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La reprise du sport scolaire bien accueillie par le RSEQ

Un joueur court avec le ballon lors d'un match de football scolaire.

Le football scolaire reprendra bientôt ses activités au Québec.

Photo : Blizzard du Séminaire Saint-François / Paul Dionne

Michel Chabot

La direction du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) se réjouit de la reprise du sport en dehors des classes-bulles dans les écoles primaires et secondaires, mais elle sait qu’elle devra aussi travailler d’arrache-pied pour s’assurer que tout se fasse efficacement.

Nous sommes contents, explique Gustave Roel, président-directeur général du RSEQ. Ça vient corriger l’incohérence que nous avons décriée depuis les trois dernières semaines. Ça nous permet notamment de nous situer sur l’échelle de couleur. Donc, tout ce qui est vert et jaune est admissible pour tout le monde. Et on espère que ça ne se rendra pas là, mais lorsque ça tombera dans l’orange et le rouge, c’est l’ensemble de la population sportive qui va être arrêtée. Nous avons toujours été favorables au niveau de la santé de nos jeunes et c’était la cohérence qui était importante pour nous dans ce contexte.

Les cégeps et les universités doivent cependant encore patienter avant de savoir quel sort leur sera réservé par Québec. Une annonce du ministre de l'Éducation Jean-François Roberge, lundi, pourrait éclaircir cette situation.

Je peux vous assurer que ça va bon train, indique M. Roel. Encore cet après-midi et ce soir, il y aura des rencontres pour finaliser leur position.

Les enjeux aux niveaux collégial et universitaire sont toutefois plus complexes, ne serait-ce qu’en raison du grand nombre d’étudiants qui fréquentent ces institutions d’enseignement.

C’est une plaque tournante communautaire, ce n’est pas la même gestion de la sécurité. Il est clair que les recteurs ont des inquiétudes que ces jeunes-là puissent sortir de leur région et revenir et sur leur capacité à assurer la sécurité de l’ensemble de la population étudiante.

Gustave Roel, PDG du RSEQ

C’est un facteur plus important au niveau universitaire, ajoute-t-il. Il faut comprendre qu’au scolaire, 95 % des actions se font à l’intérieur même de la région alors qu’un niveau universitaire, c’est provincial.

De nombreux défis se dressent maintenant devant le RSEQ. Le plus important consiste à remettre la machine en marche le plus rapidement possible pour les sports automnaux.

Prenons le football : une saison dure entre 10 et 11 semaines, dit Gustave Roel. On est quand même au Québec, ce qui fait en sorte qu’on doit s’ajuster à la température, donc on se rend habituellement jusqu’à la mi-novembre. Il est clair qu’il ne peut pas y avoir de matchs lundi. Il doit y avoir au moins une semaine d’entraînement avant de jouer. Ça laisse donc de sept à huit semaines d’opérations pour le football.

Des réunions ont déjà eu lieu cette semaine avec les écoles qui sont représentées dans la division 1 juvénile afin d’évaluer des manières d’ajuster le calendrier pour maximiser le temps de jeu.

On met beaucoup moins l’accent sur la notion de championnat et, donc, qu’au fur et à mesure des équipes soient éliminées, ajoute-t-il. On veut permettre qu’elles puissent jouer le plus longtemps possible. Donc même quand il y aura une finale, d’autres équipes vont jouer simultanément pour leur permettre d’avoir du plaisir sur le terrain.

Il n’est pas encore clair que toutes les écoles emboîteront le pas de cette relance des activités sportives. Les décisions suivront la prochaine annonce du ministre de l’Éducation. Beaucoup de paramètres restent à définir, surtout en ce qui concerne les déplacements.

On a le droit de se déplacer pour un aller-retour dans la journée même, donc pas de coucher. Comment va-t-on pouvoir opérer avec les équipes du Saguenay, de l’est du Québec, de la Côte-Nord et de l’Abitibi? Ce sont des défis importants qui nous restent à voir avec les directions d’écoles au courant de la semaine prochaine.

Gustave Roel, PDG du RSEQ

Outre le football, le soccer pourra aussi reprendre, tout comme le rugby, mais sans contact. La pratique du basketball ne peut se faire qu'à trois contre trois, et celle du volleyball, à six contre six.

Enfin, en cross-country, la règle des 250 spectateurs pourrait modifier certains événements.

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