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Le passé au secours de Ferrari ce week-end

De la poussière du bac à graviers s'élève.

Charles Leclerc revient en piste après un tête-à-queue durant les essais libres du GP de Toscane.

Photo : Getty Images / Bryn Lennon

Agence France-Presse

La F1 célèbre ce week-end la 1000e course de Ferrari au Grand Prix de Toscane. Les alentours de Florence sont enchanteurs, et le cadre bucolique à souhait.

C’est en raison de la pandémie, et parce qu’il ne pouvait pas y avoir deux grands prix d’Italie (déjà présenté à Monza) que la F1 a choisi de nommer la course au Mugello, qui appartient à Ferrari, le Grand Prix de Toscane.

C'est un week-end de célébrations en raison du 1000e grand prix de l’histoire de la Scuderia. Si la pandémie n’avait pas frappé la planète, cet événement aurait eu lieu à Montréal, lors du week-end du Grand Prix du Canada.

Tout comme le Canadien de Montréal, Ferrari mise sur son passé pour rappeler son prestigieux parcours. L'équipe d'aujourd'hui n'a clairement pas le lustre d'antan.

Tous les champions du monde de l'histoire de l'écurie en F1, d'Alberto Ascari à Kimi Raikkonen, ont droit à des hommages sur toutes les plateformes et dans le paddock.

Ferrari a changé sa livrée rouge pomme pour un bourgogne très chic, la couleur d’origine de la marque.

Cette robe chic qui fait tourner les têtes ne fera toutefois pas tomber les chronos. Ferrari se prépare à un autre week-end difficile. À l'image de Charles Leclerc qui a fait un tête-à-queue au début de la deuxième séance d'essais libres.

Et pas de chance pour Ferrari, c’est le retour du public, des tifosi.

Les séances d'essais libres se déroulent sous les yeux des quelques spectateurs autorisés pour la première fois depuis le début de la saison.

Le circuit du Mugello ouvrira ses portes dimanche à 3000 personnes réparties dans trois tribunes, mesures anti-coronavirus obligent.

Lance Stroll, devant, et Lewis Hamilton négocient les virages du circuit du Mugello.

Lance Stroll devant Lewis Hamilton au Mugello

Photo : Getty Images / Mark Thompson

Les premiers essais libres laissent présager une bataille entre Mercedes-Benz et Red Bull.

Dans la deuxième séance, Bottas a encore été le plus rapide, mais cette fois Lewis Hamilton l'a rejoint (+0,207). Avec un chrono de 1 min 16 sec 989/1000, Bottas a été le seul pilote à passer sous la barre de 77 secondes au tour.

Hamilton avait fini 4e de la première séance à une demi-seconde de Bottas.

La piste est l'une des plus physiques sur laquelle j'ai eu l'occasion de rouler, a dit Hamilton.

Red Bull en embuscade

Max Verstappen a obtenu le troisième chrono du jour (1:17,235) devant celui de son coéquipier Alex Albon, qui est passé de la 9e à la 4e position dans la 2e séance, mais à près d'une seconde de Bottas.

Nous sommes très près de Mercedes-Benz, ce qui est une bonne chose. Il y a des éléments que l'on peut encore améliorer sur l'équilibre de la voiture, mais je suis satisfait. Cette piste est vraiment cool quand on pilote une F1, avec ses grands virages rapides, sans épingle, a analysé le Néerlandais.

Verstappen avait en effet fini la première séance à 48 millièmes de seconde de Bottas, auteur du temps de référence. Seulement sept points séparent les deux hommes au classement des pilotes à la faveur du Néerlandais (117).

La deuxième place au classement est donc en jeu ce week-end.

Pierre Gasly (Alpha Tauri), vainqueur surprise à Monza, s'est dit satisfait d'avoir fini par deux fois dans les dix premiers de la journée, précisant à quel point il apprécie ce circuit aux virages rapides. Il a signé le 8e chrono de la 2e séance.

Sebastian Vettel roule sur le circuit du Mugello en Toscane dans la Ferrari du 1000e grand prix, avec une livrée rouge bourgogne.

Sebastian Vettel en Toscane dans la Ferrari du 1000e grand prix, avec une livrée rouge bourgogne

Photo : Getty Images / Rudy Carezzevoli

En revanche, à domicile, Ferrari n'en finit plus de décevoir, comme à Monza, elle qui célèbre son 1000e Grand Prix ce week-end sur ce circuit qui lui appartient.

Après avoir fait illusion le matin (3e), Charles Leclerc a dû se contenter d'une 10e place l'après-midi, tandis que son coéquipier Sebastian Vettel a fini 12e, avec même une défaillance électrique (vite réparée) en toute fin de séance l'obligeant à terminer la journée à pied.

Racing Point veut doubler McLaren

Deux drapeaux rouges sont venus neutraliser la deuxième séance, et ont perturbé le programme de travail des équipes, notamment de Ferrari.

Le premier drapeau rouge est arrivé au bout d'une demi-heure, lorsque Lando Norris au volant de sa McLaren a percuté sans gravité le muret après être sorti un peu large dans les graviers.

Le second lorsque Sergio Pérez (Racing Point) a percuté Kimi Räikkönen (Alfa Romeo Sauber) en sortant des puits. Cet incident a été analysé par la direction de course, qui a jugé Pérez coupable. Le Mexicain devra reculer d'une place sur la grille de départ. Il a fait le 7e temps, vendredi (1:18,198).

Lance Stroll a rappelé jeudi aux médias canadiens qu’il avait déjà remporté une course de F4 au Mugello, mais que les temps ne sont évidemment pas comparables avec ceux de la F1. Il a fait le 11e chrono de la 2e séance en 1:18,462.

La voiture réagit bien, a dit Stroll. Le circuit est impressionnant à négocier en F1. J'ai hâte de voir l'effet que ça fait avec un minimum d'essence en qualification. Il sera important de bien se qualifier, car il est très difficile de doubler ici. Pour la course, la voiture est compétitive, voyons voir en qualification.

Des journalistes ont aperçu Lance Stroll dans le garage Mercedes-Benz à la recherche du patron Toto Wolff, et les deux se sont réfugiés dans les installations du constructeur allemand.

Stroll est à égalité de points avec Norris (57) au classement des pilotes. Racing Point a donc la mission de battre McLaren ce week-end pour combler son retard de 15 points au classement des constructeurs.

Le profil gauche de Lance Stroll, masqué, dans le garage Racing Point

Lance Stroll

Photo : Racing Point

McLaren a essayé lors des premiers essais libres un aileron avant ressemblant fortement à ceux de Mercedes-Benz et de Racing Point. 

Le Torontois Nicholas Latifi (Williams) a fini au 18e rang (+1,994).

Quelle piste intense avec ses pointes de vitesse, a lancé Latifi. Les pneus souffrent et comme il fera très chaud ce week-end, il faudra les conserver. Il faudra décider si on veut à tout prix préserver les pneus ou se donner un peu de marge pour pouvoir attaquer, car il n'est pas facile de doubler ici.

Le circuit du Mugello est une piste à l'ancienne, étroite, sans grandes zones de dégagement, mais avec des bacs à gravier qui sanctionnent immédiatement les erreurs des pilotes, et où les freins et les pneus ont du mal à se refroidir, faute de longue ligne droite. 

Comme leurs monoplaces, les pilotes y souffrent aussi physiquement en raison des nombreux virages à grande vitesse.

Samedi matin, la troisième séance d'essais libres est programmée par grand soleil et par une température de plus de 30 °C qui mettra à rude épreuve machines et pilotes. La séance de qualification commence à 9 h (HAE).

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