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Un lutteur iranien exécuté, le CIO « choqué »

Ils tiennent des drapeaux derrière des affiches.

Des Iraniens établis à Londres ont dénoncé l'annonce de l'exécution du lutteur Navid Afkari.

Photo : Getty Images / AFP/JUSTIN TALLIS

Agence France-Presse

Le Comité international olympique (CIO) s'est dit « choqué » par l'exécution du lutteur iranien Navid Afkari, condamné à mort pour le meurtre d'un fonctionnaire lors d'« émeutes » en 2018, a réagi l'instance basée à Lausanne, dans un communiqué samedi.

Il est profondément regrettable que les appels des athlètes du monde entier, et tout le travail en coulisses du CIO, avec le Comité national olympique iranien, la Fédération internationale de lutte et la Fédération iranienne de lutte, n'aient pas atteint leur objectif, a écrit le CIO, dont les pensées vont à la famille et aux amis du lutteur exécuté samedi.

L'exécution du lutteur iranien Navid Afkari est une nouvelle très triste, a souligné le CIO.

Tout en respectant la souveraineté de la République islamique d'Iran, le président du CIO, l'Allemand Thomas Bach, en a personnellement appelé cette semaine au guide suprême Ali Khamenei et au président Hassan Rohani dans des lettres, et a demandé grâce pour Navid Afkari.

Selon l'autorité judiciaire, il a été reconnu coupable d'homicide volontaire sur un fonctionnaire de la régie publique de l'eau, poignardé le 2 août 2018 à Chiraz. Comme plusieurs autres villes d'Iran, Chiraz avait été le théâtre ce jour-là de manifestations hostiles au pouvoir pour dénoncer la situation économique et sociale du pays.

La sentence du qesas, c'est-à-dire la loi du talion, une peine de rétribution, a été exécutée samedi matin dans une prison de Chiraz, a indiqué à la télévision étatique le procureur général de la province de Fars, Kazem Mousavi.

La peine capitale a été appliquée face à l'insistance de la famille de la victime, a-t-il ajouté.

Le verdict avait fait polémique et les soutiens avaient afflué en Iran comme ailleurs après la publication d'informations à l'étranger affirmant que le lutteur de 27 ans avait été condamné sur la base d'aveux extorqués sous la torture. L'agence de l'autorité judiciaire Mizan avait démenti ces accusations au début septembre.

Le président américain Donald Trump avait appelé l'Iran à épargner la vie d'une grande vedette de la lutte [...] qui n'a fait que participer à une manifestation antigouvernementale.

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