSEQ, Gustave Roel, à Radio-Canada Sports. Les universités doivent absolument se promener à travers la province pour être capables de jouer, ce qui n’est pas nécessairement le cas aux niveaux scolaire et collégial. Au niveau collégial, [les équipes] se déplacent aussi, mais elles ont la possibilité de se regrouper dans une région.

Les universités pourront cependant organiser des activités non officielles en cross-country, en golf et en soccer. Dans un communiqué, les Carabins de l’Université de Montréal précisent qu’il pourrait s’agir de matchs hors-concours, de rencontres à formations réduites ou de matchs sans déplacement entre régions ni utilisation de vestiaires.

En football et en rugby, seules les activités intraéquipe seront permises.

Nous gérons une clientèle composée d’adultes, qui font partie de la catégorie d’âge comptant le plus de cas positifs actuellement, a déclaré la directrice du sport d’excellence à l’Université de Montréal, Manon Simard. Nous avons des étudiants-athlètes qui travaillent ou sont en stage dans des zones plus risquées, dans des hôpitaux ou des écoles, d’autres qui sont des étudiants internationaux et qu’on doit prendre en charge à leur retour au pays. C’est une situation beaucoup plus complexe que de mettre deux équipes sur un terrain de compétition.

L'entraîneur-chef des Carabins, Marco Iadeluca, avait déjà commencé à préparer ses joueurs au pire scénario.

On savait que ça pouvait aller d'un bord comme de l'autre, on était un peu 50-50. On est tous déçus, mais je ne pense pas qu'on puisse être en accord ou en désaccord. C'est une décision qui relève de la santé. On n'a pas le choix de s'y faire. Notre job, c'est de garder les joueurs motivés et unis. Il faut essayer d'éviter que cette décision aille trop de répercussions sur leur vie et leur santé mentale.

Le demi défensif des Carabins Redha Kramdi se préparait à participer à une réunion d'équipe où il allait découvrir les plans de l'université pour aider les joueurs à maintenir un bon état d'esprit.

Je ne dirais pas que le ciel s'est écroulé sur moi. Le sport fait grandement partie de ma vie, mais il y a des choses plus importantes. C'est dur à vivre, mais il faut s'adapter. C'est ma quatrième année et mon objectif est d'aller jouer avec les pros. Peut-être que je reviendrai l'année prochaine. En attendant, je suis inscrit à cinq cours et je serai étudiant.

Son coéquipier Carl Chabot, qui devait disputer sa deuxième saison avec le Carabins, appuie lui aussi la décision.

On n'a pas le choix, c'est pour notre sécurité, a expliqué le receveur de passes. C'est comme si on avait une saison morte d'un an au lieu de six mois. On voulait une saison représentative, pas seulement avec deux ou trois équipes. Si une équipe jouait, tout le monde jouait.

Au niveau collégial, les établissements peuvent dès aujourd'hui signaler leur intention de participer à la programmation automnale du RSEQ. Les activités sportives parascolaires sont également de retour.

Toute une réflexion s’en vient cette semaine pour le nombre de cégeps, a indiqué Gustave Roel. Jusqu’ici, on est à plus de 90 % de confirmations de retour. On verra comment le collégial va le planifier. On pourrait confirmer les conférences de l’année passée, avec possibilité de les réaménager en cours de route, ce que le niveau universitaire ne peut pas faire.

Les cégeps et les universités du Québec ont emprunté le chemin indiqué par le premier ministre François Legault et ont attendu deux semaines avant de décider s'il y aura une saison pour les sports d’automne, comme le football et le soccer.

Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge avait d'abord annoncé qu'il attendrait au 1er octobre avant de permettre la reprise des programmes sport-études, ce qui avait soulevé un tollé parmi les parents et incité le premier ministre à écourter l’échéancier en ramenant la date de début des activités sportives au 14 septembre.

Le sport étudiant a eu le feu vert vendredi pour une reprise en dehors des classes-bulles au primaire et au secondaire. Les cégeps et universités attendaient encore de savoir quel sort leur réserverait Québec. Les déplacements interrégionaux, avec les risques qu'ils comportent pour la transmission communautaire, étaient un enjeu central.

L’U Sports, qui gère le sport universitaire au Canada, avait annulé au début juin ses six championnats nationaux de l’automne. Les associations de l’Atlantique et de l’Ontario ne reprendront pas non plus leurs activités en 2020. Dans l'Ouest, seuls les championnats de golf et de natation demeurent dans les plans de l'organisation.

Avec les informations de Jean-François Poirier et de Jean St-Onge

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