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Pas facile de pratiquer l'aviron en famille en temps de COVID

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Aviron sur la rivière des Mille-îles

L’aviron est l’un des premiers sports qui ont été déconfinés au Québec, ce qui a amené un engouement sans précédent. Par contre, Aviron Canada a mis sur pied des règles sanitaires tellement strictes qu’on est obligé de séparer les familles.

La rivière des Mille-Îles offre un spectacle unique pour les amateurs de plein air. Les bernaches rivalisent avec les hérons pour le plus grand plaisir des photographes et des amoureux de la nature.

C’est dans ce cadre idyllique que se trouve le club d’aviron de Terrebonne. Chaque jour, son directeur et entraîneur, Daniel Aucoin, accueille les camps de jeunes et les familles, dont les Laporte.

Toutes les semaines, ils viennent en famille voguer sur les flots. Une manière de pratiquer une activité ensemble en ces temps de pandémie.

C’est l’occasion de faire des activités, de sortir de la maison et d’être en plein air, ça revient chaque semaine et c’est agréable. Veux veux pas, en travaillant à la maison, on marche moins, on bouge moins. C’est bienvenu comme activité, explique le père, Ian Laporte.

Seulement voilà, les règles sanitaires imposées par Aviron Canada interdisent les embarcations de quatre personnes ou plus. Une incongruité pour les Laporte.

Nous on est quatre. Il y a des bateaux à quatre qui sont disponibles, mais, cette année, on ne peut pas les sortir. Ce qui est incompréhensible, c’est qu’on est quatre dans la même voiture, on est quatre dans la même maison, quatre à partager les repas, mais on ne peut pas partager le même bateau, poursuit le paternel.

Ils rament dans leur embarcation.

Ian Laporte et Émilie Robichaud sur la rivière des Mille-îles à Terrebonne

Photo : Radio-Canada / Jacques Poitras

Daniel Aucoin, lui, cherche toujours à comprendre comment on a pu établir de telles règles, même si Aviron Canada les a mises en place pour éviter le risque de transmission de la COVID-19.

Les soirs de semaine, on a des familles qui arrivent dans la même voiture, qui vivent dans la même maison et on est obligé de les séparer. C’est vraiment une situation ridicule, c’est vraiment très étrange, soutient le directeur du club de Terrebonne.

Mais regarde, si toi et moi, on rame en double, si je suis porteur de la COVID et que je ne le sais pas, je peux te transmettre la maladie. Mais si on vit dans la même maison, on arrive dans la même auto… Là, celle-là, je ne l’ai toujours pas comprise. Je n’ai pas compris la raison scientifique. Ça me prendrait un scientifique pour me l’expliquer!

Les Laporte espèrent que les règles vont changer même si la saison commence à tirer à sa fin.

Si les gens peuvent aller voir un spectacle dans des lieux fermés, je crois qu’être en plein air est loin d’être une activité qui risque d’être dangereuse. Nous, on vit pas mal collés, alors je ne vois pas où est le risque.

Pourquoi imposer de telles règles quand le risque de probabilité de diffusion de la COVID est quasi nul, lance Daniel Aucoin.

Le directeur technique de l’Association québécoise d’aviron (AQA), Karol Sauvé, a essayé d’être rassurant quant à l’avenir.

Nous avons des rencontres toutes les semaines avec Aviron Canada et nous suivons scrupuleusement les consignes de la santé publique. Lors de nos récentes conversations avec Rowing Canada, on nous a dit qu’on réfléchissait à l’idée de ramener progressivement les embarcations à quatre.

En attendant un assouplissement des règles, les familles pourront tout de même continuer à voguer en pleine nature et peut-être même entonner cette vieille ritournelle : C'est l'aviron qui nous mène, c’est l’aviron qui nous mène en haut…

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